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Billet de blog 24 mars 2020

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Un médecin dans la crise suite

La vraie stratégie du Professeur Didier Raoult

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Chers amis

Le professeur Didier Raoult propose une stratégie simple et pourtant passée sous silence.

Dépister et dépister puis traiter toutes les personnes positives, symptomatiques ou pas.

C'est la bonne stratégie et la seule que nous ayons. Le gouvernement freine des quatre pieds et vient de réserver ce traitement uniquement pour les cas extremes en réanimation. L'idée de cet imminent Professeur est de multiplier les tests et de traiter tous les patients positifs  Le but est d'éviter l'avalanche de complications qui se produit chez certains  généralement  entre le  6eme jour et le 10eme jour. On comprend que la porte étroite laissée à ce traitement dans les essais comme dernier recours, risque de ne pas être concluant. La suspicion et la remise en question vont tomber  comme un couperet. Les recommandations encore une fois ont tout faux!  Ce traitement à base de chloroquine et azythromycine doit être utilisé de façon préventive chez tous les patients testés positifs et bien avant l'atteinte grave pour éviter l'afflux aux urgences.  A nouveau le vieux débat : faut il prévenir ou guérir ? Ici le succès dépend de la prévention pratiquée sur toute la population. Détecter  et traiter tous les cas positifs  est la clé de voute de cet essai. Les médecins généralistes sont prêts à prescrire en masse et partout. Tous les laboratoires d'analyses ( à condition d'être équipés) aussi . Pour se justifier, les autorités parlent d'effets secondaires ou de manque de recul ...Tout ceci cache les incohérences auxquelles nous assistons depuis le début de la crise. La peur  de faire confiance révèle un centralisme figé qui a bien du mal par son formalisme à faire face à cette crise majeure qui nécessite de déléguer aux praticiens, encourager les initiatives et faire preuve de souplesse. 

C'est ainsi que le manque de tests disponibles est justifié par une phrase laconique "il est inutile de tester toute la population en période épidémique" L'OMS nous répond : " testez testez et testez "!

Le manque de masques devient "Ils sont réservés aux hôpitaux" .Tout le monde est d'accord mais on a oublié la première ligne que sont les médecins ou les infirmières de terrain. On a même vu des soit- disant "hommes de science"nous dire que les masques chirurgicaux sont l'équivalent des FFP2 alors que ce sont des passoires pour les soignants qui baignent dans un milieu hautement contaminé.

Le retard pris depuis le départ,  le centralisme, le manque de bon sens, l'incompétence, le refus d'écouter les voix qui crient depuis le mois de décembre, les cohortes de scientifiques qui se font l'écho de la pensée dominante et le maquillage rassurant des informations laissent les médecins de base totalement désespérés.

Eclaircissements

Le virus n'est pas dans l'air mais sur les surfaces que l'on peut toucher où il peut survivre plusieurs jours. Cependant les gouttelettes éjectées  après une toux ou un éternuement (d'une personne contaminée) peuvent rester suspendues dans l'air ou retomber sur les objets ou le sol et cela pendant plusieurs heures. La distance minimale préconisée  entre deux personnes est d'un mètre.. Beaucoup s'accordent à conseiller dans la mesure du possible 1m 80 à 2m. Les symptômes respiratoires ne sont pas toujours ressentis par les malades L'entourage doit être attentif. Un grand nombre de scanners ont montrés des atteintes du poumon même sans symptômes apparent.  Cette observation a amené l'équipe de Marseille à ajouter systématiquement un antibiotique. 

Que faire?

Appuyer par tous les moyens l'initiative de ce Professeur et son équipe qui sont passés outre (et sans le moindre doute ) les préconisations magistrales  dites  " recommandations" de nos génies de la Science.

Quartier par quartier, maison par maison.  

Nous devons tous fabriquer nos masques pour nous proteger en cas de sortie indispensable et en fabriquer pour nos voisins.

Il faut utiliser des gants si nous quittons notre domicile. À notre retour le manteau et les chaussures  seront laissés  dehors  et ce pour plusieurs jours et jeter les gants et les masques.

Les masques que nous pouvons fabriquer correspondent plus ou moins à des FFP1. Ils doivent être conçus avec plusieurs couches de tissu ou de papier pour être plus efficaces et permettre de respirer de façon confortable . On doit  pouvoir les garder sans les réajuster  le temps de votre sortie. Ils ne filtrent pas parfaitement mais c'est bien mieux que de sortir sans rien et inhaler une grande quantité de virus. Mais aussi le masque vous permet de ne pas toucher votre visage. Il doit être jeté après usage. 

PS Quand nous voyons les livreurs, les policiers, les commerçants,  les pompiers, les ambulanciers, les brancardiers et toute la population  sans masque et sans gants on pense au nombre d'hospitalisations qui pourraient être évités.

Quand on voit une grande partie du personnel médical protégés des masques FFP1 on se dit que le corps médical va être décimé sous peu.

Restez chez vous, organisez vous pour que les commandes alimentaires soient regroupées entre voisins, (pour éviter les sorties inutiles), fabriquez vos masques, prévoyez un très très long confinement , faites preuve de solidarité  et soyez prudents.

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