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Billet de blog 9 juin 2011

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Lettre de candidature à la direcyion du FMI "extrait du blog de mon Camarade Bernard LAMIRAND"

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Monsieur le Président de la République Française,

Je viens d'apprendre qu'un concours était ouvert jusque fin juin pour le poste de directeur du FMI à Washington.

Je me souviens que vous avez appuyé la candidature de Monsieur Strauss-Kahn et que cela a été un succès. Dommage qu'ensuite l'intéressé soit parti dans un branle-bas invraisemblable.

Quand on a un contrat de travail de cette importance, on ne courre pas après les palaces "mal- fermés". Un comble, sans avoir de bons de sortie émanant du gardien du FMI.

Connaissant donc vos talents en matière de recrutement, je me suis dit que j'avais toutes mes chances en postulant cet emploi.

J'ai tous les atouts pour remplir cette mission de la plus haute importance. J'aime les voyages, les repas plantureux, les hôtels avec suite à 300.000 euros la nuitée etc.

Je pense comme vous et comme le regretté Monsieur Strauss-Kahn, qu'il faut rendre à César ce qui appartient à César et à dieu ce qui appartient à dieu. L'équité doit être la source de meilleurs rapports et apports financiers pour les milliardaires du monde ( Milliardaires groupons-nous…). A ce sujet, il y a eu trop de laisser-aller depuis la libération de la France en 1945, et comme Monsieur Kessler du Medef l'avait dit dans la revue patronale "Challenges", il faudra, Monsieur le Président, mettre fin au compromis issu du Conseil National de la Résistance qui a vu les pauvres s'enrichir pendant que les riches s'appauvrissaient jusqu'à cette crise de 2008 où vraiment il était temps de réagir.

Inutile de vous dire qu'il faut mettre fin à cette assistanat qui dure depuis la libération et qui créé des fainéants comme vous avez su si bien le dire concernant votre prédécesseur et les rois fainéants qui ont séjournés à l'Elysée.

Monsieur Strauss-Kahn s'était attelé à cette tâche sous votre direction et avec l'aide de Madame Lagarde du Capital.

Il avait fait du bon boulot en Grèce, nous le regretterons.

Je sais que cette dame est aussi postulante pour cette emploi. Il me semble que sa place doit demeurer à vos cotés afin de vous évitez de faire des erreurs comptables comme celle qui a consisté à proposer 1000 euros de primes aux pauvres. Elle a été auprès de vous une excellente conseillère puisque cette bourde vous l'avez réduite à moins que rien pour les patrons du CAC 40 que l'on peut tous les jours glorifier pour leurs attitudes patriotiques en direction de leurs portes feuille d'actions.

Vous allez certainement m'interroger sur la rémunération qui pourrait m'être attribué pour mes bons et loyaux services au FMI. Je pense mériter mieux que Monsieur Strauss-Kahn qui a abusé de votre confiance. Mais au départ et pour une période d'essai, Je suis prêt à accepter la rémunération annuelle de Monsieur Strauss-Kahn en tant que directeur général du FMI de 420 930 USD (nets d'impôt), auxquels s'ajouterait une allocation de frais de 75 350 USD, soit un salaire total de 496 280 USD. Je pense aussi qu'une retraite chapeau représentant 5 années de rémunération serait acceptable de ma part.

Evidemment mes frais de route serait à rajouter à l'enveloppe.

Je suis prêt à me déplacer dans toutes les capitales, comme Madame Lagarde du Capital pour valoriser ma candidature, bien sûr au frais du contribuable, votre avion pourrait à la rigueur pourrait me convoyer si il est libre d'utilisation.

Je considère que vous et votre chef Monsieur Obama ne regretteront pas mes services. Je peux faire mieux que Monsieur Strauss-Kahn en Grèce, au Portugal, en Espagne et en France; je suis persuadé que vous apprécierait mes services pour ratiboiser les derniers deniers des pauvres.

Je suis à votre disposition pour tous entretiens avec vous, vos subordonnés. Il est sûr qu'un coup de piston (comme celui que vous avez donné à Monsieur Strauss-Kahn) serait grandement utile auprès de Monsieur Obama pour que je sois embauché.

Je puis être libre sur le champ pour me rendre rapidement sur tous les endroits où les riches subissent la dictature des pauvres et faire payer la dette bancaire aux quémandeurs du monde entier.

Veuillez agréer Monsieur le Président de la République mes respects financiers les plus onéreux.

Bernard LAMIRAND Co-signataire : Michel MONTEL

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