COMMUNIQUE DE SOUTIEN A LA REVOLUTION BOLIVARIENNE

 

Nous suivons avec inquiétude, mais sans étonnement, les derniers développements dans la République Bolivarienne du Venezuela. Depuis 1999, il y a eu une rupture de la façon de faire la politique au Venezuela. Depuis l’arrivée de Hugo Chavez Frías à la présidence du pays, le gouvernement bolivarien a dirigé sa volonté politique à résoudre les principaux problèmes dont la majorité de la population devait confronter, notamment la pauvreté et exclusion sociale dans laquelle elle se trouvait depuis plus de 4 décennies.

Avant 1999était établi au Venezuela une soi-disant « démocratie participative » qui favorisait les élites  et exerçait une répression et une violence étatique, protégée par une « représentativité » électorale mais sans aucun soutien de la plupart de la population. Il faut rappeler les taux élevés d’abstention à l’époque, et le faible niveau d’inscriptions électorales, qui excluait la majorité de la population, qui ne possédait pas de cartes d’identité.

La première grande rupture politique (en dehors de l’élection de Hugo Chavez à la présidence) fut la Assemblée Constituante et l’approbation de la nouvelle Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela, qui précise et déclare explicitement dans son texte la création d’une démocratie participative et ENGAGÉE, souveraine et indépendante, basée sur les principes d’autodétermination des peuples.

Ceci est l’essence de la « Nouvelle Démocratie » dans la République Bolivarienne du Venezuela et c’est à cause de cela qu’est née la volonté politique, qui a fait que la conscience des citoyens, ou autrement dit du peuple vénézuélien, ait grandi et soit en train de progresser tous les jours pour défendre ses droits et devoirs envers leur pays, leur patrie.

Cette maturité politique du peuple vénézuélien a fait que les différentes tentatives d’arrêter et renverser cette nouvelle étape révolutionnaire du Venezuela, de la part de secteurs politiques et économiques de la droite et anciens groupes gauchistes opposés au gouvernement, n’aient pas pu aboutir. Néanmoins, cette position se maintient depuis 16 ans, car il y a une continuité à la fois de Hugo Chavez et maintenant du président Nicolas Maduro de continuer à centrer  ses efforts politiques, économiques et culturels pour l’éradication de la pauvreté au Venezuela et créer un pays indépendant et solidaire.

La crise pétrolière a touché fortement les pays producteurs membres et non membres de l’OPEP. Cependant, en dépit de cette situation, le gouvernement de Nicolas Maduro a œuvré pour que la crise ne répercute pas sur la population la plus fragile et en condition de pauvreté. Pour cela, il a destiné d’importantes ressources financières et organisationnelles pour atténuer à cette crise et par conséquent a réorienté et approfondi les efforts pour changer la direction économique et culturelle des vénézuéliens. 

Plus particulièrement, le gouvernement a comme objectif le renforcement et la consolidation de la production nationale, avec l’intention précise d’approvisionner la consomption nationale, qui s’est élargi ses dernières 16 années, et aussi l’exportation d’excédents et nouveaux secteurs de production pour diversifier les recettes en devises et réduire la dépendance de ceux-ci obtenus par l’extraction du pétrole. La droite nationale, alliées avec la droite internationale et plus particulièrement la droite étatsunienne, a voulu profiter de cette crise pour continuer leur combat de reconquérir le pouvoir politique au Venezuela. Pourtant, la droite internationale ne comprend pas que la rupture politique n’est pas seulement du gouvernement, mais aussi de la façon de penser.

Le peuple vénézuélien ne veut pas retourner aux politiques néolibéraux et plus encore ne veut pas être dirigé ou « représenté » par des secteurs qui ont déjà démontrés qu’ils ne s’intéressent pas au bien-être de la population, son objectif étant de concentrer le pouvoir politique pour privatiser tous les secteurs de l’économie vénézuélienne et ainsi garder pour eux-mêmes les plus grandes bénéfices personnelles, sans avoir besoin de distribuer les richesses de la nation de façon équitable et solidaire.

Ces derniers développements, qui ont débutés avec l’installation de la nouvelle majorité parlementaire à l’Assemblée Nationale, et qui ont été encore aggravées par les propos explicites de vouloir renverser le président Nicolas Maduro du gouvernement, ont provoqués cette dernière semaine d’octobre des actions désespérées de la part des dirigeants de l’opposition. Ignorant complètement la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela, ils veulent faire un coup d’état parlementaire au gouvernement légitimement élu, sans se rendre compte que la constitution vénézuélienne prévoit un équilibre du pouvoir partagé entre le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire et en particulier le pouvoir populaire, et les conduit encore une fois à vouloir légitimer la violence sans accepter que la voie du dialogue, de la paix et de la cohabitation respectueuse entre tous les vénézuéliens à travers sa démocratie participative, où les intérêts collectifs sont au-dessus des intérêts individuels, est la façon d’avancer. C’est ceci qu’est prévu dans la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela.

L’ingérence internationale est totalement exclue par notre constitution, mais la consultation et le soutien solidaire de personnalités, états nations, mouvements sociaux et organisations politiques et culturels aux différentes initiatives qui œuvrent pour le renforcement de notre Démocratie Participative et notre Economie Sociale sont toujours les bienvenus.

Le Gouvernement Révolutionnaire de la République Bolivarienne du Venezuela et plus particulièrement le peuple vénézuélien a toujours été connu pour sa noblesse, sa dignité et sa capacité de résoudre les situations les plus difficiles.

À cet égard, les membres du Cercle Bolivarien de Paris invitent les organisations solidaires à exprimer son rejet à ces nouvelles tentatives de coup et de déstabilisation contre la République Bolivarienne du Venezuela que la droite vénézuélienne et internationale, en partenariat avec les medias hégémoniques, promeuvent et font croire que le pays n’est pas en capacité de se récupérer économiquement. Et tout cela grâce aux différentes mesures nationales et internationales prises par le gouvernement révolutionnaire de Nicolas Maduro (contraires à ceux de  l’Assemblée Nationale, qui a uniquement proposée des lois et mesures contre la récupération économique). Le peuple a fait part de son consentement et son soutien aux mesures du gouvernement, qui cherchent à continuer de trouver le renforcement du bien-être de la population, et maintenir notre solidarité aux peoples amis, en dépit de la crise internationale et les attaques de la droite.

Non a la déstabilisation, violence et coups de la droite vénézuélienne !

Oui à la paix, oui au dialogue respectueux et inconditionnel, oui à la démocratie participative, oui à la Révolution Bolivarienne, oui au respect des institutions, oui au people souverain qui a légitimement élu Nicolas Maduro comme président jusqu'à 2019 !

 

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