LE PAPE DE LA GÔÔÔÔÔÔÔÔÔÔCHE

 

Les débats se référant souvent aux valeurs (sic) de gauche, il est utile de rappeler les fondements de cette gauche devenue, de par sa fétide décomposition : la gôôôôôôôôôôche.
Ce faisant, il est indispensable de brosser succinctement les saillantes étapes  du curriculum vitae du pape de cette gôôôôôôôôôôche qui en fut son fondateur, ayant exercé sa papauté en tant que président de la République de 1981 à 1995

  • Membre du mouvement d’extrême droite « les croix de feux » du colonel De La Roque.
    Il adhérait à ce titre au mouvement de jeunes des Croix de Feu où il devient volontaire national au 3ème secteur.

  • Membre de l’organisation d’extrême droite « les camelots du roi ».

  • Fervent sympathisant de « la cagoule », la pire des organisations criminelles d’extrême droite que le monde ait connu, avec le klu klux klan.        

  • Fidèle collaborateur et fervent admirateur du Maréchal Philippe PÉTAIN qui lui attribua la plus haute décoration des collaborationnistes du nazisme : la Francisque, décernée en avril 1943 sous le n° 2202 pour « récompenser les services rendus à l’État français ».     

  • Garde des sceaux du gouvernement Guy MOLLET (février 1956 à mai 1957).   
    Ce gouvernement fut issu de la victoire en janvier 1956 d’une coalition de gauche (Front Républicain) élue pour mettre fin à une « guerre imbécile et sans issue.
    Mais, par épanouissement de la gôôôôôôôôôôche, ce Front Républicain fit tout le contraire de ce pourquoi il fut élu.
    C’est ainsi que la guerre d’Algérie fut intensifiée avec, notamment, la bataille d’Alger où l’autorité civile fut dévolue à l’armée placée sous les ordres du général Jacques MASSU.
    Le général Jacques PÂRIS DE LA BOLLARDIÉRE fut mis aux arrêts 60 jours pour avoir déclaré : « L'armée, petit à petit, a conquis les uns après les autres tous les instruments de pouvoir, y compris judiciaire, et est devenu un État dans l'État. »
    L'historien Pierre VIDAL-NAQUET renchérit en affirmant que le 7 janvier 1957 (date de déclenchement de la bataille d’Alger) marque « la capitulation du pouvoir civil devant le pouvoir militaire et celle de la République devant les généraux ».
    Même NAPOLÉON n’aurait jamais osé faire cela !  
    C’est l’une des références du futur pape de la gôôôôôôôôôôche (François MALVE & Benjamin STORA, François Mitterrand et la guerre d’Algérie, Paris, Éd. Calmann-Lévy, 2010).
    C’est ainsi qu’outre la normalisation de la pratique de la torture, l’éminente responsabilité du futur pape de la gôôôôôôôôôôche, es qualité de ministre de la justice du gouvernement Guy MOLLET, est établie dans la disparition de plus de trois mille torturés parmi les vingt-quatre mille arrestations effectuées dans le cadre de la bataille d’Alger (général Paul AUSSARESSES, Services spéciaux : Algérie 1955-1957, éditions PLON, 3 mai 2001).

  • En 1935, on voit le futur pape de la gôôôôôôôôôôche dans une manifestation pour le renvoi des étudiants étrangers dans leurs pays (Jean LACOUTURE, MITTERRAND une histoire de français – Les risques de l’escalade, page 156, le  Seuil)   

 

  • Toujours en 1935, on voit le futur pape de la gôôôôôôôôôôche dans une protestation contre le professeur Gaston JÉZE qui condamnait l’invasion de l’Éthiopie par les troupes de Benito MUSSOLINI (Jean LACOUTURE, MITTERRAND une histoire de français – Les risques de l’escalade, page 156, le  Seuil)

 

 

  • En 1943, on voit le futur pape de la gôôôôôôôôôôche au sein du gouvernement de VICHY, (Jean LACOUTURE, MITTERRAND une histoire de français – Les risques de l’escalade, page 156, le  Seuil)

 

  • Après avoir eu, es qualité de ministre de la justice du gouvernement Guy MOLLET, le lieutenant Jean-Marie LE PEN du 1° régiment étranger de parachutistes sous ses ordres dans le cadre de la bataille d’Alger, le pape de la gôôôôôôôôôôche et lui s’entendirent comme larrons en foire pour torpiller la droite classique dans le cadre des élections présidentielles de 1988.
    C’est ainsi que le pape de la gôôôôôôôôôôche fit propulser  Jean-Marie LE PEN de 0,35% aux élections législatives de 1981 (90.422 suffrages), à 9,65% aux élections législatives de 1986 (2.703.442 suffrages).
    Puis, ayant instauré la proportionnelle aux élections législatives de 1986, le pape de la gôôôôôôôôôôche fit entrer l’extrême droite de Jean-Marie LE PEN à l’Assemblée Nationale avec trente-cinq députés.

  • Le pape de la gôôôôôôôôôôche fut largement élu aux élections présidentielles de 1988 grâce au racket national d’URBA/GRACO, gangstérisme crapuleux s’étendant dans un racket à l’échelon national, lui ayant fourni un financement de rêve de sa campagne électorale.  
    Une fois élu, le pape de la gôôôôôôôôôôche prit ses dispositions pour que son armée de margoulins et lui-même deviennent absolument inattaquables.
    Ce faisant, il conçu la nauséabonde ignominie d’une loi de moralisation du financement des partis politiques, dans laquelle il dissimula une sournoise disposition d’amnistie de toutes les turpitudes crapuleuses qu’il aura pu commettre dans le financement de sa campagne électorale de 1988…
    C’est la « Loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 relative à la limitation des dépenses électorales et à la clarification du financement des activités politiques » (Voir ici).
    Au sein de laquelle on trouve le fameux article 19 dont les dispositions sont les suivantes :
    «  Sauf en cas d'enrichissement personnel de leurs auteurs, sont amnistiées toutes infractions commises avant le 15 juin 1989 en relation avec le financement direct ou indirect de campagnes électorales ou de partis et de groupements politiques, à l'exclusion des infractions prévues par les articles 132 à 138 et 175 à 179 du code pénal et de celles commises par une personne investie à cette date d'un mandat de parlementaire national.
    Les dispositions de la loi n° 88-828 du 20 juillet 1988 portant amnistie sont applicables en ce qui concerne la constatation et les effets de l'amnistie et les contestations relatives à ceux-ci.
     ».
    C’est-à-dire, l’amnistie pure et simple de toutes les turpitudes crapuleuses de son armée de margoulins et de lui-même réalisées avant le 15 juin 1989, ce qui coiffe sa campagne électorale de 1988..
    Doit-on reprocher à Nicolas SARKOZY de ne pas avoir fait la même chose après son élection de 2007, ce qui lui aurait évité les tracasseries des experts des fosses à purin ?
    Mais on ne s’invente pas de gôôôôôôôôôôche, c’est dans les gènes !

                                                                                    

                                    Michel-Pierre AISSANI                    

                  

 

 

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