Visitez le château de François Fillon. Un merveilleux reportage photo de Paris Match.

Il faut saluer le flair politique et l’audace de François Fillon. Pour faire don à la France - ruinée par un an de socialisme - de ses remèdes au goût amer mais tellement efficaces, le fier rival de Sarkozy et de Copé donne à voir sa petite famille et sa modeste demeure dans Paris Match. A ceux qui veulent résister à l’envie de se jeter sur l’hebdomadaire-phare du groupe Lagardère, on peut dire ceci : François Fillon propose de supprimer l'impôt sur la fortune, et pose devant sa sympathique gentilhommière sarthoise, qu’il estime à 650.000 euros, et qu’il aurait achetée 440.000 euros voici vingt ans.

Monsieur, madame et les enfants prennent donc le thé et la pose devant le château, montrant ainsi à la plèbe ce que réussir veut dire. Le poids des mots, le choc des châteaux. Dans le même ordre d’idée, François Fillon et son épouse posent aussi avec leur cheval, et l’ancien premier ministre conduit son tracteur comme il a dirigé la France, d’une main ferme et tranquille. C’est beau.

L’idée est à creuser. Poser devant son château pour devenir un jour président de la République, comme Philippe de Villiers l’avait tenté voici quelques années, est un magnifique pari. Après tout, le gaullisme social à la Philippe Séguin (qui fut le père politique de François Fillon) est passé de mode depuis belle lurette. Et puis, Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac étant châtelains eux aussi, tous les rêves sont permis. Bon courage, François Fillon.

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Faut se calmer sur la valeur de la baraque, qui en jette certes mais dans ces régions à la noix c'est surtout l'entretien qui coûte. Ma fille vient d'acheter un bouiboui de 60 m2 à Paris, au troisième sans ascenseur, mais à 3 minutes à pieds de la Place d'Italie pour 400 patates. Le prix de la gentilhommière en question à peu près.

Ceci dit j'ai voté Fillon, et revoterai si nécessaire et car je suis de droite et son programme me semble bon et nécessaire pour le pays, mais je l'ai éreinté dans mon blog et pense que s'il avait un brin d'honneur catho justement, il renoncerait. Faut-il être con pour avoir attaqué sa campagne sur la probité gaullienne quand on a fait... comme le plupart des petits copains de G et de D.