Gaza, l’inversion satanique

Alors que les nazis assassinaient le peuple juif, le monde civilisé se taisait. Pourtant, les Alliés étaient au courant. À leur décharge, disons que nos démocraties donnaient dans la mollesse et que les peuples libres souffraient suffisamment pour que cette horreur leur soit épargnée. De plus, les affaires étant les affaires, capitalistes allemands et américains (Siemens, Ford, IBM et bien d’autres) avaient noué des relations fructueuses, ignorées du vulgaire.

La guerre terminée, tandis que la décolonisation battait son plein du côté des vainqueurs, les sionistes faisaient main basse sur la Palestine, en chassaient les habitants arabes, y établissaient des colonies qu’ils n’ont cessé de développer depuis. À la faveur de quoi, honteuses de ne pas s’être dressées contre la Shoa, les nations occidentales, en plus de se taire, y ont envoyé leur jeunesse, enthousiasmée par les Kibboutz.

À peine le mur de Berlin s’était-il effondré que le sionisme dressait le sien entre lui-même et ses colonisés, entre la démesure son orgueil et la misère de gens spoliés, démunis, pour cette raison considérés comme inférieurs, pouvoir ainsi se réfugier dans son autisme. Du coup, plus de risque de mélange racial, le peuple élu, à l’abri de ses blockhaus, resterait de race pure.

À la lumière de ces actions contre nature, étonnons-nous que Netanyahu ne soit pas allé aux obsèques de Nelson Mandela, un pourfendeur de l’apartheid, et qui plus un black !

Le sionisme, mouvement raciste s’il en est, est la copie à peine bricolée du nazisme. Le laisser agir en toute impunité est une manière de ranimer l’anti sémitisme de certains, l’islamophobie  des autres, de pourrir en finale l’image de l’humanité.

Nous nous disions durant la dernière guerre : mais pourquoi les Allemands acceptent-ils un tel régime ? Nous pensons à présent : que font les jeunes Israéliens, pourquoi, au nom de la dignité de l’homme, ne refusent-ils pas de massacrer leurs frères humains ?

Hitler doit se tordre de rire. 

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