"Mon colonel " en Algérie, le film et le livre

 Ce soir 20h45 jeudi 22 octobre 2009, Arte diffuse le remarquable film de Laurent Herbiet d’après un roman de Francis Zamponi sur la guerre d’Algérie comme on la voit fort peu. Ne rater pas le film, mais si le film est excellent, le livre est remarquable tant par « l’enquête » que par l’écriture.

 © Film de Laurent HERBIETRobinson STEVENIN © Film de Laurent HERBIETRobinson STEVENIN

 

Ce soir 20h45 jeudi 22 octobre 2009, Arte diffuse le remarquable film de Laurent Herbiet d’après un roman de Francis Zamponi sur la guerre d’Algérie comme on la voit fort peu. Ne rater pas le film, mais si le film est excellent, le livre est remarquable tant par « l’enquête » que par l’écriture.

En résumé la production du film écrit : « Un homme est assassiné à son domicile parisien. Il s'agit d'un ancien militaire, le colonel à la retraite Raoul Duplan. La police mène l'enquête sans grand succès quand une lettre anonyme est déposée au ministère de la Défense. Son texte est très mystérieux : «Le colonel est mort à Saint-Arnaud». A partir de ce jour, les mêmes services reçoivent, feuillet après feuillet, le journal intime d'un jeune licencié en droit, Guy Rossi, aide de camp du colonel Duplan à la garnison de Saint-Arnaud, dans l'Est algérien. Engagé volontaire, Rossi découvre peu à peu ce que représentent, sur le terrain, les décisions de l’Assemblée Nationale ».

 

« Signé Costa-Gavras et Grumberg, le scénario ne prend pas de gant pour aborder frontalement cette sombre page d'histoire. Sans manichéisme et dans toute sa complexité. Accusant moins 27 kilos pour coller au personnage, Olivier Gourmet, transfiguré, y est absolument bluffant. Coup de chapeau également à la mise en scène soignée (alternance de la couleur et du noir et blanc du meilleur effet) de ce premier film ambitieux qui réussit la synthèse de la réflexion et du suspense en mêlant les registres, historique et policier. » écrit Julien Barcilon critique à Télé 7 jours.

Né à Constantine (Algérie) le 8 avril 1947 d'un père policier corse et d'une mère institutrice pied-noir. Francis Zamponi, l’auteur de l’ouvrage publié chez « Acte Sud » a vécu jusqu'à l'âge de 11 ans dans un commissariat d’une Algérie en proie à la guerre.

Cette enfance particulière a permis à Francis Zamponi d’écrire en 1999 « Mon colonel »,déjà réédité en 2006, un petit livre à l’écriture trempée dans les émotions d’un gamin, mais réfléchie par une cinquantaine de ces étés qui réveillent souvent chez les « pieds-noirs », la nostalgie de la terre perdue.

Dans le roman « Mon Colonel », Francis Zamponi chante aussi les hommes et la terre d’Algérie comme Albert Camus le fit jadis. Magnifique.

Michel Puech

Jeudi 22 octobre 2009-10-22Toutes reproductions, autres que citations, sont interdites. Allez plus loinLe film

 

Le livre
  • Editions Acte Sud

L’auteur

 

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