Dans l'ombre du brasier

Un écrivain à découvrir, si vous ne connaissez pas, une immense page d'histoire et des leçons pour les luttes.

J'étais hier soir à un débat-signature de l'écrivain Hervé Le Corre,dans une librairie ,« La renaissance » , à Toulouse. J'ai lu deux livres précédents "La douleurs des morts" et "Après la guerre".

L'écrivain venait présenter son dernier livre, « Dans l'ombre du Brasier », « un roman noir et rouge plein de mélancolie et de fraternité  » comme il l’écrit dans ma dédicace.

 

L'histoire de trois personnages, en particulier, se passe à Paris, pendant les dix derniers jours de la Commune.Nicolas promu sergent un peu au hasard des combats, Antoine promu lui au rang de commissaire (les flics aussi ayant fuit la capitale pour Versailles), Caroline, enlevée, séquestrée et « oubliée » dans une cave... Les deux premiers sont à la recherche de la jeune fille.

 

Je commence à peine le roman, acheté hier soir, mais je fais part ici de mes réflexions après la présentation d'Hervé Le Corre, de la façon dont il a travaillé avec l'Histoire et ses personnages.

 

J'ai envie de retenir les quelques parallèles que j'ai pu percevoir avec la période actuelle.

 

Il explique combien la situation était désespérée et tragique, combien les acteurs réels de la commune avaient une conscience aiguë de leur fin proche, de la conscience de l'histoire humaine si ce n'est de l'humanité qui se jouait là. De leur désir malgré tout, de tenir, de continuer la lutte même si leur propre vie était en jeu.

Il poursuivait «  j'ai éprouvé une immense tristesse, une mélancolie, de vivre avec ces personnages, et je me disait, jusqu'à quand allons nous encore subir des défaites » .

 

Il rappelait aussi combien les nobles et les bourgeois n'avait pas de mots assez durs pour qualifier les communards.

 

Les parallèles ne sont jamais faciles ni opérants entre des périodes de l'histoire, cependant celle de la Commune à été si riche et si féconde que nous pouvons encore nous en inspirer aujourd'hui.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.