Circoncision, les fantasmes abjects d’un mohel publiés par le New York Times Magazine

La folie collective et transgénérationnelle de la circoncision1 trouve des moyens d'expression délirants :

"Mais le mohel (circonciseur) avec qui j'avais travaillé de nombreuses fois m'a soudainement donné le couteau. Il a désigné mon fils qui se tortillait, dont les mains et les jambes étaient attachées à la planche. Le prépuce avait été tiré par-dessus le gland du pénis et dépassait maintenant par une fente étroite de la petite pince en acier... "C'est le plus grand honneur qu'un père puisse avoir", a-t-il ajouté… Il n'y a pas de plus grande colère primaire que celle causée par la vue d'un autre homme en contact charnel avec votre femme, dans ce cas l'intimité physique de la mère et du fils. Et il n'y a pas d'envie primale supérieure à celle causée par la vue de la personne qui a été amenée au monde précisément pour être votre survivant… Le sein nourrit, mais le couteau protège. Il canalise la colère naturelle et la jalousie du père dans une seule coupure contrôlée. Il enlève une petite partie pour préserver - et aimer – le tout… Aucun père ne devrait se voir refuser cette expérience d'infliger, même indirectement, à son enfant une coupure rituelle si intense qu'elle le fait trembler et se recroqueviller..."2

Cette apologie d'un sadisme aveugle à la souffrance de l'enfant torturé fait dresser les cheveux sur la tête ; elle ne recule pas à masquer la pédocriminalité derrière des considérations de psychologie de couteau de cuisine. Faire l'éloge d'une jalousie pathologique du père regardant son fils téter relève d'un délire ignoble, antinaturel et inhumain.

La formule : "un autre homme" pour désigner le bébé en train de téter, la "petite phrase" : "Le sein nourrit, mais le couteau protège." sont caractéristiques d'un délire éhonté qui considère le bébé comme un rival.

Quant au contact "charnel" et "intime", que dire alors du passage de l'enfant par le vagin… ? Ne faudrait-il pas alors divorcer de l’épouse ainsi adultère ?

Ce délire montre bien que nombreux, parmi les circoncis, ont – assez logiquement d'ailleurs – échoué dans la résolution de leur complexe d'Œdipe et ignorent les lois naturelles de l'existence.

Cependant, on peut penser que le mohel a agi ainsi parce qu’inconsciemment, il ne voulait pas perpétrer ce crime atroce.

Il est aberrant que le New York Times Magazine ait publié des propos aussi insensés ; ils ne le sont pas moins que le verset de la Bible qui attribue à Dieu d’être descendu sur terre pour ordonner à Abraham de torturer les bébés de huit jours pour les mutiler.

1 Bertaux-Navoiseau M. Les mutilations sexuelles (excision, circoncision), une dangereuse folie transgénérationnelle et collective : un syndrome de Münchhausen par procuration et un syndrome de Stockholm aggravé.

2 Joshua J. Hammerman. Birth Rite. The New York Times Magazine, March 13, 1994.

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