La République Terrienne et les chevaux du lac Ladoga

Selon wikipedia, l'écrivain italien Curzio Malaparte, dans son roman Kaputt (1943), relate l'anecdote suivante, que l'on présume survenue en 1942, lors du siège de Léningrad :« Le troisième jour un énorme incendie se déclara dans la forêt de Raikkola. Hommes, chevaux et arbres emprisonnés dans le cercle de feu criaient d'une manière affreuse. (...)

Selon wikipedia, l'écrivain italien Curzio Malaparte, dans son roman Kaputt (1943), relate l'anecdote suivante, que l'on présume survenue en 1942, lors du siège de Léningrad :

« Le troisième jour un énorme incendie se déclara dans la forêt de Raikkola. Hommes, chevaux et arbres emprisonnés dans le cercle de feu criaient d'une manière affreuse. (...) Fous de terreur, les chevaux de l'artillerie soviétique - il y en avait près de mille - se lancèrent dans la fournaise et échappèrent aux flammes et aux mitrailleuses. Beaucoup périrent dans les flammes, mais la plupart parvinrent à atteindre la rive du lac et se jetèrent dans l'eau. (...)

Le vent du Nord survint pendant la nuit (...) Le froid devint terrible. Soudainement, avec la sonorité particulière du verre se brisant, l'eau gela (...)Le jour suivant, lorsque les premières patrouilles, les cheveux roussis, atteignirent la rive, un spectacle horrible et surprenant se présenta à eux. Le lac ressemblait à une vaste surface de marbre blanc sur laquelle auraient été déposées les têtes de centaines de chevaux. »

Selon l'astrophysicien Hubert Reeves (l'heure de s'enivrer-1986) ce récit peut être tenu pour véridique. Il émet l'hypothèse que le gel quasi-instantané de l'eau du lac a été causé par un changement de phase rapide dû à l'état présumé de surfusion de l'eau au moment de la catastrophe.

Si l'on s'en tient aux aspects prosaïques de l'actualité, on peut penser que ce n'est pas demain la veille que va advenir la République Terrienne. Et pourtant, il est urgent de la penser dès maintenant pour que lors d'instabilités sociopolitiques et de catastrophes écologiques transfrontalières à venir, semblables à la fournaise et aux tirs de mitrailleuses tendant à anéantir toute vie sur les rives du lac Ladoga, le salut soit assuré par l’avènement quasi instantané de cette République Terrienne, passant très rapidement de l'état inconsistant de fluide utopie à celui de ferme et solide réalité.

« Soudainement, avec la sonorité particulière du verre se brisant, l'eau gela » dit Curzio Malaparte.

Tout aussi soudainement sans doute, se mettront en place un jour, les structures de la République Terrienne, non pas pour le pire, mais pour le meilleur. Pour la survie des peuples de la Terre. Parce que, comme disait la peu regrettée Dame de Fer : 

« TINA ! » (There is no alternative) .

 

En effet, plus le temps passe, plus on se rend compte qu'il n'y aura pas de plan B, d'abord pour survivre, et puis pour vivre en paix. En symbiose avec une nature partout respectée, vierge de paradis fiscaux.

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