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Billet de blog 23 janv. 2022

Aux confins (Journal du mois du Corona 76)

Le journal d'un (parmi tant et tant) qui vit au jour le jour le (dé)confinement dû au coronavirus.

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(Dimanche 23 janvier 2022)

Le Cartographe

Enfin seul. Enfin chez moi. Je ne sais pas comment font les autres… Je ne supporte plus de vivre dans ces villes d’aujourd’hui, ces villes surpeuplées, je n’aime pas me sentir une fourmi dans la fourmilière, un moucheron dans un essaim, un atome ou un électron dans… je ne sais plus quoi. Tous ces gens, tous ces points qui tournent, qui s’agitent, toute cette course. À l’infini… Et pourquoi ? Pour quoi ? Toute cette agitation pour rien.  Tous ces gens qui croient que leur métier est important, que travailler c’est important, l’esprit d’entreprise, toute cette foutaise…

En vérité, on fait du surplace. Est-ce qu’on s’en aperçoit, est-ce que tous ces gens qui courent à longueur de journée et qui croient faire des choses importantes, est-ce que tous ces gens s’aperçoivent qu’ils font du surplace ? Qu’on tourne tous comme des toupies, on tourne, on tourne, on tourne ? On s’épuise à tourner. On s’épuise, et d’un coup : Pfuit ! C’est fini ! Plus rien. C’est fini. Et on n’a pas eu une idée de toute sa vie, pas une seule idée intéressante, on n’a rien donné à personne, on n’a pas vraiment partagé, rien de valable, on n’a rien fait comme ça à s’agiter, on s’est agité mais on n’a rien fait. Rien du tout !

Bon. Je me sens un peu déprimé, là. C’est la ville. J’en peux plus d’être une fourmi, un moucheron, un électron…  Et la campagne. La campagne ? Alors là, la campagne, c’est pire encore. Un trou. Tous ces alcoolos, les paysans qui se suicident, l’ennui, ou alors les bobos qui retapent leur grande baraque et qui vont chercher leurs œufs à la ferme, les légumes chez le petit cultivateur… J’aime pas la ville mais alors la campagne…! J’aime pas grand-chose finalement…

Si j’y réfléchis un peu, c’est le boulot qui me pose vraiment problème. D’abord je n’ai jamais aimé travailler. J’étais un bon élève mais j’ai toujours dû me forcer à faire mes devoirs pour avoir des bonnes notes. Pas comme les vrais bons élèves, des filles surtout, qui travaillent naturellement, qui aiment aller à l’école, et même qui sont impatients d’aller à l’école tout gamins, à deux ans déjà. Déjà conditionnés pour la réussite, déjà programmés pour aller dans les Grandes Écoles, à Polytechnique, HEC, etc. Moi, je ne suis pas de cette race-là. Moi j’ai résisté au conditionnement, à ma manière. Sans être un rebelle. Je me rappelle la tête de mes parents, des profs en plus, quand j’étais jeune, ils étaient un peu inquiets, je n’obéissais pas assez à l’injonction de toute la société : travaille ! travaille ! travaille ! Travaille jusqu’à la mort ! Sois une bonne fourmi dans la fourmilière, un bon moucheron, un bon électron…

C’est un drôle de boulot, quand j’y pense, cartographe… Un drôle de boulot… Ça me fait bizarre, d’ailleurs, quand je le dis : cartographe… J’ai l’impression qu’on parle de quelqu’un d’autre. Cartographe, ça fait pas très érotique, c’est pas vendeur. La preuve, ce soir. Je suis encore seul. Comme d’habitude. Seul comme un con. Tu dis à une fille que tu es cartographe, c’est comme bibliothécaire, ou représentant, ou archiviste, prof de maths, … Ça fait pas rêver, c’est le moins qu’on puisse dire. Ça sent le vieux papier, il y a comme une odeur de moisi, ça sent le binoclard qui se néglige. Ça sent le passé qui traîne. C’est fini le papier, c’est fini le livre, tout le monde le sait. Aujourd’hui, c’est l’écran, c’est l’information, la Petite Poucette comme dit Michel Serres, la fille qui tape tout le temps sur son téléphone ou son ordinateur avec ses pouces. La Petite Poucette. Eh bien la Petite Poucette, ça ne la fait pas rêver un cartographe ! Pas du tout. Elle préfère un ingénieur, ou un médecin. Ou mieux : un consultant. C’est nouveau ça, cette mode du consultant. Il y en a plein aujourd’hui, de consultants, tu ne sais pas forcément sur quoi on les consulte, de quoi ils sont consultants, mais il y en a plein. On en a besoin, de consultants, et la Petite Poucette, elle, elle les aime bien, les consultants.

Pourtant, moi aussi on me consulte. Moi aussi, je suis dans l’information. Moi aussi je travaille avec des écrans, et des écrans ultra-perfectionnés en plus ! J’y passe ma vie. Les gens ne savent pas que la carte, ça n’existe plus, et depuis belle lurette. Ça fait longtemps que la carte s’est détachée de son support-papier. La carte n’est plus dans le livre, elle a quitté l’atlas de géographie. Les dernières cartes en papier sont cloîtrées dans des salles désaffectées, laissées à l’abandon. Elles tombent en poussière tout doucement. Il faut les laisser mourir comme ça. De leur belle mort.

Avant de travailler pour l’Université, bien au calme, j’ai travaillé dans le privé. J’étais bien payé à l’époque. Et c’est vraiment à cette période que j’ai compris que la carte ça n’existe plus. La vraie carte, la bonne carte, l’utile ou la fidèle, n’est jamais définitivement tracée, jamais vraiment dessinée. Une bonne carte, ça n’arrête pas de bouger, ça ne cesse de se transformer. Il faut se rappeler Matrix, le film de SF. Eh bien, une bonne carte, c’est comme cette pluie de chiffres qui tombe dans Matrix, cette traînée de pluie avec ces nombres qui n’arrêtent pas de défiler.

Une bonne carte c’est ça. Une pluie de nombres, une pluie d’informations.

Je donne un exemple. Imaginons une entreprise. Une entreprise qui vend des capsules de café. C’est un exemple que je prends au hasard. Eh bien, cette entreprise, qui bien sûr a les moyens, elle a tout intérêt à demander l’aide d’un cartographe pour s’implanter dans une ville. Elle demandera alors au cartographe de représenter le territoire selon des données très précises : l’emplacement des commerces les plus lucratifs, les lieux culturels les plus fréquentés, les cafés, les salons de thé, le type de population qui fréquente tous ces endroits, c’est-à-dire leur âge, leur profession, etc. Et, chose qu’il ne faut surtout pas négliger, les flux de circulation : car, on ne le sait pas assez, mais même une rue près du centre-ville peut ne pas être vendeuse, la population peut s’écouler dans cette rue pour aller s’arrêter plus loin, comme un cours d’eau, dans un bassin plus fréquenté, même si excentré… Tu ajoutes à ces informations des renseignements de type immobilier – prix d’achat des magasins alentour, montant des loyers – puis tu recoupes toutes ces informations, et tu seras à même de situer sur ta carte le lieu où l’entreprise de capsules de café a le plus intérêt à s’implanter. Tu pourras même déterminer quel type d’architecture d’intérieur permettrait au client de se sentir à l’aise, de se sentir chez lui, et le mobilier qui lui donnerait l’envie de dépenser son argent.

Tout ça, tu peux en faire la cartographie, tu peux le dessiner, tu peux le colorer, tu peux l’animer en temps réel, tu peux déplier cet espace électronique sous les yeux de l’entreprise qui s’en emparera avec virtuosité, je peux te l’assurer. Et avec conviction. J’ai fait ce genre de boulot… Ça ne m’intéresse plus, je me sentais mal, à l’époque, de voir comme on obéit sans le savoir à des algorithmes, à des variables, à des flux de circulation, je me sentais mal de voir comme on est peu libres, comme on se déplace toujours en troupeau. Comme une fourmi dans la fourmilière. Un moucheron. Un électron.

Je préfère penser à ce que peut une carte, à son grand pouvoir, qui n’est pas que de nous arnaquer. Son grand pouvoir c’est tout simplement, mais c’est énorme, de mettre sous les yeux. Mettre sous les yeux. C’est incroyable ça ! Tu as tout sous les yeux, d’un seul coup, d’un seul tenant. Une carte c’est ambitieux : ça répertorie une multitude de données, une multitude d’informations, en un instant, un seul, celui d’un clin d’œil. Il faut comparer la carte à une présentation classique des informations pour bien comprendre le miracle de la carte.

La présentation la plus classique, la plus habituelle, c’est la présentation par listes : tu fais une liste des données qui t’intéressent, tu fais des tirets, une succession de tirets, une énumération. C’est long à déchiffrer, c’est austère, et on a du mal à mémoriser. Ça demande du temps, de lire une liste. Avec la carte c’est autre chose. La carte ça fait disparaître le temps, la durée, il n’y a plus que l’espace. Et ça, l’espace, tu peux le parcourir d’un coup d’œil, tu n’as pas à t’attarder. L’espace est étalé devant toi, tu n’as pas à tourner la page, tu n’as pas à baisser les yeux pour suivre ta liste, etc. Une carte c’est d’ailleurs un très bon moyen pour apprendre.

Regarde ce qu’on appelle les cartes mentales. Tu fais des arborescences, tu fais des réseaux, des bulles, des nuages, qui regroupent en fait des données, des informations très complexes, mais qui, au coup d’œil, paraissent presque enfantines, ludiques. Là aussi, d’un coup d’œil tu apprends plein de choses, tu classes sans t’en rendre compte beaucoup d’informations que tu arrives à retenir avec une aisance étonnante, tu apprends un Tout d’un seul coup, au lieu de te perdre dans le détail comme dans la liste classique, comme dans l’énumération par tirets.

Pense par paysages, pense par nuages, pense par arbres et tiges, pense par constellations, dessine-les, et balaie toutes ces listes sévères, toutes ces listes que tu n’auras de toute façon pas le temps de mémoriser. Photographie avec ton œil, il sert à ça ! Oublie l’histoire, oublie la longue durée, la durée interminable ! C’est l’instant qui t’appartient, c’est à l’instant que tu vis, c’est avec lui que tu apprendras plein de choses ! C’est lui ton meilleur professeur, l’instant, le clin d’œil !

Qu’est-ce que tu fais, le soir, quand tu regardes le ciel étoilé ? Tu traces des lignes, tu formes des constellations, tu sais même peut-être leur donner un nom, et, si tu es un aventurier, si tu es un pêcheur, si tu es un marin, un bédouin, un nomade, tu sais, avec ces lignes, grâce à elles, au milieu des réseaux, tu sais où tu te situes. Tu t’orientes, tu trouves ton Orient.

Voilà, c’est ça, une carte – tu en fais sans le savoir, dans ton salon tu cartographies les chaises, les fauteuils, la table, le verre de whisky, le tableau accroché au mur, tu établis le réseau qui les relie, tu regardes à peine le fauteuil sur lequel tu t’assois, puisqu’il ne sert qu’à s’asseoir, tu regarderas peut-être davantage le tableau au mur, ou le verre de whisky qui t’attend. La moindre de tes perceptions c’est ta cartographie du monde, ce n’est pas celle de ton voisin, encore moins celle du chien ou du moustique qui va bientôt te piquer dans ta chambre quand tu baveras doucement sur ton oreiller.

C’est ça, une carte, ça te sert à trouver ton chemin, à trouver ton chemin dans un territoire qui, sans elle, serait incompréhensible. Sans carte, un territoire c’est une nuit noire, une nuit sans étoiles. Avec la carte en main, tu te diriges, tu repères l’Orient, tu repères l’Origine. La véritable Origine, c’est le territoire bien sûr, on y revient toujours au territoire, on y est collé. Mais est-ce que tu l’atteindras le territoire ? Tu as beau y revenir toujours, tu as beau y être collé, tu as beau marcher dessus, tu as beau le toucher, est-ce que tu peux atteindre le territoire ? Je crois que c’est la vraie question du cartographe, celle qui l’empêche de dormir. Le territoire fuit, il fuit comme de l’eau, il fuit entre les doigts de l’explorateur qui tient sa carte bien en main.

Je crois, c’est mon expérience en tout cas, je crois que, dans tout cartographe, il y a un explorateur qui sommeille ou qui s’assume, qui s’ignore ou pas. Le bon cartographe sait que le territoire est une idée, osons les grands mots : une idée métaphysique. On ne peut pas s’y hausser à cette idée qu’on a sous les pieds, elle est inaccessible, saturée, fourmillante, et mobile à l’infini, la carte n’en donnera jamais qu’une image tronquée, qu’une image humaine, le territoire que j’ai sous les pieds est plus loin de moi que le ciel étoilé au-dessus de ma tête, j’exagère à peine, le territoire est on ne peut plus physique et en même temps il est pleinement métaphysique. Ça me rend fou, ça, quand j’y pense. Physique et métaphysique à la fois. C’est vertigineux.

Le territoire est tellement proche qu’on s’y perd. C’est ça l’idée. La carte sert à nous rassurer. Si le territoire, c’est l’Origine, alors l’Origine nous étourdit, ce n’est pas une nuit sans étoile, c’est bien pire – c’est une lumière trop forte, c’est trop de lumière, c’est aveuglant, le territoire est toujours en-trop pour la carte, il est excessif, on ne peut pas le contenir. Il déborde de partout. Il est tellement évident qu’on en est désorienté, déboussolé.

Tout ça me laisse pensif… C’est curieux, d’ailleurs, comme être pensif, c’est-à-dire penser, ça veut souvent dire être perdu dans ses pensées. Comme si penser, bien penser, ça ne consistait pas à trouver des solutions, des réponses, à trouver un chemin, non, comme si penser vraiment, ça signifiait se perdre dans la pensée. Etre inspiré, c’est être perdu, égaré, désorienté. Quand tu t’y retrouves, dans tes pensées, c’est que tu penses mal, tu penses petit, tu penses étroit. J’en ai l’impression en tout cas. Je me rappelle avoir lu un texte philosophique qui disait que l’Origine absolue, c’est une île déserte. Parce que c’est être séparé que de vivre sur une île. On peut même dire qu’une île reste déserte quand certains hommes l’habitent. Des hommes qui ont une manière de vivre spéciale, une manière de vivre qui ne rompt pas avec le désert. Mais qui renforce le désert, qui approfondit le désert.

Ces hommes ont par exemple décidé de recommencer. De recommencer le monde, à l’écart, séparés du reste du monde, séparés des autres hommes. Ces hommes-là ne sont pas des Robinson : Robinson ne veut que recommencer le monde qu’on connaît déjà, la bonne société bourgeoise, il ne recommence rien, à vrai dire, il continue le bon capitalisme sur son île, il exporte le capitalisme dans les îles, non, Robinson ce n’est pas un homme du désert, ce n’est pas un homme de l’île déserte, ce n’est pas un explorateur. Au mieux c’est un touriste. C’est un cartographe sans territoire. Je pense que Nemo, le capitaine Nemo, à bord du Nautilus, c’est un explorateur, lui. Lui, il laisse être l’océan, avec Nemo, on se sent confondu face à l’océan, on se sent perdu dans l’océan, on se sent rouler dans les vagues, parmi les algues et les pieuvres, mobilis in mobile, et c’est là qu’on mourra, c’est évident. Avec Nemo. Saturé d’eau et de plancton. Plancton à notre tour.

L’explorateur se laisse toujours prendre par le territoire, et il s’y laisse prendre partout. Il n’y a pas de lieu où le territoire n’affleure : sous les autoroutes, sous les villes, il y a encore du territoire, il y a de l’île déserte. Sous les pavés, la plage. On doit pouvoir vivre partout comme sur une île déserte, même là où c’est surpeuplé, même là où l’on ne veut surtout pas d’explorateur mais un bon travailleur bien rentable et discipliné. La carte, si tu lui fais trop confiance, elle te trahit. Elle sert d’abord à transformer l’explorateur qui est en toi en travailleur. Tu le sais bien au fond, que tu devrais laisser tomber ta carte, te laisser désorienter. Lâche ta carte, lâche toutes les cartes, et cours dans l’île, cours dans l’île déserte, laisse-toi happer par elle, laisse-toi avaler par elle ! Tout cru !

Tu sais, l’île c’est un œuf dans l’océan. C’est là que tout commence, que tout recommence. La véritable Origine ça n’est pas le début, le commencement absolu, le point 0, non, la véritable 0rigine c’est le recommencement, c’est ça que t’enseigne l’île déserte. La véritable Origine, c’est la seconde Origine, ce n’est pas le moment où Dieu plane sur les eaux, ce n’est pas ça l’Origine, la véritable Origine c’est le recommencement après le Déluge, avec Noé sur son arche perchée sur la seule montagne qui dépasse de l’eau. Tu commenceras mieux si tu recommences, c’est ça que Dieu lui-même a compris. Tu recommenceras sans aucune nostalgie pour l’Origine première, tu recommenceras autre chose, tu recommenceras à partir de nulle part, sans repère, sans carte, parce que la carte a été engloutie par le territoire, parce qu’elle a été effacée par l’eau, parce que la carte c’est la ruse d’après laquelle la première Origine voudrait se répéter dans la seconde. Mais non, tu es dans ton œuf, tu vas bientôt éclore, il n’y a rien avant toi, pas même de poule. Il y a seulement quelque chose qui accompagne l’œuf, dans quoi il flotte. C’est l’eau. C’est son élément – la mer, l’océan.

Le vrai désert de l’île déserte, c’est ce qui entoure l’île, ce qui l’isole. C’est l’océan. L’océan c’est le sas de séparation plus grand que ce qu’il sépare, c’est le fond de l’île, d’où l’île émerge. L’île flotte, elle est faite d’eau et de terre, de terre et d'eau, elle ne se décide pas à être l’une ou l’autre, elle s’immerge, elle émerge…Elle n’en a jamais fini, l’île, entre l’eau et la terre, la terre et l'eau. C’est pourquoi elle recommence toujours, et toujours, et toujours.

Le Fou prend la Reine

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