Seconde lettre à Jean-Luc Mélenchon

En vue des présidentielles : premier jalon pour une d'union des forces de progrès

 

Cher camarade, 

 

 

 

Vous l’aurez compris d’après la lettre que je vous ai adressée au mois d’oc­tobre, je ne milite plus dans aucun parti mais, insoumis de naissance, j’ai suivi avec enthousiasme votre discours de clôture de la convention de Lille, ainsi que votre discours de Bordeaux, aptes tous deux à faire revivre l’espérance.

 

Cependant, étant donné la situation dans laquelle se trouve notre pays, je m’inquiète sérieusement du résultat des élections à venir.

 

Je redoute en effet que se reproduise le schéma de 2012, et comme je caresse depuis des années l’idée qu’il est urgent que la France retrouve de sa vigueur et de son esprit, je pense que le moment est venu de rassembler les citoyens attendant autre chose de la politique que l’affrontement des ego et les bisbilles qui en découlent.

 

Alors que François Hollande, délaissant un pouvoir qu’il n’a su assumer, nous laisse une France dans l’état que nous savons, l’occasion me paraît idéale de réaliser l’entente la plus large possible, la plus ouverte à tous ceux, et ils sont des millions, qui espèrent le sursaut salvateur.

 

Cela pour vous dire qu’un candidat à la présidentielle, le général Didier Tauzin, que je connais personnellement, est prêt à vous rencontrer pour s’entretenir avec vous des principaux sujets d’actualité. Je vous laisse imaginer l’effet que produirait sur l’opinion publique une union transcendant les partis, rassemblant les Français dans une fraternité capable seule de leur offrir un avenir.

 

 Si Didier Tauzin n’est pas exactement un homme de gauche, c’est un homme vrai, un homme solide, dont des préoccupations  se rapprochent de bon nombres des vôtres. Aussi ai-je accepté son invitation à poser le premier jalon d’une ren­contre entre vos deux personnes.

 

Êtes-vous partant ?

 

 

Fraternellement,

 

 

Michel Cornillon

 

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