BOUES ROUGES - POLLUTION PREVISIBLE A MANGEGARRI

POLLUTION DES EAUX A MANGEGARRI.  (mail du 03/02/2015 au Préfet)

Par mail et communiqué de presse la Préfecture a lancé une alerte le 30/01/2015 concernant une pollution de la nappe phréatique.

En cause, une résurgence de faible débit qui s’écoule sur le chemin de Valabre, phénomène qui n’avait auparavant engendré aucun déploiement de police.

Pour les propriétaires des lieux il s’agit d’une source à bon débit utilisée pour leurs usages et dont ils se servent depuis de très nombreuses années.

0nt ils consommés  sans le savoir une eau impropre ?

Les investigations de la DREAL sur le site ont permis de faire le lien avec le  stockage des résidus de Mange Garri exploité par l’usine Altéo on ne connait pas les conditions, la nature, l’étendue, les polluants impliqués.

Les propriétaires auraient tout intérêt à porter plainte, et à  procéder eux-mêmes à un prélèvement d’eau et  à le faire r analyser.

Le maire de Bouc Bel Air a pris un Arrêté n° 2015-08 le 30/01/2015 intitulé « Interdiction de prélèvement dans la nappe phréatique ».

Il serait opportun de vérifier si la source de Castillonne mentionnée par  l’étude du BRGM n° 55762-FR de juin 2007 a la même origine. Elle soulignait que «  ce point parait très touché par les rejets industriels provenant du plateau de Gardanne. Teneur en Aluminium, fluor, iode… »

Rappelons que dans le même secteur 4 sources alimentent les Jardins d’Albertas.

La connaissance des services de l’Etat, DREAL, BRGM, ARS. Etc.

Le contenu des dossiers de demande d’autorisations Préfectorales, ICPE du 16/11/2012 n° 323-2012 PC,  du 19/06/2012 et arrêté du 02/07/2012 n° 305-2012 changement d’exploitant en faveur d’Altéo. 

Dans la continuité de l’autorisation initiale et des pièces fournies par Aluminium Pechiney du 08/06/2007 n° 51-2006.

Il ressort de l’examen des pièces des différentes autorisations publiques que malgré toutes les études fournies il  n’a pas été tenue compte des risques potentiels concentrés sur le site.

Les visites de contrôle et remarques de la DREAL ont été  périodiquement signalées à l’industriel.

Le 25/04/2014 la DREAL et le bureau d’études Fondasol ont mis l’accent :

          Ancrage sommaire des inclinomètres des digues.

L’evaluation et  le suivi de la stabilité des digues, bassins n° 5-6-7.

          Les modalités de confinement des eaux de percolation.

          Les modalités de vidange du bassin n° 7.

          La transmission des résultats sur 5 ans portant sur la qualité des eaux souterraines relevées dans les piézomètres existants.

Extrait de l’étude d’impact de janvier 2006, déposé par l’industriel et réalisé par IDE environnement (page 13/14/15) jointe à l’autorisation ICPE.

« La nappe libre de la plaine d’Aix ou repose le site de Mange Garri s’étend sur près de 750 km2, capacité de stockage de 75 à 150 millions de m3.

La nappe circule à 0,70 m de profondeur. Ce niveau est influencé par les eaux de percolation en provenance des bassins de décantation de la bauxaline. Le PH est élevé suivant le BRGM. »

« Il n’existe pas de sources répertoriés au droit du site. Les résurgences historiques en pied de digue sont à l’heure actuelle drainée. »

                    Les drains sont-ils canalisés dans la Luynes ?

Les riverains ont constaté la mise en place de tuyaux,  qui disparaissent  à 10 m des berges de la Luynes.  

« Aucun captage dans les nappes, pour l’alimentation en eau potable à proximité du site de Mangegarri n’est répertorié par le SAGE de l’Arc.

Il existe des prélèvements dans la nappe libre de la plaine d’Aix sur des communes environnantes, Simiane 32 200 m3 an, Fuveau 131 600 m3 an, Beaurecueil 30 400 m3 an. »

                    Pour quel usage ? Est-ce que cela perdure en 2015 ?

« Le mode de circulation des eaux n’est pas caractérisé.

S’agissant d’aquifères karstiques la sensibilité à la pollution de ces eaux est importantes.

Des puits d’une profondeur de 7 mètres sont répertoriés par le BRGM dans la nappe libre de la plaine d’Aix à usage domestique. »

L’avenir :

Les risques ont été signalés à maintes reprises en vain, il a été passé outre.

Le PLU de la commune de Bouc Bel Air, classe le site en zone naturelle NP donc inconstructible pour le commun des mortels. Les remarques enregistrées par le Commissaire Enquêteur sont restées lettres mortes.

La DREAL par courrier du 20/05/2014 a émis un avis favorable pour la délivrance d’un second permis de construire par la mairie de Bouc Bel Air le 18/06/2014 n° PC 013 015 14 00028 de 512 m2 de shon pour 12 m de hauteur. Il s’agit du filtre presse n° 3.

Le n° 2 a été inauguré en présence des élus et des autorités au milieu de l’espace boisé sans soulever de questions. En prime, 50 % de financement public accordé sur un investissement total de 30 millions d’euros pour les deux (n°2 et 3)

Il faut savoir que le  filtre presse n°1 a été installé à l’intérieur de l’usine pour 7 millions d’euros financé en totalité par l’industriel de l’époque.

Inflation et technologie expliquent-t-il le doublement du prix ?

Le règlement de la zone naturelle NP stipule entre autre :

          « Aménagements liés au développement d’énergie renouvelable. »

                             CELA NE S’INVENTE PAS ?              

Les incertitudes doivent être levées, des bureaux d’études et de scientifiques indépendants doivent être mandatés au frais de l’Etat afin d’en assurrer la maitrise notamment :

Poussières inférieur à PM 10 et 2,5, les particules fines et ultra fines les plus dangereuses.

Composition des résidus, les produits chimiques issus du traitement de la bauxite.

Toxicité, les séquelles à long terme.

Comment on dépollue, les séquelles à long terme de la pollution des sols.

Les signaux d’alertes répétés :

Les eaux souterraines notamment lors de  l’enquête publique du SAGE bassin versant de l’Arc, ma contribution dûment enregistrée n’a pas été prise en considération, elle se trouve sur le blog « La Loupe de Simiane Collongue »

Les études, inhalation des poussières limités aux particules PM 10 et 2,5 qui ignore les plus dangereuses, les fines et ultra fines.

 La composition des résidus, la toxicité éventuelle, les séquelles à long terme, pollution des sols.

 Comment on dépollue réellement et non pas de façon cosmétique.

Qui paie  au-delà des cautionnements prévus à l’autorisation ICPE, les échéances de l’engagement de l’industriel à court terme ?

Social :

L’emploi, son accompagnement passe par la transparence, la situation financière n’est pas accessible, les comptes sociaux 2012, 2013 non publiés.

L’accès aux documents, le service de la publicité foncière ne peut délivrer la copie de la promesse unilatérale de vente en l’absence de régularisation du notaire ce qui aurait permis d’apprécier « la cession partielle d’activité »

 Le rapport du Commissaires aux apports fourni par le greffe du Tribunal de Commerce de Nanterre éclaire sur le sujet des conditions suspensives :

QUI A SIGNE EN JUIN 2012 AU NOM DE L’ETAT LES AUTORISATIONS DEMANDEES PAR HIG FCPR FRANCE ?

Madame la Ministre de l’environnement, Monsieur le Préfet vous avez l’autorité pour exiger la connaissance et la transparence sur l’ensemble des sujets, économiques, financiers, santé humaine, pollution ce qui devraient permettre d’aboutir à des  décisions éclairées. Le respect de tous.

Simiane Collongue le 02/02/2015.

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