Le devenir des ruralités est l’affaire de tous les habitant·e·s de Bretagne

En février dernier, pour régler des problèmes de voisinage, la municipalité de Canihuel (Côte-d’Armor), a diffusé du « charte communale » auprès de tous les habitants de la commune. Le contenu de cette charte en créant une distinction entre les agriculteurs et le reste de la population soulève des questions sur le vivre ensemble et sur le devenir des ruralités.

 © Laurent Vanhelle © Laurent Vanhelle

Minga, en tant qu’organisation du monde du travail et des métiers, soutient le collectif d’habitant·e·s « Ensemble c’est tout » du village de Canihuel (une commune bretonne située en Argoat, dans le département des Côtes-d’Armor) en cosignant la lettre ouverte aux élu·e·s de cette commune : « Ouvrons le dialogue ».

Face à une crise sanitaire qui met nos nerfs à rude épreuve, face aux replis sur soi, l’initiative qu’ouvre, à son échelle, le collectif d’habitant·e·s « Ensemble c’est tout » est essentielle, car c’est bien le devenir de toutes les ruralités bretonnes qui se joue ici.

Depuis des décennies, les territoires ruraux subissent l’effondrement continu de la population active agricole et l’affaiblissement systématique des services publics de proximité. C’est cette pente infernale qu’il faut inverser.

Pour avoir encore le droit de vivre et travailler dans les ruralités en Bretagne, il est vital de développer des activités, des emplois notamment autour de l’alimentation, de la santé, de l’éducation et de la culture.

Parce que nos lieux de vie et d’activités ne sont pas hors sol, la maîtrise du foncier rural bâti et non bâti est tout aussi cruciale.

En cosignant cette lettre ouverte, nous sommes prêts au dialogue pour faire front ensemble, ruraux et urbains solidaires afin que le devenir des ruralités se conjugue au devenir humain et démocratique de la Bretagne.

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