Les petites supérettes Franprix désertent les cités.

Une décision de la Sarjel, un groupe de franchisés qui possède 70 Franprix en Ile-de-France et emploie près de 1 200 personnes: Il s'agit d'arrêter les frais dans des quartiers où l'insécurité et les vols à répétition mettent à mal le commerce. Des arguments que les élus concernés rejettent avec véhémence. Le groupe Sarjel a d'abord annoncé jeudi la fin du magasin de la Cité-Bleue d'Athis-Mons. Puis, hier matin, il a confirmé qu'il « envisageait la fermeture » de six autres supérettes. Toujours pour les mêmes raisons.

Une décision de la Sarjel, un groupe de franchisés qui possède 70 Franprix en Ile-de-France et emploie près de 1 200 personnes: Il s'agit d'arrêter les frais dans des quartiers où l'insécurité et les vols à répétition mettent à mal le commerce. Des arguments que les élus concernés rejettent avec véhémence. Le groupe Sarjel a d'abord annoncé jeudi la fin du magasin de la Cité-Bleue d'Athis-Mons. Puis, hier matin, il a confirmé qu'il « envisageait la fermeture » de six autres supérettes. Toujours pour les mêmes raisons.


« Nous sommes victimes de vols incessants dans ces boutiques, confie un membre de la direction. Des jeunes menacent les caissières pour qu'elles ferment les yeux sur ce racket. C'est devenu intolérable. » Dès hier, la direction a donc suspendu l'approvisionnement des magasins incriminés. « Nous les laissons se vider. Nous allons très vite rencontrer les élus et les commissaires. Si rien n'est fait pour assurer notre sécurité, nous mettrons la clé sous la porte », ajoute ce responsable, qui précise qui le groupe essaiera de limiter les licenciements au minimum . Une cinquantaine de personnes travaillent aujourd'hui dans les boutiques en sursis.


Les élus ne sont pas d'accord avec les arguments sécuritaires. Dans les villes concernées, l'annonce de la fermeture des Franprix provoque la colère des élus. Beaucoup estiment que les arguments sécuritaires ne sont que des prétextes.Au-delà de l'insécurité, d'autres raisons pourraient pousser la Sarjel à fermer ces magasins. Ces petits commerces ne seraient pas rentables. Certains afficheraient même des pertes records. Les sept Franprix appartenaient d'ailleurs tous à un autre groupe de franchisés qui a déposé le bilan il y a un an. La Sarjel les a rachetés. Depuis plusieurs mois, elle ne cachait pas sa volonté de les revendre mais elle ne trouvait pas d'acquéreur".

 

Celui de la place Le Vau à Asnières-sur-Seine ne fait pas exception et fermera ses portes le 01/03/2015. Depuis plus de 15 ans, les petits commerces ont déserté ce quartier proche de la patinoire, les Courtilles, pourtant rénové par la société Moulin Vert il y a à peine deux ans.

Mais rien ne change dans cette partie de la ville où la mixité sociale est bientôt réduite à néant; pourquoi le bailleur "Moulin Vert" n'essaie pas de diversifier les locataires? Pourquoi avoir fait appel à une dizaine de vigiles qui ont passé l'hiver au chaud au lieu d'effectuer des rondes dignes de ce nom en délogeant les squatteurs dans les étages du 13, rue Jules Hardouin Mansart. Leur présence n'a en rien effrayé les bandes de jeunes laissés à eux-mêmes qui n'ont comme activité que "la fumette", faire du bruit, "dealer" à la vue de tous et salir les parties communes.

Les habitants des "Courtilles" se sentent vraiment abandonnés et ne font que subir la désertification des commerces, les désagréments provoqués par ces jeunes en dés errance, la baisse du niveau dans les écoles élémentaires: en clair, la qualité de vie a disparu et les français qui ont encore un travail essayent de s'enfuir pour aller vivre ailleurs.

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.