BOUES ROUGES : CONCLUSIONS RAPPORT BRGM du 11/12/2014.

 

Le 26/03/2015, le Préfet Michel Cadot, adresse à  27 municipalités le dossier, (deux cartons de 50 cm chacun, 17 classeurs, 2000 pages) .

L’avis d’enquête unique du 20/04/2015 au 05/06/2015 a été affiché, un certain nombre de personnes en prenne forcément connaissance.

 M. Serge Solages a été nommé au titre de Commissaire Enquêteur afin de recueillir les avis du public. Ancien directeur PACA du BRGM, géologue de formation à la retraite. On est toujours en famille.

Bien evidemment au vu de la mission, ce que nous venons de découvrir, un scientifique toxicologue était écarté d'office.

Courrier de Mme Royal du 10/10/2014 au BRGM accompagné du cahier des charges fixant  la mission. Il est demandé le retour du rapport pour le 24/11/2014.

1/Le rapport du BRGM/ RP – 64 161-Fr. Signé le 11/12/2014 conclu:

  • En application de l’article R 512-7 du code de l’environnement, il a été demandé à la société Altéo Gardanne de faire procéder à une tierce expertise, laquelle a été confiée au BRGM. Cette tierce expertise porte sur les solutions technologiques de traitement des boues rouges et effluents liquides résiduels étudiées par l’industriel. L’impact des rejets en mer ne fait pas partie du périmètre de l’expertise confiée au BRGM.

  • Le BRGM a été chargé d’examiner les technologies envisagées par Altéo pour vérifier si elles font parties des meilleurs technologies disponibles au niveau mondial.

  • Le BRGM n’a pas identifié de solution permettant de supprimer totalement les effluents liquides.

  • Une telle solution existe, mais nécessite de vastes bassins de décantation et d’évaporation des eaux (lagunage). L’emplacement géographique de l’usine ne permet pas sa mise en œuvre.

  • La filtration sous pression ne permet d’éliminer les matières en suspension, arsenic, aluminium. Malgré ces forts taux d’abattement, les teneurs résiduelles restent supérieures aux valeurs limites de l’arrêté générique de 1998.

  • Un traitement par osmose inverse, compatible avec un rejet en cours d’eau, cette solution a été écartée en raison des coûts élevés, la consommation des réactifs, la gestion des précités.

  • Les conclusions des études d’Altéo, solution filtre presse avant rejet en mer apparaissent pertinentes pour le BRGM. C’est la seule solution opérationnelle à fin 2015 qui ne remet pas en cause la continuité de l’activité industrielle.

  • D’autres solutions méritent d’être étudiées, ce qui prendrait de longue années, la faisabilité et l’avantage environnemental reste à démontrer.

  • Des investissements vers une station d’épuration chimique pour 2024 une piste, une telle solution nécessiterait plusieurs années.

  • Le BRGM propose une autre solution qui n’est pas sans risque, ni impact potentiel. Le cadre de cette tierce expertise, qui exclut l’étude des impacts en de la solution choisie, il n’a pas été possible de comparer les impacts de cette solution avec ceux de l’alternative « rejet en mer après filtration sous pression ».

  • Le procédé Orbite ne n’applique pas au procédé Bayer, réunion des parties le 05/11/2014.

     

 

2/ Appui scientifique ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’environnement et du Travail saisi par le ministère le 15/10/2014. Le rapport n° 2014 SA. 0223 du 02/02/2015.

  • L’analyse statistique a une faible puissance, le dossier Altéo contient moins de 10 résultats alors qu’il en faut 30 au minimum.

  • Différence sur l’arsenic, moyenne élevé de 6,9 mg /Kg pour Altéo et 3 mg/kg étude par Calypso.

  • Simulation en laboratoire pour le mercure à (99,95).

ANSES, confirme manquer de moyens d’investigations dans ce cas précis ce qui limite ses remarques, elles sont essentiellement d’ordre générales, le golf de Cassis/ La Ciotat n'étant en lui même pas analysé précisément.

3/ IFREMER, une intervention de quelques feuillets, peu d'intérêt scientifiques, que des généralités, là aussi le manque de moyens matériel, humains d’investigation  dénoncé.

Constatations:

La tierce expertise confiée au BRGM par Mme. Royal le 10/10/2014 ne concerne que l'aspect technologique  du rejet en mer après passage par filtre presse, rien à voir avec les annonces publiques.

En s'exprimant depuis Lima le 12/12/2014 notre Ministre avait connaissance du rapport qui entérine la solution technique présentée par Altéo et disponible pour le 31/12/2015, les autres solutions trop lointaines, trop onéreuses, incertaines.

Comment se moquer des riverains tout en étant compatissante Mme. Royal?

L'impact des rejets en mer n'est pas dans le périmètre de l'expertise. Autrement dit toutes remarques autres ne pourrons pas être prises en compte dans la présente enquête.

Les sequelles à long terme, l'impact sur la santé humaine, la toxicité potentielle ignorée aussi bien en mer qu'à terre.

Les particules fines et ultra fines les plus dangereuses près de l'usine et Mange Garri (la décharge) sont aussi hors périmètre. Sept communes sont considérées à risques (Burgeap 05/05/2011).

Mon blog "La Loupe de Simiane Collongue" est aussi à consulter en complément.


Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.