Laurent Fabius aurait dit de Ségolène Royal qu'elle n'avait pas la carrure d'une femme d'Etat. Peut-être a-t-il dit là le contraire de ce qu'il pense et qui le gêne.
Le fait est qu'elle anime avec dynamisme et compétence la gestion d'une Région où sont programmées nombre d'actions innovantes. Voilà pour l'enracinement au niveau local.
Au niveau national, en dépit des peaux de bananes et autres crocs-en-jambe rencontrés sur son chemin, elle est la seule femme à avoir accédé au second tour d'une élection présidentielle française. Et cela après avoir été députée et ministre.
Sur la scène internationale, étant déjà vice-présidente de l'internationale socialiste, elle vient d'être élue, à l'unanimité, présidente des Régions francophones.
Bref, si elle n'a pas une forte carrure, notre goélette nationale a tout de même de l'envergure.