Le pervers narcissique, une victime

L'addiction, ce sont les jeux interdits.

"… la m……….n est l'unique grande habitude, l' 'addiction originaire', et… c'est seulement en tant que substitut et remplacement de celle-ci qu'apparaissent les autres addictions, à l'alcool, à la morphine, au tabac, etc."1

L’incapacité d’aimer est la grande caractéristique de la névrose et de la pire de ses formes : la perversion narcissique.

C’est d’abord l’incapacité de s’aimer soi-même, laquelle résulte de la répression et de la honte de l’autosexualité. Cela peut aller jusqu’à la haine de soi, tout cela par amour des parents répressifs ! L’incapacité de s’aimer et d'aimer conduit à traiter l'autre comme un objet et aux pires abus, pédocriminels notamment. Les mutilations sexuelles des mineurs, excision et circoncision, en sont le comble. Par-dessus le marché, la répression de l'autosexualité s'accompagne systématiquement de violences et humiliations qui enseignent aux enfants la raison du plus fort ; une fois adultes, ils la pratiqueront... Le tout se transmet de génération en génération, depuis la nuit des temps.

Plutôt que d’user de soi en tout bien tout honneur, certains - ils sont légions - abusent des plus faibles qu’eux, femmes et enfants notamment, tout particulièrement dans les milieux religieux. Ces derniers stigmatisent traditionnellement l’autosexualité, depuis toute antiquité et dans toutes les civilisations. Proches du pouvoir, il s’agit pour eux de pousser à la natalité pour disposer de main d’œuvre à bon marché. C’est là le comble de la perversion, collective et transgénérationnelle. On voit même de prétendus psychothérapeutes, les nouveaux prélats, abuser de leurs patients ; c’est ainsi que Jacques Lacan a séduit une de ses analysantes de quarante-trois ans de moins que lui.

Dès que le sexuellement réprimé est en position de pouvoir, la compulsion d’emprise dont il est victime le pousse à abuser d’autrui.

 

1 Freud S. La naissance de la psychanalyse, Lettre à Fliess du 22.12.1897.

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