BOUES ROUGES : MIRACLE EN EAU TROUBLE

LES LOIS SONT UTILES A CEUX QUI  POSSEDENT ET NUISIBLES A CEUX QUI SUBISSENT.

Le contrat social, Jean Jacques Rousseau.

Le savoir-faire de l’ensemble des salariés de l’usine de Gardanne un atout mondialement reconnus qui mérite un outil performent.

Vétuste, faute d’investissements majeurs et en l’absence des  meilleures technologies disponibles elle se destine à la casse ou opérations financières ?

                                            SOMMAIRE.

    Une démarche citoyenne, les acteurs.

     La Guinée, un eldorado minier qui fait saliver.

     Le poids des réseaux, l’indifférence de nos élites.

     Les destinataires des courriers.

     Les documents réclamés, la situation.

     La redevance sur l’eau,  Cour des Comptes rapport 2015.

     Récapitulation connue des aides publiques consenties.

      L’organisation du marché d’Altéo.

      Comprendre la chaine logistique, le coût des prestations.

      Coordination à venir Préfet/industriel.

     Station de traitement des eaux, la communication « pure ».

      Décharge de Bouc Bel Air, Mange-Garri.

      Lobbying, élus de la nation, un état stratège défaillant.

Des comptes sociaux chroniquement en perte, ou est ce qu’on gagne ?

Une démarche citoyenne, les acteurs :

Handicaps et dépendances aux aides publiques et aux faveurs, rentabilité négative chronique, les évolutions du marché mondial de la bauxite, de l’alumine et de l’aluminium ne sont pas encourageantes.

Un propriétaire qui n’est pas engagé sur le long terme, une opération financière masquée en vue d’un portage dont la durée est de 5 à 7 ans.

Le gestionnaire HIG Paris/Miami n’est pas réputé pour œuvrer dans la philanthropie. Son métier et c’est d’abord sa réputation, servir à ses  investisseurs les meilleurs taux de placements, consolider un retour confortable des capitaux investis à la satisfaction prioritaire de sa clientèle.

Préserver l’emploi l’accessoire utile aux conciliabules et tractations de « couloirs » auprès des élus et autorités. De nos jours il est plus aisé de lever des capitaux  que de sortir avec JOB de chez Pôle Emploi ou de le pérenniser

Rétablir la confiance passe par des propositions fortes, un vaste chantier pour l’ensemble des décideurs. C’est largement possible de concrétiser une vision d’ensemble performante, la remise en cause de la localisation,  le choix d’importer minerai ou alumines suivant un plan de développement.

Les boues rouges c’est comme l’huile elles remontent à la surface d’autant plus que depuis l’exploitation du procédé Bayer dans le monde il en a été produits 3 milliards de tonnes, de lourdes suspicions pèsent sur ce marché.

S’informer des coûts probables depuis la zone d’extraction du minerai de bauxite en Guinée, déterminer un prix de revient afin de comparer les résultats obtenus aux statistiques des douanes.

Les informations retenues ont pour origine, la communication des entreprises, le net, des reportages etc. il est indispensable de croiser les données. La qualité, la composition minérale de la bauxite, métallurgique ou calcinée, les facteurs déterminant du prix d’achat.

Miami, lieu de rencontres incontournables, pouvoirs, négociations, prospectives du marché de l’aluminium mondial. Lieu du siège HIG.

La 22 ème conférence mondiale est annoncé pour février 2016, comme chaque année à Miami seront  réuni le gotha des compagnies 154, avec 220 participants, représentant 42 pays dont notre industriel, les déclarations des  intervenants sont instructives sur l’état du marché.

 La Guinée, un eldorado minier qui fait saliver.

 Au moment où le Président A. Condé est réélu, une enquête préliminaire  pour corruption et blanchiment de capitaux est ouverte par le Parquet de Paris contre un membre de son entourage elle est initiée par Grégory Mathieu, un lobbyiste. Prochain développement à découvrir dans la presse.

De nombreux personnages voyages en Guinée prodiguant leurs conseils au rang desquels, G. Soros, Tony Blair ou Bernard Kouchner en ces occasions ils croisent l’incontournable Fadi Wazni sans lequel avec quelques autres rien ne se fait dans la filière minerai de bauxite dans ce pays.

Propriétaire de titres miniers via UMS et collectionneurs de Présidences dans différentes entreprises locales dont SDV Guinée (groupe Bolloré).

La consultation numérique des enseignements :

-      Réserve de minerai de bauxite, représentant les 2/3. Les richesses en fer et autres sont quasiment inestimable.

-      Classement 145 sur 174 par l’ONG Transparency International pour la corruption.

-      La CBG, société d’Etat mixte de Guinée a son siège dans l’état du Delaware (USA)  hospitalité en matière de fiscalité, finances.

-      Les taxes minières en Guinée ne sont plus alignées sur les prix FOB sources de tractations parfois obscures (autorités).

-      Une population de 11 millions, 50 % vivent avec moins 1 $ jour.

-      Un pays qui pose, comme l’Indonésie qui interdit l’exportation du minerai,  un objectif politique  augmenter les capacités de production de l’alumine sur place, privilégier la transformation et pourquoi pas de l’aluminium.

Le poids des réseaux, l’indifférence de nos élites :

Plan médias, synchronisation avec les services Préfectoraux, l’enquête publique et son résultat actée depuis l’origine, la démocratie en action…

Gouvernement, Préfecture, Elus de tous bords, Commissaire Enquêteur, industriels tous ont été saisis à plusieurs reprises concernant la « finance sans visage » cher au Président Hollande du Bourget. Une omerta et une organisation soigneusement orchestrée par des professionnels. 

Destinataires des courriers (détail sur le blog) :

          Mme Royal (04/08/2015, 23/02/2015 sa réponse du 20/04/2015 pour m’adresser au Préfet sans aucun commentaire.

 Les Préfets, Cadot le 03/05/2015, plus rappel au remplaçant Bouillon.

          Les élus maires, Mei, Maillié, Boré, Millon, Gaudin.

          Les députés, Lambert, Deflesselles.

Aucune réponse ;

Documents réclamés, la situation ( détail voir le blog) :

          Direction des impôts, le 28/10/2014, réponse du 16/02/2015 au sujet de la promesse unilatérale de vente.

Il s’agit du transfert de propriété du bâti et des terrains à Altéo.  En l’absence de régularisation par le notaire parisien. Au cours du mois d’aout 2012, l’acte a été refusé, le délai d’un mois non respecté, définitivement rejeté en janvier 2013.

Péchiney est encore le propriétaire au regard de l’administration ce qui pose questions en cas de difficultés financières ou de revente de l’usine.  

L’administration a répondu début janvier 2015 et confirme ce qui précède.

On devrait y trouver aussi l’ensemble des conditions de la vente y compris suspensives, l’accord des autorités a été requis. Malgré les demandes on ne sait toujours pas qui a engagé l’Etat en juin 2012.

L’explication probable de cette attitude la volonté de ne pas informer les tiers un peu trop « curieux  voir pointilleux ».

          Autorité des Marchés Financiers (AMF), le 04/09/2015, le gendarme de la bourse, chargé du respect des règles et des publications au public.

Le service de gestion d’actifs, après plusieurs appels téléphoniques ne souhaite pas répondre concernant mes demandes concernant les investisseurs, la notice du FCPR, son gestionnaire HIG etc.. Il faut rappeler que le gestionnaire n’est pas un inconnu des autorités particulièrement de la BPI (Jouyet/Royal) de plus l’acteur décrié du dossier Molex.

Mon interlocuteur a sollicité sa hiérarchie sans aucun résultat.

          Président Tribunal de Commerce d’Aix en Provence le 23/08/2015 concernant l’absence de dépôt des comptes sociaux pour 2012/2013/2014.

Une formalité obligatoire. Altéo a été contacté et relancé par le greffe sans effet, confirmation de la volonté de ne pas publier. Il a été conseillé de prendre un avocat et de saisir la justice.

Le citoyen se doit de se substituer à l’impuissance du Tribunal qui a  pourtant des moyens pour exercer ses prérogatives et obligations.

La connaissance des comptes sociaux permettrait une approche publique et plus précise de la situation de l’usine, les syndicats connaissent la problématique de rentabilité dans le cadre des instances sociales.

Les chiffres connus, Aluminium de spécialités devenu Altéo.

Exercices, 2010 perte de 4 millions €          2011 perte de 16 millions €

Pour 2012/2013/2014 aucune publication. La minoration de la redevance sur l’eau devrait améliorer la présentation des comptes pour 2014/2015.

Aluminium Pechiney (propriétaire de la canalisation obsolète, fuites, soutenue par des sacs)  filiale à 100 % de Rio Tinto Alcan en cours de vente.

Exercices, 2014 perte 60 millions €   2013 perte 137 millions €                  2012 perte 461 millions €.

Qu’elle sera la position du propriétaire cas d’incident majeur sur la canalisation de 50 ans d’âge prévue pour une durée de vie de 20 ans et dans état dégradé (vidéo) ?

Avec des capitaux propres  négatifs au 31/12/2014 à hauteur de 667 947 139 euros une entreprise qui devrait être déclarée en faillite ne pourrait pas faire face à ses obligations. L’Etat devant se substituer.

 Malgré des pertes vertigineuses, Pechiney et Rio Tinto ont toujours publié.

                     Altéo n’est pas dans ce cas de figure, pourquoi ?

Dans le même ordre d’idées Altéo ARC, le 21/06/2013, l’associé unique (FCPR et son gestionnaire HIG) décidait malgré un actif net devenu inférieur à la moitié du capital social de poursuivre l’activité.

L’absence  de dépôts des comptes sociaux (2012/2013/2014) des sociétés, Altéo Holding et Altéo il n’est pas possible d’évaluer les situations à fin 2014, par contre à fin 2011 ce n’était pas brillant, une situation identique.

Altéo et sa communication, des comptes en bénéfices, les médias auraient été informés par le menu. L’état ne se préoccupe de rien apparemment.

 

 

                 Le rapport annuel de la Cour des Comptes février 2015.

                         Redevance de l’eau rejet en mer. (Page 78)

 

 La redevance jusqu’en 2012 acquittée par Rio Tinto Alcan portait sur des rejets relevant des catégories de pollution « matières en suspension » et toxicité aigüe ».

La fin du plafonnement de cette taxe en 2014, prévu par la LEMA aurait dû alourdir considérablement la contribution de l’entreprise.

Afin d’éviter cette augmentation, la loi de finance rectificative pour 2012 à la suite d’un amendement parlementaire, a créé une nouvelle catégorie de pollution, la « toxicité aiguë rejetée en mer au-delà de 5 km du littoral et à plus de 250 mètres de profondeur «  taxée au maximum à 4 €/kiloétox (mesure de la quantité de toxicité). Seule entreprise concernée Altéo par cette nouvelle catégorie de pollution n’est plus imposé sur la base de rejets relevant de la catégorie « toxicité aigüe ».

En outre, après avis conforme du comité de bassin, le Conseil d’Administration de l’Agence a fixé le taux au quart du plafond légal soit 1€/kiloétox, taux douze fois inférieur à celui de la catégorie « toxicité aigüe ».

La redevance due par l’entreprise devrait passer en 2014 de 13 millions € à environ 2,5 millions €.

Dans le même temps, le conseil d’administration a décidé d’alourdir la taxation des matières en suspension en haute mer en relevant mais seulement à partir de 2016, le taux de 3 % à 90 % du taux plafond.

Les rejets solides devraient s’arrêter au 31/12/2015, le nouveau taux s’appliquerait qu’au cas où les rejets se poursuivraient après cette date.

file:///C:/Users/DAD/Downloads/20150716-refere-72216-gestion-agences-de-leau-rep-min-ecologie%20(2).pdf     

La réponse de Mme Royal du 08/07/2015 au courrier du 29/04/2015 de la Cour des Comptes, référé n° 72216 « cause toujours, pas un mot. »

D’autant plus qu’il est fait mention de l’absence de contrôle de gestion sur site, l’émetteur du titre de paiement est aussi le contrôleur, il est demandé d’y mettre bon ordre ainsi que de nombreuses appréciations peu flatteuses.

Une démarche auprès de M. Didier Mignard Président ? Avec peut être une réponse. Les motivations  de cette aide ne sont pas exprimées.

Les missions de la Cour des Comptes (en tête du site) :

A/S’assurer du bon emploi de l’argent public, en informer le citoyen.

B/La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. (Article 15 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen).

                     TOUT EST DIT MAIS RIEN N’A BOUGE.

Rappel, l’amendement a été présenté par le député de la circonscription de l’époque, questeur de l’Assemblée Nationale en 2012, M. Richard Maillié actuel Maire  de Bouc Bel Air.

Les couloirs et bureaux sombres de l’Assemblée comme décors pour une   faveur  de 10 millions d’euros an. La justification,  distance,  profondeur, des arguments fallacieux sans aucune autre consistance ou motivations juridiques ou fiscales.  Un scandale d’Etat qui perdure.

L’agence de l’eau Méditerranée trouvera les fonds de remplacement dans les poches des citoyens ?

 L’union sacrée, consensus politicien  autour de l’industriel,  calculs  fort éloigné de la protection de la santé humaine et des pollutions.

Qui aura le courage de déposer une question au Gouvernement ?

Rétablir cette taxe en l’état initial y compris pour les effluents liquides nouveaux chargés eux aussi de métaux lourds en suspension.

 

Récapitulation connue des aides publiques consenties :

Si l’on intègre Péchiney, en 50 ans, rien que le cycle nationalisation, privatisation on dépasse les 30 milliards de francs auquel il faut rajouter la période 1996/2012 en euros c’est vertigineux,  personne ne s’en émeut.

La dette écologique, rejet gratuit en mer et à terre 565 millions € en 50 ans, chiffrage sources Michel Barnier Ministre de l’Ecologie et études  interne chez Rio Tinto de 2011. Une énorme faveur offerte aux industriels successifs.

Ce qui a été octroyé à Alteo en 3 ans (montants à parfaire) :

          Participation à deux filtres presses.            15 millions €.

          Dettes écologiques 10 millions, 3 ans.        30 millions €.

          Redevance eau (amendement Maillié).       20 millions €.

          Subvention recherches et développement    5 millions €.

Impact sur compte d’exploitation 55 millions €. Hors investissements.

          Douane de Nice, taxe sur les pollutions :

La TGPA, le centre de gestion est à Nice, après avoir demandé le 10/01/2015 copie des déclarations, imprimés CERFA n° 12036*13, il m’a été répondu «  couvert par le secret en matière industrielle et commerciale ce n’est pas communicable au tiers. » secret fiscal.

On ne connait donc pas la nature des produits  déclarés ainsi que le montant payé. La collecte de la taxe en France, de l’ordre de 20 millions €.

La production de l’usine de Gardanne :

L’autorisation de traitement du minerai de bauxite porte sur un maximum de1 500 000 tonnes. Les importations réelles sont comprises suivant les années entre 1,1 et 1,4 millions de tonnes.

 Il est extrait  400 000 tonnes d’alumines dont 200 000 tonnes acheminé vers les 3 autres usines du groupe.

Le reste sert à la fabrication de produits aluminium de spécialités. (Tonnage inconnu) qui représente 40 % d’exportation en Europe et 40 % en Asie.

Pour l’exemple en 1966, pour 1,3 millions de tonnes de minerai il fallait :

          170 000 tonnes en charbon/lignite, remplacé par le Gaz.

          84 000 tonnes de fuel. Lessive de soude 16 400 tonnes. EDF 103,4 millions de kilowattheures et 3,650 millions de m3 d’eau.

L’organisation du marché d’Altéo :

Le réseau commercial est dense particulièrement en Asie, les clients sont-ils facturés directement par l’usine ou bien est-ce le réseau qui s’en charge ? Le différentiel, la marge est constatée dans qu’elle pays ?

Le marché mondial de l’aluminium se situe en prix de vente 2000/2500 euros la tonne, s’agissant de produits spécifiques la valorisation pourrait être supérieure.

Quoi qu’il en soit, l’ensemble du Chiffre d’affaires Altéo (source publique) est d’environ 210 millions d’euros pour 4 usines ? Gardanne seul ?

Ce qui en fait une PME dans un domaine de niches en pleine évolution.

 La concurrence des majors, russes, chinois, Rio Tinto Alcan etc. Ils investissent dans des usines modernes au plus près des zones d’extraction du minerai, exporte l’alumine ou fabriquerons sur place les produits finis un processus est engagé sous l’impulsion politique des états producteurs.

Combien de temps pourra tenir l’usine de Gardanne en l’état ?

Le FCPR, propriétaire et associé unique pour encore deux ans ? Les gestionnaires de HIG  après avoir assuré pendant 5 à 7 ans la direction ne seront-ils pas tenter de produire en Asie  au plus près des clients, le directeur Asie s’en est ouvert en 2014 à la CCFJ.

Il plane sur l’usine de graves difficultés de continuation d’activités, la structuration financière du montage FCPR/SASU permet de faire face à de nombreuses situations conflictuelles et de solvabilité.

L’appel à des opérations sur instruments financiers (voir AMF) échappent parait-il au droit des faillites, le respect du secret des affaires…

 

Comprendre la chaine logistique, le cout des prestations :

Il s’agit d’un minerai à faible valeur à la tonne, exploités à fortes cadences (10 à 30 Mt. /an) qui sont exportés en vrac avec un traitement minimum.

Obligation d’équipements lourds et d’infrastructures :

          Matériels Miniers – Voie ferrée- Port en eau profonde- Vraquiers.

L’empreinte carbone, transport maritime Conakry/Fos  4188 km,  chemin de fer en Guinée 150 km, déchargement, acheminement fer Fos/Gardanne.

L’approvisionnement en minerai est la continuation par Altéo des contrats à long terme négocié en son temps par Rio Tinto Alcan voir Pechiney des acteurs incontournables en Guinée, un secret bien gardé.

 

Les recherches tarifaires afin de se situer :

Le code minier de Guinée 2011 pour plus de précision, http://www.sabarifm.com/10/1546/a/fr/communique-la-guinee-a-ratifie-des-amendements-au-code-minier-visant-a-assouplir-le-regime-fiscal-envoyant-ainsi-un-n.html

La réception du minerai à FOS/Caronte représente environ 20/25 navires de 60 000 tonnes. Un tonnage moyen annuel de 1,1 à 1,4 millions.

Les éléments de prix déclarés aux douanes, suivant la nomenclature code produits n°26060000, la valeur CAF, c’est à dire coût du minerai de bauxite, transports, assurances,  en 2014, tonnage 1 051, 091, valeur  43 871 000 €.

 Soit 41,74 € la tonne.

Hypothèse 1 :

Prix de revient d’une tonne de minerai de bauxite brut, contrat long terme :

FOB Conakry/Kamsar  5 $ soit                            4,30 €

Transports maritime, tramps 10 $ la tonne           8,80 €

Douane, tarif  20000 € par bateau de 60000 t.      0,33 €

Taxes minières et divers 7 $                                  6,57 €       

Cout à la tonne arrivée port de débarquement FOS, 20,00 €.   

Hypothèse 2 :

Prix de revient d’une tonne de bauxite calcinée, contrats récents :

FOB Conakry/Kamsar 30 $ la tonne                               26,40 €

Transports maritime, tramps vraquiers, 10 $ la tonne       8,80 €

Douane, tarif 20 000 € par bateau de 60 000 t.                    0,33 €

Taxes minières, divers                                                          6,57 €

Cout à la tonne arrivée port de débarquement FOS,         42,10 €

Cette hypothèse n° 2 est en cohérence avec les déclarations douanes à 41,74 €., la n° 1 constate un écart....

La connaissance des conditions d’achat du minerai de bauxite contenues dans les contrats à long terme des industriels précédent serait utile au moment où l’usine nécessite une relocalisation ou des investissements.

L’absence de la preuve n’est pas la preuve de l’absence.

La vision du BRGM Afrique, le ralentissement économique mondial sur ce marché, creuse le déséquilibre entre l’offre de bauxite et la demande. Les stocks grossissent.

De plus, la forte baisse des cours a pour conséquences :

-      La fermeture de mines.

-      L’abandon de projets non économiques en raison du cours à long terme revu à la baisse.

-      L’heure est aux économies, à l’amélioration de la productivité et à la préservation des liquidités.

-      La relance pourrait intervenir vers 2020/2025.

Depuis Fos jusqu’à rendu usine, s’ajoute le coût de la zone de stockage au quai minéralier, l’acheminement par fer  par Euro Gargo Rail, opérateur privé  (ex Deutche Bahn) soit 700 trains à l’année, livraison de 3300 t. chaque jour via deux trains de 60 wagons.

Le contrat de 3 ans arrive à échéance le 31/12/2015.

Coordination  à venir Préfet/industriel :

Le Préfet par son courrier du 01/10/2015, adressé au Président de l’Union des Calanques du Littoral précise deux points :

-      Le rapport de la commission d’enquête sera rendu vers fin octobre 2015, élément important d’aide à la décision.

-      Les résultats définitifs des pêches complémentaires, (demande d’Avril par Mme Royal) sous le contrôle de l’ANSES sont attendus pour fin décembre 2015, les données intermédiaires pour fin octobre 2015.

Confirmation de nos remarques et constatations lors de l’enquête d’août 2015 ces analyses complémentaires ne s’y trouvait pas. Pourquoi ?

La raison est fort simple :

-      L’enquête d’Août, les documents déposés à l’identique de celle retirée d’avril 2015 ni plus ni moins. L’astuce, avec 7000 pages personnes ne s’en apercevrait. C’est tout le contraire.

-      ANSES a été chargé par Mme Royal de piloter ces analyses. Les résultats définitifs connus qu’à fin d’année 2015.

-      Pour respecter l’échéance de fin décembre 2015, il était impératif d’établir le calendrier à rebours, l’impasse des résultats tardifs.

-      Cette demande du Ministère de l’Ecologie n’étant pas présente dans les délais se pose la question de la validité de l’enquête.

-      Manœuvre et manipulation le sentiment général.

 

Tenter de lutter contre l’opacité généralisée et organisée, l’ensemble des remarques détaillées ont été déposés  auprès de la Commission, le président exigera-t-il des réponses  précises ou bien bottera-t-il en touche ?

Inauguration station de traitement des eaux, de la communication « pure ».

Le texte des invitations d’Altéo.

          Tourne la page des boues rouges.

          Amélioration de 99,95 % la qualité de son rejet.

          Progrès environnemental considérable.

          Présentation suivi d’une collation.

En fait, les 99,95 % d’amélioration concernent uniquement le contrôle du ph et la rétention de la plupart des matières solides destinées au stockage à Mange-garri, et en aucun cas à la dépollution des molécules dangereuses en solution largement diluées (comme pour les statistiques) avec des eaux propres pour les besoins très opportuns de fonctionnement de la conduite.

Si on comprend bien l’industriel/financier les séquelles à long terme des boues rouges pour l’industriel ce n’est plus son problème, la page est tournée.

- La connaissance des résultats scientifiques indépendants, inconnue.

- L’information disponible provient de la notice de l’industriel.

La plus couteuse des solutions, l’osmose inverse, n’est évoquée que pour mieux rejeter tout autre traitement des effluents liquides.

Il est vrai que produisant dans ce cas une eau exempte de sels minéraux elle est impropre à la consommation, à l’élevage et à l’agriculture, mais pas à la communication d’un élu embourbé en précampagne électorale.

Rappel des remarques et réserves contenues dans les documents de l’enquête publique,  les méthodes conduisant aux taux d’abattement :

L’effluent futur, reconstitué en laboratoire, les taux appliqués sont arbitraires, virtuelles il faudra contrôler la qualité au cours de l’année 2016.

La communication de l’industrielle, un moment opportun à savoir la réception de l’avis de la commission d’enquête ne trompera personne.

Avancé technologique remettant en cause l’enquête publique ? Les rejets en mer devenant inutile, le sort de la canalisation remis en cause, démontage ?

De l’eau bonne à boire, les dirigeants et les élus présents  auront l’occasion de la déguster lors la collation qui sera offerte.

   Décharge  de Bouc Bel Air, Mange-Garri :

La modification substantielle concernant la composition des rejets à compter du 01/01/2016 n’a pas été considérée comme remettant en cause les conditions d’exploitation, de l’eau supplémentaire  (30 %) et des reliquats solides seront déversés avec un ph 12.

Une erreur manifeste quant aux conséquences et aux anomalies.

Le contenu en eau augmentant, la combinaison pluie, ruissèlement, sismicité, le barrage vers la Luynes sera en risque de trop plein avec des conséquences désastreuses.

L’incidence nouvelle méritait la vérification de l’impact, les dangers, la stabilité des ouvrages de retenues, après une visite d’inspection de la DREAL, le préfet a mis en demeure de réaliser les travaux en juillet 2015.

Implanté en zone naturelle, que ce soit POS ou PLU des permis de construire ont été accordé en bordure malgré l’engagement d’Alcan de ne rien demandé.

Le maire ardent « collaborateur » de l’industriel, après être intervenu pour la baisse de la redevance sur l’eau,  signera en septembre 2015 une charte pour la protection de l’environnement sans au préalable engagé sur fonds municipaux des analyses indépendantes pour :

-      Etablir ou pas le lien entre les pathologies humaines existantes, un  signal d’alarme, les publications de fin 2014.

-      Ce n’est pas une vague charte qui protégera des risques la population, principe de précaution mais d’abord de prévention.

-      L’ARS a confirmé pour un des riverains des pathologies cancers.

-      La résurgence déclarée en  Janvier 2015, arrêté Préfectoral et municipal d’interdiction de prélèvements, les analyses provisoires ont été publiées (blog) les résultats définitifs toujours aux abonnés absents malgré relance de la DREAL.

-      La pollution des eaux souterraines avérées trouve son origine sous l’usine, la décharge de Mangegarri, la source de la Castillone mitoyenne des jardins d’Albertas, (dixit BRGM)

 A la différence des pollutions en mer, on possède à terre et sous nos yeux des éléments à portée de mains pour réaliser des investigations.

          La décharge 30 hectares, sur un domaine plus vaste, pour une contenance de 3,6 millions de m3 équivalent de 4,5 millions de tonnes.

          Le vallon d’Encorse a été remblayé sur une hauteur de 47 mètres.

Les risques atmosphériques, envolement de poussières, tout est rouge dans le périmètre de l’usine et de la décharge, différentes études précisent : « Sont concerné 7 communes mitoyennes, une population de 200 000 habitants dont 35 % à risques (enfants, écoles, crèches et personnes agées).

Il est vraisemblable que les poussières soient dangereuses pour la santé, aucune épidémiologique n’a été dévoilée pour le secteur, volonté délibéré ?

Elles contiennent des particules toxiques comme la silice, le plomb, le cadmium, lorsqu’elle se mélange à l’eau et à l’air elles deviennent corrosives.

Il suffit de constater les effets sur les carrosseries de voitures et des objets métalliques pour se rendre compte de l’action. Imaginez sur les poumons ?

 Un dossier complet sera publié prochainement avec les mises à jour.

 http://www.alteo-environnement-gardanne.fr/IMG/pdf/3-etude_de_dangers.pdf   

Extraits, dangers et risques par Alcan en 2006.

Sismique, l’ancien classement zone à sismicité très faible. Depuis le décret n° 2010- 1255 du 01/05/2011 la zone est classé 3 c’est-à-dire aléa modéré.

Un risque que ne pouvait pas être écarté déjà en 2006.

Inondabilité, risque de crues torrentielles sur la Luynes au nord du site.

A l’époque l’étude des zones inondables ne sont pas terminées, dans le cas où la station de pompage et le bassin de secours Alcan s’engage à surélever les têtes de puits. Est-ce actualisé ?

La Luynes est un cours d’eau non domanial dont la propriété (lit et berges) relèves des riverains propriétaires qui se doivent d’assurer l’entretien.

Risque faible qui ne sera pas retenue.

Affaissements et glissements de terrain, le risque est retenu.

Risques liés à la foudre, le risque foudre est retenu, la commune de Bouc Bel Air est plus exposée aux manifestations orageuses que la moyenne nationale. La présence d’un massif forestier est un risque majeur de par la foudre.

Il n’y aura pas de construction sur l’emprise du site Alcan de Mangegarri, pourtant deux filtres presses sont construits.

Evénements climatiques extrêmes, pluies orageuses, vents violents, elles peuvent engendrer des crues torrentielles. Risque pris en compte.

Accidents de transports, aéronefs, routier, ferroviaire, non retenues.

Malveillance, site fermé, portail avec cadenas, absence de clôture pour partie ne permet pas d’écarter des intrusions. Gardien suivant horaires.

Exploitation minières, Un filon a été exploité à 1255 m de profondeur au droit du bassin n° 5 et de la digue D5, risque faible exploitations totales par longues tailles foudroyées. (Voir CDF et DRIRE).

Feu de forêts, un risque majeur dans une zone naturelle boisée, un départ de feu sur le site de Mangegarri (local électrique par exemple) pourrait entrainer des effets importants et pourraient porter atteinte gravement à la sécurité des biens et des personnes.

Glissement de terrain, rupture de digue, les digues B6 et B7 subissent de légères déformations de faible amplitude dans le temps. La digue B5 présente peu de risques en dehors du risque de coulées pouvant être générés lors d’événements de liquéfaction sous sollicitation sismique.

Un suivi mensuel des digues B5, B6, B7 et inter bassin 6-7 sera assuré. Si les digues B6 et B7 venaient à présenter le moindre signe d’instabilité elles seraient renforcées par des apports de bauxaline. (Nota des inclinomètres ont annoncés suivant rapport d’inspection ce type de problèmes).

 Lobbying, élus de la nation, un état stratège défaillant :

-      Les élus, devraient retenir une vision strictement économique.

-      Encourager la transparence, renforcer les contrôles.

-      Ne pas être ennemi de l’entreprise en contrepartie de comportement rationnel.

-      Arrêter de subir les pressions qui suscitent des opportunités d’intérêts et peut être de corruption.

-      En écoutant, ils peuvent proposer des Lois respectueuses d’impacts sur la santé humaine, des pollutions, évaluer le coût sociétal.

-      Ne pas prendre pour argent comptant les arguments de communication des industriels.

-      Proposé que les honoraires versés pour les études et pris en charge par l’entreprise  ne soient pas déductibles des impôts.

-      Se préserver de ce qui est de la défense de l’intérêt public pour lequel ils sont élus et non pas d’intérêts privés.

-      Les accords avec l’industrie du tabac prévoient l’obligation de publier ses rencontres. Pourquoi pas pour toutes aides ?

-      Depuis 2013, un registre de transparence existe à l’Assemblée Nationale qui oblige à déclarer le nom des clients, les montants, aucun contrôle, aucune vérification de prévus.

Lobbying :

-      Le poids des réseaux de toutes natures, le copinage ou encore proposition, acceptation de rémunérations, toutes les dérives cohabitent.

-      Le changement les entreprises y sont réfractaires dès l’instant ou leurs intérêts sont menacés.

-      Le chantage à l’emploi, la menace permanente.

-      La communication gagnante de Pechiney ainsi que de Rio Tinto Alcan un outil qui fonctionne chez Altéo mis en œuvre par les anciens dirigeants toujours présents et très introduits.

 L’Etat stratège :

Il a sombré par un manque de clairvoyance et d’illusions dans un monde économique complexe.

Distribuer des aides pour rendre notre économie plus compétitive doit s’accompagner de critères de contrôles.

L’Etat est devenu inaudible en s’effaçant, les élus locaux ne portent pas les inquiétudes du terrain du citoyen, leurs préoccupations une réélection.

Il se doit de prendre un rôle majeur en réunissant les acteurs de la filière aluminium afin de poser les bases et les conditions d’une mise en œuvre d’une usine moderne, respectueuse des normes environnementales, pérennisant ainsi l’emploi, la stabilité des investisseurs.

L’absence réelle de l’Etat conduit à une faillite, ce qui serait pire, un plan de développement l’outil de planification industriel indispensable.

Les services sont compétents dès l’instant où ils reçoivent des instructions pour mener un audit comptable et financier, situation réelle de l’usine.

Des industriels successifs dont les comptes sociaux sont chroniquement en pertes et qui persévère interpelle. La question ou est-ce que l’on gagne ?

 Plus les hommes seront éclairés et plus ils seront libre. Voltaire.

Le courage c’est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire. Jaurès

 

Simiane Collongue le 20/10/2015.

 

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