A propos de la réunion du Congrès et de la prise de parole devant le Congrès du Président de la République : la république en est-elle sorti grandie et plus assurée dans ces valeurs ?
Est-il permis d'en douter ?.
Voilà une disposition qui nous vient de Sarkosy, oh combien dangereuse. Pourquoi ?
Étant donné le fonctionnement des partis en France, assez peu démocratique, il faut le dire, et ayant à leur tête par principe soit le chef de l'Exécutif, pour la parti majoritaire, soit ceux qui veulent le remplacer, comment voulez vous que nos députés et sénateurs dont le siège dépend de facto de leur chef de parti, les transformant ainsi en godillots, comment voulez-vous qu'ils puissent oser résister à la "bonne parole présidentielle" surtout quand naturellement elle se termine par une invitation à entonner en choeur la Marseillaise ?
Et après , les voilà qui évidemment ne peuvent pas venir devant les micros reconnaître qu'on leur a un peu forcé la main ou tordu le bras.
Bref ça s'appelle au mieux l'Union Nationale au forceps,
Et certains s'extasient du tour de force (coup de force ) de Hollande qui la veille voyait cette « Union Nationale » tant désirée en rangs serrés derrière lui assez mal partie.
Mais ce tour de force ne s'explique que par l'utilisation de cette nouveauté constitutionnelle dont il peut remercier Sarkosy, lequel ne pensait sans doute pas la vivre à la place qui fut la sienne hier. Pour être juste, mettons "nouveauté" entre guillemet, car en fait c'est une vieille ruse des Exécutifs pour violer, en douceur si possible, les Assemblées législatives.
En effet, cette disposition voulue par Sarkosy est de celles qui invitent au coup de force et coup d'état, du type 18 Brumaire : elle permet de faire une brèche dans la digue qui doit veiller à la séparation des Pouvoirs, et c'est bien pourquoi les Républiques, 3 et 4 et 5 jusqu'en 2008 s'en était sagement dispensé,
Quant à la deuxième République, ayant donné la parole à Louis Napoléon Bonaparte, on sait comment elle finit !
Et voilà qu'utilisant cette disposition constitutionnelle malsaine Hollande en a évidement profité pour réclamer une modification de la Constitution qui pourrait lui donner les quasi pleins pouvoir à sa discrétion pour proposer de nouveaux dispositifs dits "sécuritaires ", mais qui seront plus sûrement liberticides, car ces dispositifs risquent forts d'être contre productifs sur le plan sécurité, comme l'analyse bon nombre d'organes de presse ... étrangers.
Etranger, car en France , tout le monde semble content et croire encore aux discours de Bush fils, version Hollande.
La républicains (tous, pas seulement la bande à Sarkosy) auraient dû se souvenir que la séparation des pouvoirs impose que le chef de l'Exécutif ne puisse pas en direct prendre les parlementaires, même si c'est en "douceur", en otage.