Entre le marteau et l'enclume : les "jour heureux" impossibles

L'enclume, c'est la politique de la mondialisation heureuse promue par la finance que Macron veut libérer de toute entrave réglementaire pour qu'elle puisse s'épanouir avec plus d'arrogance. Les français sont sommés d'y adhérer, alors que cette politique est celle qui les menace du marteau. Ils ont presque réussi la tentative d'échapper à leur sort le 23 avril ! Ont-ils encore une chance ?

Drôle de terme, "mondialisation heureuse" quand on regarde l'état de la planète à tout point de vues, humains, environnementaux, sociaux et politiques. Le capitalisme financier triomphant n'a même plus le totalitarisme bolchevique comme adversaire et alibi pour imposer sa froide loi d’airain. Il faut désormais d'autres ressorts, d'autres épouvantails pour s'imposer, d'autres peurs à mobiliser. 

Macron, le prétendu "jeune" progressiste est dans de vieilles ornières, il nous enlisera encore plus, nous enfoncera plus loin dans l'impasse où Sarkosy puis Hollande nous ont déjà bien installé et maintenu. La finance qui commande à Macron nous prend en otage en se servant en France de la famille Le Pen : les français se sont fait coincés entre l'enclume infernal de la finance sur laquelle Macron veut nous tenir durablement attaché toujours plus fermement et le marteau de la famille Le Pen dont nous ne voulons pas...

Mais pas plus Macron que quiconque s'entêtant dans cette impasse n'aura le pouvoir demain d'arrêter le marteau, et demain c'est au plus tard dans 5 ans

Macron c'est l'entêtement de l'insuffisance qui s'ignore. Qui s'ignore ? Du moins la seule excuse qu'on puisse lui trouver c'est l'ignorance.

Notre peuple a toutefois encore une chance d'échapper à ce sort funeste qui se présente et qu'on nous tente de nous faire oublier en promettant des lendemains qui chantent sur l'air de la mondialisation heureuse pour tous

La mondialisation heureuse pour les seuls privilégiés que nous propose Macron gommera encore un peu plus les contours politiques et culturelles de la France. Macron c'est l'abandon du patrimoine qui a fait la force singulière de notre pays, tout le patrimoine notamment construit à partir de la libération grâce au CNR et qui a fait que notre population, si elle a durement souffert et souffre de plus en plus de la financiarisation à outrance de l'économie, en particulier depuis 2008, en a tout de même un peu moins pâtit que d'autres, grâce aux amortisseurs sociaux et biens communs que sont nos service publics

Ah l'exemple allemand  : être plus malin que le voisin

on ne le sait pas assez, il y a 17% de pauvres en Allemagne et "seulement" 14 % en France, et c'est déjà bien trop. Macron c'est plus d'inégalités, plus de précarités pour un nombre croissant de personnes, c'est un accroissement de la pauvreté : qui peut sérieusement en douter ? Nos concitoyens le savent bien, mais hélas, dans l'état de sidération qui est le leur, la plupart espère seulement trouver le moyen de se faufiler entre les mailles du filets et ne pas faire partie du lot des prochaines victimes du creusement des inégalités.

Ils se disent, par exemple, que peut-être en étant plus malin que le voisin ils trouveront,  même en payant cher, une meilleure école pour leur enfant, une meilleure assurance mois chère que leur voisin pour leur santé et qui " oh miracle, rembourserait mieux, etc...

La mécanique infernale de ce nouveau capitalisme repose sur l'idée que chacun passe à coté du truc qui pourrait personnellement le délivrer du sort réservé au plus grand nombre, le but de ce capitalisme c'est de vous faire croire que vous pouvez être plus malin que votre voisin et avoir ce que lui n'a pas, quitte à le lui prendre ou le lui faire indirectement payer d'une manière ou d'une autre. C'est ça la nouvelle fraternité verson progessisme macronesque 

Nos concitoyens savent bien que les petites carottes promises par Macron s'accompagneront de sérieux coups de bâtons, mais ils se disent qu'en ayant les bons réseaux d'information, qu'en étant plus malins, ils pourront prendre la carotte et éviter le bâton que les autres prendront à leur place. Mais il recevront les coups de bâtons en contre-partie de la carotte laissée au voisin

Tenez, prenez ce syndicaliste CFDT de St-Nazaire qui, quand on lui demande ce qu'il pense des travailleurs détachés, se croit sans doute malin de répondre tranquillement : "Bon ils coûtent moins cher au patron, comme ça on a peut-être eu des commandes qu'on aurait pas eu" (France Inter le 30 avril)

Son patron l'a sans doute entendu, aussi demain il le convoquera dans son bureau et lui dira ... "vous me coûtez un peu cher , j'hésite entre deux solutions et je vous laisse me donner un conseil sur laquelle adopter :dois-je pour avoir une prochaine commande vous licencier et prendre un travailleur détaché, ou bien dois-je vous demander de travailler plus en étant moins payé ?"

Son patron vote Macron avec conviction, il plonge le syndicaliste dans sa logique, l'y enferme et lui envoie ainsi ce message: fais comme moi sinon tu auras Le Pen.

Les Français sont entre le marteau dont on les menace et l'enclume sur laquelle ils sont bel et bien attachés.

Il ne faut plus seulement retenir le marteau tous les 5 ans, il faut d'urgence rompre les liens avec cette logique qui nous tient attaché à l'enclume.

L'inégalité : le carburant necessaire du modéle de société que Macron trouve progressiste !

Ceux qui veulent nous attacher définitivement sur l'enclume, nous servent  encore et toujours  l'exemple Allemand, que pourtant chacun sait ne pas pouvoir être généralisable, puisque tout le monde ne peut pas avoir une balance commerciale positive .. dans cette logique, il faut bien que d'autres en aient une négative ! Le modèle économique qu'ils préconisent se fonde sur l'inégalité entre pays et c'est bien pour ça que ce modèle refuse les harmonisations sociales et fiscales pour faciliter la production des l'inégalité dont il se nourrit.

Il ne faut pas se laisser abuser par les "bons" chiffres" du commerce extérieur allemand, il sont la source de la pauvreté non seulement de part le monde, mais également chez eux et cette économie construite par une machine à produire de l'inégalité ente les pays est à l'origine en Europe de la montée de l’extrême droite, y compris chez eux. Les comptes du commerce extérieur sont au verts , mais la population allemande est déclinante et s’appauvrit : Ce sont les rentiers allemands qui détiennent le pouvoir et protègent ainsi les privilèges de leur rente, mais tout le monde n'est pas rentier en Allemagne ! Nous ne sommes pas tous des vieux rentiers allemands... ou français, car la nationalité n'y est pour rien.

L'inégalité entre les citoyens, l'inégalité entre les peuples : l'inégalité qui est le vrai carburant de la société que l'on nous propose de continuer à soutenir.... Où voulez-vous que cela conduise si ce n'est à une catastrophe guerrière entre les citoyens et entre les peuples.

En juin se sauver de l'enclume pour échapper définitivement au marteau, et aller vers des "jours heureux"

Que faire ? d'abord chez nous en France montrer l'exemple ce qui veut dire commencer par arrêter le marteau le 7 mai , puis le 11 et 18 juin se donner les moyens de se libérer de l'enclume.

En 2002 on a arrêté le marteau et puis on est restait sur l'enclume, les gouvernements successifs et nos experts en tous genre ont fait ce qu'il fallait pour que nous restions sur l'enclume. C'est de l'enclume qu'il faut se sauver. et ne nous berçons pas d'illusion, il y a tout une caste qui nous y trouve bien, elle fait appel à nous réguliètrement pour diriger et concentrer nos forces contre le marteau, le temps d'un scrutin, et puis ensuite le train train du mondialisme heureux peut continuer.

"Ah si j'avais su que ça pouvait passer, mais je n'y est pas cru .. " (entendu le 24 avril )

Alors cette fois, aprés le 7 mai, il faudra parvenir à convaincre de plus en plus de citoyens que le vrai projet de société il le trouveront dans l'Avenir en commun, ... un joli bout de chemin à été fait, il nous en reste beaucoup à faire, mais d'être déjà sur la bonne voie, c'est déjà vivre des "jours heureux". Ceux qui ont regretté le soit du 23 avril de ne pas avoir cru en l'avenur en commun doivent savoir que  les 11 et 18 juin, c'est possible, et plus on leur dira le contraire, plus on tentera de les diviser, plus ils sauront qu'il représente une vraie force que craint l'enclume, et que donc,  c'est possible ! 

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