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Billet de blog 24 nov. 2012

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Modeste contribution au pacte de compétitivité

Jadis, la politique de la demande défendue par Keynes engageait les gouvernements à promouvoir l’euthanasie des rentiers. On soutiendra ici qu’une politique de l’offre ne peut se concevoir sans une gestion publique du suicide des pauvres. Enfin moderne, la social-démocratie est bien placée pour en dessiner les contours.

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Jadis, la politique de la demande défendue par Keynes engageait les gouvernements à promouvoir l’euthanasie des rentiers. On soutiendra ici qu’une politique de l’offre ne peut se concevoir sans une gestion publique du suicide des pauvres. Enfin moderne, la social-démocratie est bien placée pour en dessiner les contours.

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À l’instar de ses collègues européens, François Hollande en est convaincu: il n’y a de salut que dans la compétitivité. Relancer l’activité en stimulant la demande, comme le réclament encore les keynésiens, présenterait le double désavantage d’accentuer les déficits – du budget de l’État comme de la balance commerciale – et de susciter une inflation jugée funeste par les épargnants. Parce que la désindustrialisation est le mal qui ronge le sud de l’Europe, il importe avant tout de favoriser les investissements productifs. Or, de l'aveu des entrepreneurs susceptibles d’investir, les marges dont ils disposent sont aujourd’hui bien faibles. Soucieux de leur rendre, sinon le courage d’entreprendre, du moins le sourire qui incline au dynamisme, le chef de l’État français s’est par conséquent résolu à alléger considérablement les charges qui pèsent sur eux.

Pour que l’argent s’investisse davantage dans la création de richesses et d’emplois, il est certes possible d’imaginer d’autres initiatives : parmi les pistes évoquées à l’entame de la Grande récession, on peut notamment citer l’encadrement de la distribution des dividendes, la limitation de la part mobile des rémunérations allouées aux cadres dirigeants, la réglementation dissuasive des activités spéculatives, ou au moins le conditionnement strict des subventions, abattements et autres crédits d’impôts à des engagements réciproques de la part des entreprises – notamment en matière de recherche et de responsabilité tant sociale qu’environnementale. Reste que de telles mesures seraient peu faites pour restaurer l’entrain de chefs d’entreprises qui, à titre personnel, détiennent souvent d’importants portefeuilles, et dont la compétence professionnelle consiste avant tout à générer de la valeur pour leurs actionnaires et à séduire des prêteurs friands de projets immédiatement rentables.

Sauf à accentuer la morosité des employeurs, la seule voie raisonnable pour restaurer la compétitivité d’une nation est donc bien celle qui passe par une baisse substantielle des cotisations patronales. Que ces dernières soient en partie transférées à l’impôt le moins progressif, la TVA en l’occurrence, ne devrait pas choquer les observateurs soucieux de l’intérêt général. Car pour être réellement compétitif, un pays se doit de demeurer fiscalement attractif. Or, nul n’ignore que faute d’obtenir des conditions d’accueil dignes de leurs attentes – en termes de coût du travail et d’imposition – les investisseurs, pour qui la mondialisation n’est pas un vain mot, se déplacent aussitôt vers des cieux plus cléments.

D’aucuns, sans doute, reprochent encore aux autorités françaises de se montrer pusillanimes : leurs représentants ne prétendent-ils pas que leurs efforts pour faire baisser le coût du travail visent plus à préserver le modèle social français qu'à le réformer en profondeur ? Ne laissent-ils pas entendre que l’allègement des charges patronales a vocation à conjurer la diminution tendancielle des transferts et des salaires, et non à annoncer une flexibilisation continue du marché de l’emploi ? L’entourage de la chancelière allemande, les journalistes de The Economist, et les analystes de l’agence Moody’s devraient pourtant savoir qu’un président de la République « socialiste », puisque son parti d’origine porte toujours ce nom, est tenu d’avancer avec précaution sur le chemin de la réforme. Ainsi lui incombe-t-il de soutenir que les sacrifices infligés aux Français sont temporaires, limités au mode de financement des prestations sociales, indispensables au maintien de la solidarité européenne et destinés à desserrer l’emprise des marchés financiers.

Mais ses détracteurs sont-ils pour autant fondés à insinuer que François Hollande se laisse abuser par ce qu’il est contraint de dire? Qui peut le soupçonner ne pas comprendre que faire le choix de la compétitivité revient à s’engager dans un combat permanent dont la surenchère est le mode opératoire, dont la rivalité au sein de l’UE est la conséquence et dont l’obtention de crédits à taux modéré est l’objectif principal ? À moins de se laisser gagner par l’impatience ou la mauvaise foi, force est donc d’admettre que le gouvernement français fait preuve du même bon sens que ses partenaires européens.

Hors des cercles gouvernementaux, quelques esprits chagrins demeurent néanmoins réfractaires à la perspective d’une Europe redressée parce que compétitive. Marxistes impénitents ou fidèles de John Maynard Keynes, ils professent que dans la conjoncture créée par la crise de 2008, une politique dont l’incidence immédiate est la compression de la demande ne peut déboucher que sur une spirale récessive. S’obstiner à réduire les dépenses de l’État et la consommation des ménages lorsque l’économie est atone, répètent-ils inlassablement, ne relève pas seulement de la cruauté.

Selon eux, le marasme qui s’étend chaque jour à une part plus large de la population européenne contribue en outre à creuser les déficits – puisque l’évolution des revenus fiscaux est proportionnelle à celle du PIB – et même à priver les entreprises des clients solvables sans lesquels il n’est guère judicieux d’investir. Parmi ces critiques, certains poussent l’impertinence jusqu’à rappeler que les expériences menées jadis par les pionniers de « l’économie de l’offre » (Supply side economics) n’ont pas été entièrement concluantes : en particulier le « ruissellement » (trickle down) de la richesse qui devait procéder de l’allègement des contraintes imposées aux détenteurs de capitaux n’a jamais pu être observé.

À cette évocation désobligeante des Reaganomics d’antan, on peut toutefois rétorquer que comparaison n’est pas raison. L’analogie est même d’autant moins pertinente que les nouveaux partisans d’une politique de l’offre ont appris des erreurs de leurs prédécesseurs : aujourd’hui, loin de promettre un quelconque ruissellement de la manne offerte aux plus fortunés, leur préoccupation majeure est au contraire d’y faire obstacle. Telle est bien la portée de l’audacieuse stratégie élaborée par le président de la Banque centrale européenne. Conscient que les marchés financiers s’inquiètent à la fois du creusement des dettes souveraines et de la récession qu’entraîne une gestion trop rigoureuse du crédit – dans la mesure où les deux phénomènes affectent négativement la valeur des portefeuilles –, Mario Draghi s’est récemment engagé à garantir les capacités d’emprunt de tout État européen qui promet en retour de consacrer les fonds prêtés au renforcement de sa compétitivité. Autrement dit, pour se mettre à l’abri des taux d’intérêt prohibitifs, les gouvernements dont s’occupe la BCE doivent seulement éviter que l’usage des ressources mises à leur disposition ne se traduise par un gonflement importun de la masse salariale et des transferts sociaux. Moyennant une telle vigilance, le redressement économique à venir sera bien conforme aux conditions d’apaisement des investisseurs.

Un dernier problème mérite cependant d’être soulevé. Il concerne les chômeurs inemployables et les travailleurs pauvres dont le nombre et la misère sont destinés à s’accroître en proportion directe des efforts auxquels leurs représentants politiques consentent pour rendre leurs sociétés plus compétitives. Car une fois admis qu’il est déraisonnable de chercher à préserver l’Europe de la pauvreté – par la voie de la redistribution ou même du ruissellement des richesses –, encore faut-il s’interroger sur la manière optimale de la protéger des plaintes ou du ressentiment de ses pauvres.

Sans doute l’éventualité d’une révolte des déshérités et autres précaires est-elle généralement tenue pour très improbable par les autorités européennes. Même si dans le sud de l’Europe, les manifestations contre l’austérité donnent souvent lieu à des affrontements, rien ne permet d’y déceler les prémices d’un mouvement insurrectionnel. À cet égard, les autorités européennes ont certainement été soulagées de constater qu’en Grèce, les seuls étrangers qui ont fait l’objet d’agressions étaient des migrants extracommunautaires. Pour leur part, les touristes venus d’Europe du nord ont eu droit à des vacances paisibles.

À défaut d’être intrinsèquement réjouissant, un pareil choix de cibles présente le double avantage de préserver la cohésion de l’UE et de fournir d’importantes marges de manœuvre à ses dirigeants. Car si ces derniers s’accordent à considérer que les réformes conçues pour dérider les chefs d’entreprises ne sont pas négociables, ils sont en revanche disposés à transiger avec les principes censément fondateurs de l’Europe, dès lors qu’il leur apparaît qu’une restriction du droit au séjour est en mesure d’offrir une forme de consolation à certains de leurs concitoyens.

On peut même avancer qu’au cours de la dernière décennie, le harcèlement des populations immigrées s’est imposé comme un traitement privilégié de la peur du déclassement qui affecte tant de citoyens européens. Pour cette raison, le fait qu’à ce jour, les oppositions politiques les plus dynamiques émargent à l’extrême droite est bien de nature à rassurer les chantres de la compétitivité.

Que les pauvres semblent plus susceptibles de s’en prendre à plus infortunés qu’eux que de s’insurger contre leur sort ne suffit pourtant pas à supprimer l’embarras que représentent l’augmentation de leur nombre et l’intensification de leur désarroi. D’autant qu’un traitement social de leur situation n’est pas envisageable, puisque la préservation de l’attractivité fiscale des lieux où ils résident interdit d’atténuer leurs difficultés au moyen d’allocations décentes. Il est vrai que, dans un premier temps, le malaise qu’occasionne leur présence peut inciter le reste de la population à redoubler d’abnégation pour demeurer utiles au redressement de leur pays. On peut néanmoins craindre qu’à terme, l'oisiveté subie des uns ne suscite davantage de paralysie que de discipline chez les autres.

Parce que la société portugaise a déjà atteint ce point d’inflexion, le gouvernement de Lisbonne s’emploie courageusement à conjurer la contagion du désespoir en invitant ses ressortissants à émigrer. Au lieu de végéter sur place et d’entraîner ses voisins dans la dépression, ne vaut-il pas mieux tenter sa chance ailleurs ? Et du point de vue des pouvoirs publics, n’est-il pas plus sain d’encourager les autochtones à partir que de leur concéder le droit de reporter leurs frustrations sur les immigrés? Si, à Madrid, Mariano Rajoy hésite encore à apporter un soutien officiel à l’exode de ses concitoyens, il est probable que la montée en puissance des indépendantismes catalans et basques le persuade bientôt de se montrer plus dynamique. Soumis à l’alternative entre la sécession des provinces les plus riches et l’expatriation d’individus désœuvrés, tout dirigeant responsable est tôt ou tard contraint d’appuyer la seconde option.

On peut cependant se demander si l’émigration massive est une stratégie adaptée à toutes les sociétés en quête de compétitivité. Rares sont en effet les membres de l’Union européenne qui comptent des économies émergentes parmi leurs anciennes colonies. Ainsi, du côté des États affiliés à l’Organisation internationale de la francophonie, il n’est guère que le Qatar, et pour un temps encore le Canada, qui se montreraient disposés à accueillir toute la misère de la France. Les Français semblent en outre assez mal préparés pour tenter leur chance dans des contrées où les capacités d’accueil de la main d’œuvre étrangère sont jugées insuffisantes par les autorités locales: peu habitués aux traitements discriminatoires, à moins d’être issus des minorités visibles, la fréquentation des centres de rétention leur serait sans doute insupportable.

Si l’émigration est trop hasardeuse et le temps de l’assistanat définitivement révolu, faut-il alors se résoudre à la multiplication anarchique des suicides auxquels conduit de plus en plus souvent l’absence de perspectives – en particulier au sein de populations accoutumées à recevoir leur part de la prospérité qui les environne ? Les gouvernements peuvent-ils se contenter de masquer les chiffres qui attestent du phénomène, au prétexte que leur révélation risquerait à la fois de créer davantage de vocations et de donner du grain à moudre aux ennemis des réformes ? Parce qu’il ne peut y avoir de redressement sans lucidité, s’en tenir à l’occultation de la réalité serait sans doute la pire des politiques.

Après tout, si la conquête de la compétitivité impose aujourd’hui tant de sacrifices, n’est pas parce que, de droite ou de gauche, la plupart des dirigeants européens ont longtemps nié que le travail était trop cher, le marché de l’emploi trop rigide et les États trop dispendieux ? Aussi, plutôt que de se voiler la face devant le nombre croissant des dépressions suicidaires, les gouvernants ne seraient-ils pas mieux inspirés d’accompagner la démarche de leurs administrés les plus fragiles ? À égale distance du dirigisme liberticide et du sauvage laissez faire, le rôle de l’État moderne consiste en effet à entériner, mais en les encadrant, les aspirations issues de la société civile.

D’aucuns estimeront sans doute qu’une pareille proposition pêche par cynisme. Arguant que le redressement compétitif n’est pas exclusif de la solidarité, ils citeront le cas de l’Espagne où pouvoirs publics et banques privées se sont spontanément émus du suicide d’une femme expulsée de son appartement par les agents des premiers sur requête des secondes : loin d’appeler d’autres ménages passibles d’éviction à suivre l’exemple de cette malheureuse, ils ont convenu de suspendre temporairement les expulsions des débiteurs les plus démunis. Reste que, de l’aveu même de ceux qui l’ont prise, cette mesure de grâce relève au mieux de l’atermoiement. Si, à ce titre, elle indique qu’il est encore trop tôt pour engager une politique sociale entièrement dictée par les exigences de la compétitivité, son caractère purement conservatoire devrait au moins conduire les responsables politiques à user de pédagogie. Il importe en effet de faire comprendre à l’opinion que la clémence des institutions financières envers les emprunteurs insolvables a une incidence négative sur la confiance que leur accordent leurs propres actionnaires et, partant, sur leur aptitude à exercer leur métier de prêteur. Or, à l’instar du développement, la mansuétude ne vaut que si elle est soutenable.

Faut-il pour autant concéder qu’il n’y a pas d’alternative à l’assistance administrative au suicide des pauvres ? Les plus récalcitrants rappelleront peut-être qu’au milieu des années 1930, Keynes envisageait plutôt de favoriser l’euthanasie des rentiers. À ses yeux, l’attirance pour la liquidité, qui est la passion dominante des investisseurs, était devenue le principal obstacle à la résorption du problème de la rareté. Sans doute reconnaissait-il que la faculté d’investir son argent en acquérant des titres échangeables, plutôt qu’en l’engageant une fois pour toutes, avait jadis convaincu les épargnants de financer les initiatives hasardeuses des entrepreneurs. Toutefois, ajoutait l’auteur de La théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, le contraste entre le risque transférable assumé par les détenteurs de portefeuilles et l’ « illiquidité » des projets réellement initiés par les entrepreneurs n’a pu assurer le succès du capitalisme qu’au prix de la subordination de l’esprit d’entreprise à une spéculation qui entretient la pauvreté au sein même de l’abondance. Pour soustraire paisiblement les sociétés développées à ce cercle vicieux, Keynes proposait donc de rendre l’épargne liquide de moins en moins attractive – par une politique monétaire incitant les ménages à dépenser et une politique budgétaire permettant à l’État d’investir – et, ce faisant, à priver les rentiers de leur raison de vivre.

Déjà improbable à l’époque du New Deal rooseveltien, l’obsolescence programmée des spéculateurs fait aujourd’hui injure au simple bon sens. Parce qu’ils ne souffrent pas autant de l’incidence du pacte de compétitivité, les épargnants sont en règle générale moins tentés de mettre fin à leurs jours que les chômeurs et les travailleurs précaires. Par conséquent, une politique qui viserait à les convaincre de tirer les leçons de leur inutilité rencontrerait davantage de résistance de leur part. Or, même si le redressement de l’économie passe avant tout par une restauration de l’offre, force est de reconnaître que des gouvernements démocratiques sont toujours bien inspirés de privilégier des mesures qui répondent à une demande des gouvernés. On peut même avancer que dans les périodes où leurs nations rencontrent de grandes difficultés, le renoncement aux initiatives « clivantes » doit s’imposer à eux comme une impérieuse priorité.

Ainsi, n’est-ce pas pour préserver la solidarité communautaire que le nouveau président français s’est abstenu de renégocier le Traité européen sur la sécurité, la coopération et la gouvernance ? N’est-ce pas pour conforter l’unité nationale qu’il a ensuite renoncé à octroyer aux résidents extracommunautaires le droit de voter aux élections locales ? N’est-ce pas pour soustraire son pays aux conflits idéologiques qu’il a veillé à alléger le fardeau fiscal des revendeurs de start-up, à éviter aux policiers un contrôle humiliant de leurs pratiques et à placer les représentants des industries pétrolière et nucléaire au cœur de la réflexion sur la transition énergétique ? Enfin, n’est-ce pas pour épargner d’inutiles fractures morales à la société française qu’il a décidé de surseoir à une révision substantielle des lois de bioéthique et même songé à offrir une clause de conscience aux maires hostiles à un mariage entre personnes de même sexe?

Bref, loin de ne concerner que les aspects sociaux et fiscaux de la politique gouvernementale, le redressement compétitif commande de privilégier la recherche du consensus dans pratiquement tous les domaines. C’est donc en vertu de ce critère qu’il convient de comparer les mérites respectifs des mesures propices à l’euthanasie des rentiers et à la gestion publique du suicide des pauvres. Objectera-t-on encore que la mise en œuvre des secondes déroge à la vocation d’un gouvernement socialiste ? Les belles âmes préfèrent sans doute ne pas se salir les mains.

Mais comme l’écrit Charles Péguy à propos de Kant, conserver les mains propres revient souvent à ne pas avoir de mains. En l’occurrence, des dirigeants censément progressistes qui, pour ce motif, se borneraient à déplorer le coût humain du redressement compétitif – ou, plus grave encore, à le dénier – ne feraient en réalité que conforter la mainmise du secteur privé et de ses redoutables méthodes managériales sur la fraction suicidaire du salariat. Au lieu de se résoudre à ce nouveau recul de l’État-providence, ne vaut-il pas mieux reconnaître, comme y invite François Hollande dans un récent entretien, que c’est à la gauche qu’il appartient d’entreprendre les réformes les plus douloureuses ?

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