BOUES ROUGES : DEPUTE PREMAT ECRIT AU GOUVERNEMENT.

Le 21/04/2015, le Journal Officiel, publie la question au gouvernement n° 78 232 du député Cristophe PREMAT représentant les Français établis en Europe du Nord.

Un député éloigné de notre région qui n'hésite pas à poser des questions constructives d'une éventuelle sortie de crise.

Quand à nos élus du "coin" (gardanne) trop occupé  à la rentrée des cotisations de l'économie circulaire, ils sont aux abonnés absents.

Le slogan était " privilegié l'action à l'incantation" hors la resurgence l'actualité de l'enquête publique et les informations qui ont suivis auraient mérité une ligne.

Ce n'est pas un nouveau sur le sujet des boues rouges,  notre député est intervenu par une question écrite le 16/09/2014 n° 63945 la réponse du Ministère de l'Ecologie est intervenue le 25/11/2014. Volontairement je ne mets pas de lien cherchez un peu comme je le fait.

J'ai pris contact il y a deux mois àvec M. Premat, il m'a écouté, répondu rapidement, j'ai transmis mes constatations pour le reste il n'avait pas besoin de ma modeste personne. Je le remercie de sa confiance, j'ai respecté la confidentialité.

 1/Cette question met tout le monde devant ses responsabilités, au niveau de l'emploi comme celui de l'environnement.

2/Ce serait une politique audacieuse et volontariste de ré-industrialisation dans la logique des investissements de soutien à l'économie Européenne.

3/Si rien de constructif n'est entrepris, ce sera le marché qui décidera seul d'une délocalisation complète.

Je partage totalement les reactions à mon mail de M. Claude Calvet.

Attendons les réponses et les actes aussi bien gouvernemantaux que ceux de l'industriel. 

Est il nécessaire de rappeler que de nombreuses familles sont concernés aussi bien par l'emploi que la protection de l'environnement.

                                    LE TEXTE:                                                        

14ème legislature

Question N° :

78232

De M. Christophe Premat ( Socialiste, républicain et citoyen -

Français établis hors de France )

Question écrite

Ministère interrogé > Écologie, développement

durable et énergie

Ministère attributaire > Écologie, développement

durable et énergie

Rubrique >déchets, pollution et

nuisances

Tête d'analyse

>politique et

réglementation

Analyse > entreprose Alteo. BRGM. rapport

Question publiée au JO le : 21/04/2015

Texte de la question

M. Christophe Premat attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie

sur les conclusions du rapport du bureau de recherches géologiques et minières rendues publiques le 1er avril sur

l'usine d'alumines d'Alteo Gardanne (Bouches-du-Rhône). Selon le rapport, en application de l'article R. 512-7 du

code de l'environnement, il a été demandé à la société Alteo Gardanne de faire procéder à une tierce expertise de ce

dossier, laquelle a été confiée au BRGM. Cette tierce expertise porte sur les solutions technologiques de traitement

des boues rouges et effluents liquides résiduels étudiées par l'industriel. L'impact des rejets en mer ne fait pas partie

du périmètre de l'expertise confiée au BRGM. Le BRGM a été chargé d'examiner les technologies envisagées par

Alteo pour vérifier si elles font partie des meilleures technologies disponibles au niveau mondial, ou s'il existe des

technologies alternatives ou complémentaires qui permettraient de réduire, voire supprimer, les rejets en mer. La

mission du BRGM intégrait aussi l'appréciation de l'impact économique de ces éventuelles technologies alternatives

ou complémentaires. Le rapport de 173 pages analyse les solutions existantes en évaluant les techniques utilisées

par la société Alteo. Il existe une contrainte géographique et géologique du site qui, si on prend en compte l'histoire

de ce projet, est due à des choix contestables de localisation. Une conclusion du rapport retient cependant

l'attention: le BRGM a réalisé un parangonnage international concernant les techniques de gestion des boues rouges

et des effluents résiduels, et a examiné de manière critique le parangonnage produit par Alteo. À l'issue du

parangonnage, le BRGM n'a pas identifié de solution permettant de supprimer totalement les effluents liquides : une

telle solution existe, mais nécessite de vastes bassins de décantation et d'évaporation des eaux (lagunage).

L'emplacement géographique de l'usine ne permet pas sa mise en oeuvre. Le rapport montre que cette solution n'est

pas compatible avec les finances actuelles de l'entreprise. Néanmoins, un investissement prenant en compte la durée

de vie du fonds communs de placement à risques et la nécessité, dans l'optique de la transition énergétique, de

relocaliser ces activités industrielles pour envisager ce lagunage, pourrait être source d'emplois respectueux de

l'environnement. Il aimerait savoir si le Gouvernement entend accompagner cette restructuration de l'entreprise pour

investir dans cette solution et si une stratégie plus ambitieuse pouvait être élaborée dans le double intérêt de

l'environnement et de l'emploi.


 

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