La nouvelle "démocratie" libyenne n'aura pas trop besoin de députés pour voter des lois, vu que les nouveaux démocrates l'affirment déjà en présentant le jour de la "libération" un avant goût de la future constitution libyenne, dont nous pourrions ainsi résumer les deux premiers articles :
Article 1 : Il est interdit d'interdir ce qu'autorise la Charia
Article 2 : il est interdit d'autoriser ce qu'interdit la Charia
En conséquence les nouveaux démocrates, pour illustrer leur propos, indiquent un premier grand pas en avant : il sera désormais possible pour les libyens d'avoir plusieurs épouses, et pas question pour les femmes libyennes de divorcer si ça leur chantent. En voilà un programme qui répond surement aux besoins de la société libyenne, en voilà du progrès social ! En voilà de la révolution !
Et pas besoin de constituante : la Charia fera bien l'affaire. Pourquoi légiférer quand Dieu l'a déjà fait pour vous ? Les nouveaux maîtres de la Libye, otent un coin du voile ... sur leurs intentions, leur futur programme et font lourdement retomber sur la tête des femmes le voile islamique ... Les femmes libyennes : les premières "libérées" du pays ! remercions ces messieurs les nouveaux démocrates libérateurs d'avoir en tout premier lieu pensé à elles : ça augure bien de l'avenir !
Cela faisait quelque temps que les démocrates qui gouvernent l'Iran ne traitaient plus l'occident de "satan" pour son intervention en Libye. Un soutien précieux analysé, ici ou là, comme la preuve que Téhéran avait peur et faisait mine de se rallier à l'occident pour ne pas être pris dans la collimateur. Fine analyse !
Decidemment, l'occident a vraiment bien fait, au non de ses valeurs "démocrates", d'appliquer le principe d'ingérence pour soutenir une faction dans le cadre d'une guerre civile, bref de participer très activement, et bien au delà de la résoltution 1973 de l'ONU, à cette révolution et libération !
Vous allez voir nous allons en être très fiers... heureusement il y aura (peut-être) du pétrole pour nous consoler/remercier. Mais au fond, n'était-ce pas l'essentiel ?