Gabon: Ali Bongo Ondimba salue les travaux du Professeur Abderrazak El Albani

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Libreville, le 9 décembre 2015 - Le Président de la République, Son Excellence Ali Bongo Ondimba, salue l’avancée scientifique de portée internationale induite, une nouvelle fois, par les travaux conduits dans le Francevillien par le Professeur Abderrazak El Albani.

Ce bassin fossilifère révèle ses richesses au fil des années, depuis le lancement des campagnes de fouille initiées en 2010 en présence du Chef de l’Etat.

En examinant des roches océaniques datant de plus de 2 milliards d’années, les chercheurs révèlent* que la concentration de l’Arsenic a varié au cours des temps géologiques.

Ce stress environnemental aurait signifié les prémices de l’adaptation et de l’émergence sur Terre de la vie complexe.

Une hypothèse rendue possible par la découverte des Gabonionta, ces fossiles qui ont déplacé le curseur de l'origine de la vie multicellulaire de 1,5 milliards d'années et fait du Gabon un des berceaux de la vie.

Les recherches du Professeur El Albani - Univ. de Poitiers/CNRS -, auxquelles participent des étudiants gabonais, ont reçu le soutien de la Présidence de la République, du Centre national pour la recherche scientifique et technologique (CENAREST), de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), de l’Institut gabonais de l’image et du son (IGIS), et en France de la Région Poitou-Charentes et du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international.

 

FIN

 

 

Le professeur Abderrazak El Alabani a démontré que la vie primitive sort renforcée des crises. L’arsenic en est l’une des causes.

L'histoire de la vie est jalonnée de crises biologiques qui ont généré des extinctions massives pour des raisons liées à des conditions environnementales insupportables pour la vie bactérienne. A l'échelle de la Terre, entre 3,5 milliards et 2,1 milliards d'années la vie était essentiellement unicellulaire (bactérienne). Elle devient complexe avec l'émergence d'une biodiversité qui explose vers 2 milliards d'années (la découverte au Gabon par le professeur Abderrazak El Alabani). La présence d'oxygène explique cette vie multicellulaire mais lorsque la planète enregistre une baisse de l'oxygène, l'écosystème s'éteint.

L'arsenic, fixé sur la roche et libéré par la fonte des glaces

« Les conditions de la vie marine se sont détériorées avec l'effondrement du taux d'oxygène dans l'atmosphère survenu après 2,1 milliards d'années, explique le professeur El Albani. Le même scénario s'est reproduit bien plus tard après les glaciations vers 635 millions d'années. »

Cette fonte des glaces va libérer tous les éléments nutritifs fixés sur la roche pour se retrouver dans le milieu marin. Parmi ces éléments, l'arsenic contre lequel la vie va résister et se complexifier pour aboutir à la vie multicellulaire.

« Les épisodes interglaciaires sont marqués par une altération et une érosion intense des continents qui apportent significativement de l'arsenic dans l'océan », explique le chercheur poitevin, membre de l'équipe internationale à laquelle appartient l'université de Poitiers-CNRS.

Un poison nocif

Une équipe qui a montré que les deux premières glaciations (2,45 milliards d'années et 900 millions d'années) de la planète ont eu « un impact majeur sur le cycle biogéochimique avec l'apparition de nombreux éléments dont l'arsenic ». Un poison nocif pour les organismes primitifs

« Se protéger fut une étape fondamentale de l'évolution précoce, précise le scientifique. La biosphère marine,s'est donc complètement adaptée à ces nouvelles conditions en devenant plus résistante aux variations des cycles bio géochimiques de l'océan. »

Le professeur des universités pense que « c'est probablement ce qui expliquerait l'émergence de la vie complexe sur Terre, ouvrant la voie à notre évolution. »

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