Bruckner ou la philosophie à l'envers

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Eh oui! Nous avons eu droit à une ITW "exclusive" - qui d'autre veut encore l'écouter seulement - de M. Pascal Bruckner. 

Philosophe en tout, donc en rien, il se fend d'attaquer la nouvelle égérie de l'écologie responsable. 

Tellement en phase avec son époque, il en est toujours, comme de bons pseudos-communistes, à faire du travail l'étalon repère. 

Fi de cette valeur éculée et esclavagiste! L'Homme a évolué durant d'innombrables siècles en se moquant éperdument des 35h/semaine.

Cassons ce mite du travail! Si de force de travail il y a urgence, c'est bien à d'autres fins qu'à servir la soupe à l'ultralibéralisme trop complaisamment toléré. 

Paradigme paradoxal que de vanter les vertus du travail dès lors que celui-ci n'a pas (plus) valeur universelle. En d'autres termes, cessons d'opposer les intérêts particuliers au détriment de l'intérêt général! 

Bon, si sortir un bouquin au rythme dicté par l'éditeur est considéré comme un vrai taf, alors Bruckner, Onfray, Ferry, etc.. sont de sacrés bosseurs! 

De là à se prétendre penseurs, il y a un goût de prétention inavouée, sinon inconsciente. 

Au fait, à quoi sert un philosophe? Naguère, le bouffon du roi remplissait parfaitement cette mission. Il était miroir d'une société réelle. 

Belle Jeunesse indignée, continuez votre combat! Il est noble et légitime. 

Petit conseil bienveillant (et chauvin): écoutez Monsieur BREL. Philosophe sans le vouloir… Sans le pouvoir en vue. 

La liberté se gagne! 

 

 

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