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Billet de blog 2 février 2025

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L'Éternuement Cosmique : Une Vision Universelle !!!

Et si, comme le suggérait Raymond Devos dans son sketch sur 'le rien', cette absence apparente était en réalité la clé de la création des univers ? Entre humour et philosophie, une théorie innovante émerge : et si le vide, loin d’être un néant, était la matrice d’où jaillissent toutes les réalités, infinies et infiniment petites ?

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Introduction : Qu'est-ce que l'Éternuement Cosmique ?

"Une fois rien, c'est rien ; deux fois rien, ce n'est pas beaucoup, mais pour trois fois rien, on peut déjà s'acheter quelque chose, et pour pas cher."

Raymond Devos

 L'Éternuement Cosmique est une métaphore pour représenter l'origine et la dynamique perpétuelle de l'univers, en mettant l’accent sur la spontanéité, la puissance et l’expansion.

Il illustre un processus fondamental d'explosion, de dissipation et de renouvellement qui caractérise non seulement le Big Bang, mais aussi chaque cycle cosmique qui pourrait exister.

 Comme un éternuement soudain et imprévisible, l'univers jaillit du "rien", se déploie dans un chaos organisé, avant de s'étendre, de se dissiper et, potentiellement, de renaître sous une autre forme.

Cette vision rejette toute finalité ou intention divine. Elle suggère que l'univers n'est pas un projet ou un plan, mais le résultat de cycles naturels, spontanés et infinis, portés par les lois fondamentales du chaos et de l’entropie (le degré de désorganisation d'un système). 

L'Éternuement Cosmique n'est pas seulement une image poétique. C’est aussi une clé pour comprendre les processus universels à une échelle qui dépasse l'humain. 

Base scientifique ou spéculative : L'Éternuement et la Cosmologie

Illustration 1
L'Éternuement Cosmique est une métaphore pour représenter l'origine et la dynamique perpétuelle de l'univers, © Michel Debailleul

Fluctuations quantiques et le vide fertile

Dans la physique moderne, le "vide" n'est pas un néant absolu, mais un champ riche de fluctuations quantiques.

À ce niveau, de petites perturbations peuvent engendrer des particules et de l'énergie. L'Éternuement Cosmique peut être vu comme une amplification de ces fluctuations ! 

Un événement singulier où l'énergie se concentre soudainement avant de se libérer en une explosion créatrice.

 Ce concept trouve ses sources dans les théories sur l'origine de l'univers, où le Big Bang serait lui-même une fluctuation dans un champ quantique.

 Cycles d'entropie et de création

L'univers, tel que nous le comprenons, tend vers un état d'entropie maximale, où l'énergie se dissipe et où les structures se désagrègent. Cependant, dans Ma Théorie, cet état n’est pas la fin.

 L'univers traverserait une phase où toute l'énergie et la matière, après avoir été dispersées et diluées, se reconcentreraient, donnant naissance à un nouvel éternuement cosmique, et ainsi de suite.

Cela ferait partie d’un cycle perpétuel de création et de réabsorption, semblable à un grand retour dans l’océan créateur primordial.

Ma Théorie : L’Éternuement Cosmique et la Condensation


Dans Ma Théorie, l'univers suit un cycle où, après une phase d’expansion et de dispersion (comme un Big Freeze global), tout se réunit à nouveau dans une sorte de condensation cosmique, similaire à la vapeur qui retombe sous forme de gouttes d’eau.

Ce processus marquerait la fin d'un cycle d'expansion et le début d'un nouveau, dans lequel l'univers retourne à un état primitif, prêt à se régénérer et à recommencer un nouveau cycle de création.

Au lieu d’une fin inexorable, l'univers traverse des phases de régénération, où les entités cosmiques, après avoir été dissoutes dans un état d’entropie maximale, se réunissent à nouveau pour renaître, dans une condensation créatrice.

L’Interaction entre les Bulles : Une Dynamique Essentielle

Les bulles d'univers issues de l'Éternuement Cosmique peuvent interagir entre elles tant qu'elles sont intactes.

Ces interactions peuvent se manifester sous forme de perturbations gravitationnelles, de forces cosmiques qui les déforment, les déstabilisent ou les rapprochent les unes des autres.

Cependant, tant qu’elles restent des bulles, elles conservent leur indépendance et leur identité propre, vivant selon leurs propres lois physiques et processus cosmiques.

Ce sont des entités distinctes, chacune dans son propre cycle, mais elles ne sont pas complètement isolées.

Ces interactions peuvent être observées comme des rencontres ou des collisions entre galaxies, des perturbations gravitationnelles affectant leur structure ou des influences quantiques modifiant leurs trajectoires, mais elles ne détruisent ni ne fusionnent les bulles tant qu’elles n'atteignent pas la fin de leur existence.

Ce n’est qu’au moment de leur éclatement final que ces bulles rejoignent une phase commune, se mélangeant avec d’autres bulles déjà éclatées dans un Big Freeze ou un Big Crunch.

Dans ce dernier acte, ces bulles, avant de se mêler aux autres bulles éclatées, contribuent à l’épuisement et à la fusion de leurs éléments — matière noire, énergie sombre, et gravité — se rejoignant dans le rien créateur, cette matrice originelle où tout recommence.

Ces bulles éclatées se dissipent dans le grand flux de la matrice créatrice, mais en fusionnant, elles préparent la venue d’un nouveau cycle cosmique, une nouvelle bulle d’univers.

Ce processus infini de naissance et de destruction des univers est un mouvement perpétuel au sein de l'océan de "rien".

Le Temps : Une Fractale de l'Éternuement Cosmique

Le temps, dans l’Éternuement Cosmique, se déploie à une échelle inimaginable, voire impossible à percevoir pour l’humanité.

Chaque éternuement, qu’il mène à un Big Bang, un Big Bounce ou un Big Crunch, a une durée estimée à 20-30 milliards d’années.

Nous ne faisons partie que d’un seul de ces éternuements, et nous ne reviendrons JAMAIS dans un autre.

Notre civilisation, une nanoseconde dans l’immensité de ces cycles, est un micro-événement unique dans un cosmos qui se régénère constamment.

À l’échelle de l'univers, ce que nous vivons est à la fois une merveille et une éphémérité ; nous ne serons jamais témoins du suivant, ni dans cette forme, ni dans cette époque.

Nous n’existons qu’une seule fois, et notre présence dans ce cycle cosmique est irrépétible (au sens où aucun événement similaire ne pourra jamais se reproduire dans ces mêmes conditions).

L'énergie sombre et l'expansion

L'énergie sombre, responsable de l'accélération de l'expansion de l'univers, pourrait être vue comme le souffle qui suit l’éternuement initial.

Elle joue un rôle mystérieux mais central dans la structure de l'univers, étirant le tissu cosmique jusqu'à des limites que nous ne comprenons pas encore totalement.

Ce processus pourrait même précéder la prochaine phase d'un éternuement cosmique, où la contraction et l'explosion recommencent.

Dimension poétique : La beauté du chaos créateur

Le concept d'Éternuement Cosmique ne se limite pas à des spéculations scientifiques.

Il offre aussi une perspective profondément poétique sur la nature de l'existence. Chaque éternuement est un acte de création et de destruction simultanées, un rappel que la beauté peut naître du chaos et que la fin d'une chose est toujours le début d'une autre.

L'éternuement comme souffle vital de l'univers
Imaginez l'univers comme un être vivant, respirant à travers des éternuements cycliques. Chaque explosion est un moment de libération, où l'énergie brute se transforme en galaxies, étoiles et planètes. Cette image humanise l'univers tout en soulignant son caractère imprévisible et sauvage.

Les cycles de naissance et de mort.

Tout dans l'univers obéit à des cycles. Les étoiles naissent, brûlent leur carburant, et explosent en supernovæ, semant les éléments nécessaires à la vie.

Les galaxies se forment, fusionnent, et parfois disparaissent. L'Éternuement Cosmique capture cette danse incessante entre création et destruction, où chaque fin porte en elle le germe d'un nouveau commencement.

Conclusion philosophique :

Repenser notre place dans le cosmos

Si l'univers est un éternuement cosmique, que signifie cela pour nous, les humains ?

D'abord, cela nous invite à une humilité radicale.

Nous ne sommes qu'une infime partie d'un cycle infiniment plus grand que nous.

Nos drames, nos ambitions, et même nos civilisations ne sont que des particules dans le souffle immense de l'univers.

Ensuite, cette vision no

Accepter l'Éternuement Cosmique, c'est accepter que tout est éphémère et que le chaos est une condition nécessaire à la création

Cela peut être une source de sérénité : au lieu de lutter contre l'impermanence, nous pouvons l'embrasser.

Enfin, cela pose une question fondamentale :

Si l'univers n'a pas de but ou de finalité, comment devrions-nous vivre ?

La réponse, peut-être, est simplement de vivre pleinement, en harmonie avec ce grand cycle, en célébrant chaque moment comme une expression unique de ce souffle cosmique.

L'Éternuement Cosmique est à la fois une explication et une inspiration.

Le souvenir de nos cours de géographie : dans l'immensité et l'imprévisibilité de l'univers, il existe une beauté et un ordre cachés dans le chaos.

C'est une invitation à contempler, à accepter, et à célébrer le grand cycle perpétuel de tout ce qui est.

Remarque sur les "éternuements multiples" :

Dans cette vision, il est important de considérer que les éternuements cosmiques ne sont pas simplement un phénomène unique, mais potentiellement une série infinie d'éternuements parallèles, issus d’un océan de rien.

Chaque éternuement pourrait ainsi être une création parmi d'autres, participant à un flux continu de naissance et de destruction, de chaos et de renouveau, en une danse cosmique où chaque souffle crée de nouvelles réalité

Ainsi, loin d’être un événement isolé, chaque éternuement pourrait s'inscrire dans une chaîne infinie de créations parallèles, toutes interconnectées, façonnant ensemble l’immensité de l'univers.

L'ultime touche

L’idée de l’Éternuement Cosmique s’est inspirée, à l’origine, d’une citation pleine d’esprit du célèbre humoriste belge Raymond Devos :

"Une fois rien, c'est rien ; deux fois rien, ce n'est pas beaucoup, mais pour trois fois rien, on peut déjà s'acheter quelque chose, et pour pas cher."

Cette phrase, en apparence simple et pleine d'humour, révèle une profonde réflexion sur le concept de rien et sur la manière dont ce "rien" peut en réalité abriter une infinité de possibilités et de transformations.

Dans l'optique de la matrice et de l’Éternuement Cosmique, cette citation illustre parfaitement le potentiel caché du vide — ce "rien" qui n'est pas un néant absolu, mais un réservoir dynamique de création.

Ce rien, loin d'être insignifiant, est le terreau fertile à partir duquel l'univers prend forme, explose, se dissipe et se régénère à chaque cycle cosmique.

Raymond Devos, avec son humour qui déconcerte souvent, nous invite ici à percevoir le rien sous un angle différent.

Ce que nous appelons le "rien" n'est pas une absence totale, mais un état latent de potentialité infinie.

C’est dans ce rien, dans cette matrice, que tout se crée : les univers, les cycles cosmiques, la matière et l’énergie.

C’est le "troisième rien" qui, en s’épanouissant, devient une réalité tangible, une création : un univers naissant à partir du vide quantique, une explosion de lumière et de matière à partir d’une source apparemment inexistante.

Dans ce contexte, le "trois fois rien" de Devos devient une métaphore parfaite de l'éternuement cosmique

Ce que l'on perçoit comme une simple perturbation dans un océan de rien, un simple éternuement, engendre une explosion cosmique d'une puissance inimaginable, capable de créer un univers tout entier.

Ce n’est pas un événement isolé, mais un cycle qui s'inscrit dans une suite infinie de créations, chaque éternuement donnant naissance à de nouvelles bulles d'univers qui vivront, se dissiperont et renaîtront.

En somme, l’humour de Devos nous invite à repenser le rien — à ne pas le sous-estimer, car c’est dans ce rien que résident les clés de tout ce qui existe.

Ce rien, loin d'être insignifiant, est le terreau fertile à partir duquel l'univers prend forme, explose, se dissipe et se régénère à chaque cycle cosmique.

Ainsi, loin d'être une conclusion ou une absence, le "rien" devient un champ fertile d’où tout émerge, chaque éternuement étant le précurseur d’un nouveau commencement.

Ce lien entre l'humour et la cosmologie nous rappelle que parfois, la réponse la plus profonde à l’incompréhensible se cache dans les aspects les plus simples et apparemment futiles de l'existence, et que dans le rien, tout est en réalité plein de possibilités.

Raymond Devos, en abordant le rien avec légèreté, nous permet de voir l’infini potentiel qui se cache dans le vide cosmique, un potentiel qui ne cesse de se manifester dans chaque éternuement cosmique.

Michel Debailleul

                                                                                                                                   Géophysicien ULB

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