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Billet de blog 6 sept. 2013

Don McCullin, Visa d’or d’honneur

Invité de cette 25ème édition du festival de photojournalisme, Don McCullin est unanimement considéré par tous les photojournalistes comme le plus grand photographe de guerre vivant. Il a été récompensé par le Visa d’or d’honneur créé cette année. Son exposition est à voir à l’Eglise des Dominicains jusqu’au 15 septembre.

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Don McCullin, star de Visa pour l’image 2013 © Michel Puech

Invité de cette 25ème édition du festival de photojournalisme, Don McCullin est unanimement considéré par tous les photojournalistes comme le plus grand photographe de guerre vivant. Il a été récompensé par le Visa d’or d’honneur créé cette année. Son exposition est à voir à l’Eglise des Dominicains jusqu’au 15 septembre.

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Il est arrivé à Perpignan le mardi 3 septembre après un long voyage depuis le Somerset, au sud-ouest de l’Angleterre où il réside. Un voyage long et fatiguant pour cet homme de 78 ans qui n’a pourtant pas hésité à repartir en guerre, en Syrie, l’an passé. « Une grande bêtise car je ne peux plus courir assez vite avec un gilet pare-balles » a-t-il déclaré.

« L’impossible paix » de Don McCullin

« Mais n’être que témoin, c’est encore une fuite. » Gilles Caron

© Geneviève Delalot

Il y a des photographes qui réussissent à imprimer dans nos cerveaux une, deux, trois images qui vont nous hanter toutes nos vies.  Don McCullin est de ceux là.
Nous avons tous en mémoire de belles photographies qu’on accroche volontiers au mur. Tel paysage paisible ou telle scène de rue inoubliable d’un des maîtres de la photographie humaniste. Comme autant de madeleines, nous les dégustons avec plaisir, ce petit coin de Paris, bien joli…
Mais il en est d’autres qui s’immiscent dans nos cellules sans nous laisser le choix. Elles s’imposent à nous et sont d’incontournables bornes de l’histoire, comme ces photographies d’êtres humains, décharnés en pyjamas rayés, à la libération des camps d’extermination nazis… Qui les a vues ne les oubliera jamais.
Robert Capa avait déjà laissé à son siècle la fameuse photographie du soldat mortellement blessé sur le front de Cerro Muriano durant la guerre d’Espagne, mais il y ajouta  le 6 juin 1944 à Omaha Beach, celle un peu floue, d’un soldat américain à plat ventre sous les balles nazies sur la plage du débarquement.
Nos « 60’s » en noir et blanc

Zoom de 1972;signé par McCullin en 2013 à Visa © 


J’avais seize ans dans ma benoîte province quand Don McCullin, alors âgé de 28 ans,  rencontra à Chypre ses premiers  cadavres. Je ne sais plus ni où, ni quand, j’ai vu  pour la première fois  ces images, sans doute plus tard dans les premiers numéros du magazine PHOTO.
GED_9236Pour la génération des babyboomers amateurs de photographie,  les magazines ZOOM et PHOTO ont été de véritables manuels d’école de photographie. C’est dans PHOTO que j’ai découvert, au début des années 70, le nom de Gilles Caron. Pourtant en mai 68 sa photographie du lutin Cohn-Bendit face aux CRS était déjà une icône.
A la charnière des années 60/70, McCullin, Caron, le duo des concurrents néanmoins copains s’imposa comme modèle à tout jeune homme rêvant de devenir reporter. Bien sûr nous n’avions pas vu que leurs images. Le « Vietnam Inc » de Philip Jones Griffiths circulait de main en main, mais les personnalités de McCullin et de Caron s’imposaient et leurs images nous interperlaient.
Mais incontestablement, c’est avec le numéro 10 de janvier/février 1972 de la luxueuse revue ZOOM qu’est née mon admiration sans borne pour le travail de Don McCullin.  Un  portfolio concocté par une équipe au sein de laquelle Robert Pledge, l’actuel directeur fondateur de l’agence Contact Press Images qui distribue McCullin , était secrétaire de rédaction.
Chypre 1963 : premiers cadavres

© Zoom de 1972;


Le différend gréco-turc sur « la question chypriote » ne fait plus aujourd’hui la une des magazines, pourtant le conflit n’est pas réglé. En 1964, Don McCullin débarque sur l’île, il voit cette guerre comme « une grande vendetta  entre des types moustachus, tous un peu bandits,  et à l’honneur chatouilleux. »
Mais dans un petit village turc, à 25 km de Nicosie, Ayos Sozomenos, un soldat, lui signale un cadavre, puis se ravisant lui dit qu’il y en a d’autres dans la maison là-bas… Don McCullin frappe à la porte. Personne ne répond. Il entre et trouve deux hommes abattus. Il commence à photographier.
« Soudain la porte s’est ouverte sur un groupe en tête duquel venait une femme, l’épouse du plus jeune, ai-je appris par la suite, ils étaient mariés depuis quelques jours à peine, les cadeaux de noce étaient encore étalés dans la pièce de devant, les tasses et les soucoupes, les ustensiles de verre et les bibelots, tous émiettés par la fusillade…/…  Je suis ressorti de là, anéanti ».

Exposition de Perpignan: on note que McCullin a tiré en plus grand, la photo suivante ou la femme a mis la serviette sur la tête © Geneviève Delalot


Cette première confrontation avec la mort, ne sera pas la dernière. Robert Pledge, son ami et son agent, énumère les états de service de McCullin dans son introduction aux « 100 photos pour la liberté de la presse » (RSF mars 2009) :
« Chypre divisée, le Congo meurtri, le Vietnam bombardé, le Moyen-Orient déchiré, le Biafra affamé, le Bangladesh ravagé, le Cambodge assassiné, le Salvador révolté, l’Irlande Insurgée, l’Irak torturé, le Darfour razzié… ».
« Au début, quand je partais faire des  reportages de guerre, je trouvais que c’était une aventure passionnante et je voulais me prouver d’abord en tant qu’individu, ensuite en tant que photographe, que j’étais très courageux. » C’est McCullin qui parle dans une interview donnée à  Bill Jay traduite de l’anglais par Robert Pledge in Zoom n°10 « J’ai maintenant dépassé ce stade. Je sais aujourd’hui quoi penser de la guerre, tout comme je sais que le fameux courage, c’est de la blague, ça ne veut rien dire. Maintenant quand je pars, la seule chose qui me polarise, c’est de montrer l’injustice et la souffrance.»
Avril 1968 : Biafra, le choc

La photo de McCullin au Biafra en tête de l’exposition de Perpignan est de Gilles Caron © Geneviève Delalot


« Dès qu’un nouveau conflit éclatait quelque part dans le monde, je me disais qu’il fallait que j’arrive sur place avant Gilles. » écrit Mc Cullin in Gilles Caron Photo Poche (Ed. Actes Sud 2006).
« Les deux hommes se connaissent de réputation, sont concurrents depuis la guerre des six jours et le Vietnam, et ils se croisent à nouveau en partance pour le Tchad. Mais c’est au Biafra, lors du premier reportage en avril 1968, qu’ils partagent leur expérience en faisant équipe malgré leurs intérêts professionnels concurrents » écrit Michel Poivert dans  « Gilles Caron, le conflit intérieur » (Ed. Photosynthèse 2013) et McCullin de préciser dans son autobiographie :
« Les circonstances (ndlr : du reportage au Biafra) n’en étaient pas moins bizarres. Je voyageais avec le français Gilles Caron, ancien para passé à la photographie, par la nationalité on aurait dû être adversaires,  alors qu’en fait on était grands copains. »
A Marjolaine Caron, la fille du photographe, il a raconté combien Gilles Caron l’avait protégé au Biafra. En effet, il faut se souvenir que la rébellion du Biafra se bat contre les troupes du gouvernement de Lagos, soutenu financièrement par la Grande-Bretagne.  Si je suis tué, dira McCullin ce sera par une balle que j’aurai payée avec mes impôts.
Les deux photographes seront confrontés à des conditions de reportage périlleuses. Ils réalisent quelques photos qui marqueront cette époque et feront connaître au monde entier le calvaire du Biafra.
Parmi celles-ci, il y a la fameuse photographie du soldat portant sur sa tête six obus…  Gilles Caron et Don McCullin photographient tous les deux l’homme, et il est intéressant de confronter les cadrages, McCullin photographie, comme souvent, frontalement l’homme et ce que l’on voit en premier est le regard du soldat.

Exposition Visa pour l’image 2013 © Geneviève Delalot


 
Gilles Caron décentre légèrement et « serre » le portrait en mettant plus en valeur les obus que le visage. La photo gagne en force. Dans l’exposition de Visa pour l’image, McCullin a tiré plus légèrement, plus claire, cette photo pour que les obus soient bien visibles alors qu’il a toujours tendance à « charger » ses épreuves argentiques pour dramatiser la prise de vue.
Entre ces deux géants du photojournalisme, les différences d’approche sont minimes. Pourtant, en regardant le diaporama que leur consacre l’agence Contact Press Images, on note que Gilles Caron cadre généralement plus large que McCullin. Caron est obsédé par le cadre, et cherche à donner deux informations dans l’image. McCullin, lui est obsédé par la violence et, surtout, par la lumière. Il cherche l’action et la place dans une ambiance. Enfin… Tout ça quand il le peut, et que les balles ne sifflent pas trop au-dessus de sa tête.
Mais au Biafra, l’anglais va faire une photo plus forte que le français. C’est  Don McCullin qui va faire LA photographie du conflit avec l’enfant albinos. Une image qui va, à l’époque,  largement marquer les esprits et y rester gravés.

in Revue ZOOM janvier-février 1972 © 


Don McCullin est toujours obsédé par cette photographie. Elle le hante. Interviewé  à Perpignan par France Info, il dit qu’il ne peut plus tirer cette image dans son laboratoire et qu’il ne peut oublier cette journée.
Sur les photos de McCullin faites par Gilles Caron, on lit la fatigue sur le visage de l’anglais. Finalement, ils vont trouver un premier refuge dans une mission catholique « du côté d’Umiaghu ou Umaru un village proche de la frontière entre le Nigéria et le Cameroun.
« Dès l’entrée, mon regard a croisé celui d’un jeune garçon, comme s’il ne suffisait pas à sa détresse d’être orphelin et de mourir d’inanition, il était albinos, et donc ostracisé, moqué et humilié par ses pitoyables pareils. D’un squelette vivant, il avait jusqu’à la pâleur » raconte McCullin.
« Il s’est approché de moi, encore et encore. Empli de malaise par la fixité de son regard qui  évoquait le mauvais œil, et par la culpabilité, j’essayais de ne pas le voir, de regarder ailleurs…./… Cependant du coin de l’œil, j’apercevais toujours la tache livide du gamin albinos…./… Soudain, j’ai senti quelque chose toucher ma paume. Le petit albinos s’approchant discrètement avait mis sa main au creux de la mienne.  J’ai senti les larmes me monter aux yeux… »
McCullin ressortira très marqué par ce reportage au Biafra. Il ne concevra plus la guerre comme une aventure, mais comme une mission où il doit dénoncer la violence qui sévit dans le monde.
Il en ressortira également marqué par Gilles Caron. A Marjolaine Caron, il a dit son étonnement de voir aujourd’hui tout ce que son père a légué à l’histoire en seulement cinq années de travail. Dans cette rencontre pleine d’émotion, à laquelle assistait Louis Bachelot, compagnon et artiste associé de Marjolaine, ils furent frappés par « la culpabilité » ressentie par Don McCullin. Lui est vivant. Quant à la fille de Gilles Caron, elle m’a confié avoir été très touchée par ces mots du reporter anglais écrits pour le Photo Poche de Gilles Caron (Ed. Actes Sud 2006)


« Quand fin avril 1970, je suis arrivé au Cambodge, je me suis immédiatement rendu au bureau de l’AFP installé dans le Grand hôtel de Phnom Penh pour essayer d’obtenir des informations sur la disparition de Gilles, survenue quelques semaines plus tôt. Dans un coin du bureau, j’ai vu ses sacs de voyage recouverts d’une fine couche de poussière. J’ai senti mon corps se raidir. »
 
1968 Vietnam, la bataille de Hué

Don McCullin, star de Visa pour l’image 2013 © Geneviève Delalot
Exposition à l'égilse des Dominicain à Visa pour l'iimage - Perpignan © Geneviève Delalot
© Geneviève Delalot


« Parmi mes photos il y en une d’un marine de couleur lançant, avec un geste de lanceur de javelot, une grenade vers la citadelle (Ndlr : de Hué), cinq minutes plus tard, sa main complètement déformée par l’impact d’une balle, ressemblait au trognon d’un chou-fleur. Un autre l’a relayé et aussitôt été abattu. » écrit  McCullin. Des mots que je crois surgis du dernier ouvrage « Pas de saison pour l’enfer » (Ed. 13E Note 2013), publié récemment en français par Kent Anderson.
Kent Anderson, ancien des Forces Spéciales de l’armée des USA devenu écrivain, décrit la guerre comme Don McCullin la photographie, de front, sans esthétisme, sans mensonge et presque – mais pas tout à fait – sans pudeur. « Au cours de ma première opération de combat, moins d’une heure après être sorti dans la jungle, j’ai vu mes premiers cadavres. Un putréfié, au bout d’une demi-heure, qui se décomposait le long du sentier puis, peu après, deux plus récents, tués lors de ma première fusillade. Leurs visages étaient déjà devenus lisses et gris, leurs yeux gélatineux…/… Là-bas, il y avait des corps partout, tout le temps – décapités, éviscérés, boursouflés ou en charpie, suspendus dans les arbres, prisonniers des barbelés, entassés dans l’attente des bulldozers qui viendraient les jeter dans des fosses communes. »
« Dans ce genre de guerre, on nage en plein délire schizophrène » écrit pour sa part McCullin.  « On a connu les draps propres, le confort et la paix dans le vrai monde puis on se retrouve à vivre comme un rat d’égout, sans jour ni nuit, et ces deux expériences sont inconciliables. »
Comme en écho à une photographie, Kent Anderson  écrit « Sur mon bureau, entre un cliché de ma grand-mère et un petit démon protecteur mongol du XIXème, j’ai posé la photo d’un jeune premier lieutenant nord-vietnamien en treillis et casque safari. Un portrait de studio de la taille d’un timbre-poste, juste la tête et le haut des épaules…/.. Je l’ai tué avec une grenade à main quand j’avais vingt-trois ans. »

in Revue ZOOM janvier-février 1972 © 


La photo de McCullin : « Un autre de mes clichés montre un vietnamien mort, tout ce qu’il possédait répandu, ça et là disposé autour  de lui  en une espèce de collage. La scène est retravaillée, c’est même une mise en scène mais qui, à sa façon, traduit bien le coût humain de cette guerre. » auquel Kent Anderson semble répondre : « La dernière chose qu’ils firent fut de dépouiller les cadavres de tous les souvenirs de guerre négociables, de la marchandise à usage de troc. D’ordinaire ils laissaient les liasses de lettres, les photos des parents et des chéries…/.. Par deux fois, se souvenait-il, il avait essayé de s’accaparer une oreille à l’issue d’un combat mais ça n’avait jamais marché. » in Sympathy for the devil (Ed Gallimard 1993)
 
My landscape is dark

Aciéries de West Hartleypool 1963 © Don McCullin / Contact Press Images


Qu’on ne croit pas que Don McCullin n’a couvert que la guerre ! Loin de là. Il a commencé en 1963 par des paysages de l’Angleterre industrielle tout droit sortis du XIXème siècle. Certaines figuraient dans le portfolio de ZOOM, elles sont encore dans l’exposition de Visa pour l’image. Et pour tout vous dire, celle qui est en tête de ce paragraphe est ma préférée. A elle seule, elle vaut tout « Le capital » de Marx !
Bien des années après, quand Don McCullin fut viré du Sunday Times Magazine, qu’il eut quitté femme et enfants et quelque peu abusé de la vodka, il s’est remis aux paysages… Mais je les apprécie moins que ceux du début des années 60, car il n’y a plus d’humain.  Au début, il photographie les hommes et les femmes dans le paysage, et à la fin du siècle il photographie la noirceur de ses propres pensées dans le paysage.
Mais qui lui en ferait reproche ? Après avoir vu tant d’horreurs, perdu tant de confrères, médité sur la haine, la violence et la veulerie du genre humain, comment pourrait-il être un homme heureux et tranquille ?
« Je me sens coupable d’être reconnu comme photographe car c’est aux dépens des victimes. Pourquoi ai-je le droit au succès ? » s’interroge  McCullin au micro de France info « C’est difficile, je ne suis pas à l’aise avec ça… »
Les reporters qui couvrent les terrains de conflit, et qui restent en vie ont la sensation d’avoir non seulement souvent gâché leur vie privée, mais portent en eux la terrible culpabilité d’être vivant tout en faisant partie du monde des morts.
Michel Puech

Pour aller plus loin

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