Pas de sécurité sans solidarité

Le préfet du Pas de Calais a décidé d’interdire aux associations non mandatées par l’État « toute distribution gratuite de boissons et de denrées » aux réfugié.e.s. Faire dépendre l'entraide humaine d'une décision administrative est une remise en cause des libertés et des responsabilités fondamentales.

Qu'elle soit prise au nom de la sécurité ne dupe personne : cette décision n'a d'autre but que de faire monter partout l'insécurité pour éviter toute revendication sociale liée aux conséquences de la crise sanitaire, et particulièrement dans un territoire qui paye, une fois encore, un lourd tribut avec la fermeture de l’usine pneumatique à Béthune.

Porter librement assistance à des personnes en danger, c'est aussi renforcer la sécurité de tous.

Nous tenons à saluer le courage et la détermination de toutes ces femmes et ces hommes qui, autorisé.e.s ou pas, continuent de venir en aide aux personnes en situation de précarité, d'où qu'elles viennent. Ils représentent l'avenir de l'engagement associatif.

 

Communiqué Minga, 25 septembre 2020.

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