Et voila le travail...!

La question du travail est évidemment l'un des enjeux de "l'après " covid, mais aussi l'un des outils de la bifurcation nécessaire de notre système social. Il est plus que jamais urgent de reprendre l'offensive sur ce sujet pour combattre les projets mortifères du gouvernement et du MEDEF.

Nous avançons dans la compréhension de la situation au regard de la pandémie et de ses conséquences, sanitaires, économiques, écologiques et sociales. Un thème de la transformation nécessaire du système semble s'imposer dans les débats et les enjeux, celui de la place du travail et des travailleurs.

 

Du coté du gouvernement et des détenteurs du capital, qui sont alliés sinon complices depuis de nombreuses années, la seule préoccupation est de reconstituer les capacités de productions et la rentabilité du capital.

Compte tenu du choc vécu par la société et très bientôt par le monde du travail ( chômage en hausse, perte de revenus, précarité et pauvreté en hausse) certains dans ce camp poussent l'avantage afin de faire table rase de tous les acquis sociaux. Augmentation du temps de travail, suppression de jours de congés,etc...

 

Dans le camp des travailleurs et de celles et ceux « premiers de corvées », la prise de conscience se construit en même temps que la résistance (des mouvements commencent à s'organiser, manifestations, grèves, pointent leurs bouts de nez).

 

Nous savons depuis longtemps que la résistance ne suffit plus, il nous faudra emporter l'adhésion et l’enthousiasme du plus grand nombre des travailleurs de tous ages, de tous statuts, de tous secteurs.

Pour cela il faut passer à l'offensive, reconquérir des droits nouveaux, des statuts et des rémunérations adaptés aux nouveaux enjeux de la période de « l'après ».

 

 

Deux propositions me semblent porter la rupture nécessaire et répondre aux besoins de la période.

 

L'une développée par Benoit Borrits , la péréquation interentreprise, qui consiste à subventionner le travailleur par le biais du financement du poste dans l'entreprise. Ceci étant financé par un prélèvement de 31% sur la différence entre l'encaissement des ventes et le paiement de leurs fournisseurs.

Le détail de la proposition est à lire ici economie.org

 

L'autre plus connue,mais peut être plus complexe, proposée par Bernard Friot, le salaire à vie ou à la qualification, l'idée de base étant que nous sommes tous (à partir de 18 ans) des producteurs de valeur. A ce titre nous devons être titulaire d'un salaire tout au long de la vie (y compris les retraités d'aujourd'hui qui continuent de toucher un revenu en fonction de leur salaires antérieur). Ce salaire lié à une qualification (à définir) croîtrait en fonction de l'évolution de sa qualification personnelle.

Pour aller plus en détail voir ici https://wikirouge.net/Salaire_%C3%A0_vie

 

 

La première de ces propositions pourrait être mise en œuvre dans un délais relativement court, la seconde demande un travail d'information et d'appropriation plus long.

 

Dans tous les cas ces propositions sont à préciser et à formaliser dans un programme de transformation du rapport au travail.

 

Dans cette période, il nous faut un horizon, celui ci peut en être un.

 

 

 

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