Hommage à Camilleri.

Camilleri , père de Salvo Montalbano, à la veille de sa mort en appelait encore à la conscience des Italiens. Je me permets, très modestement, de poster ici ma traduction personnelle de quelques unes de ses déclarations politiques les plus récentes.

N.B. Je prends la liberté de titrer à ma façon les citations.

Testament

"Une de mes plus grandes peines c'est, à 93 ans et à un pas de la mort, de laisser à mes petits-enfants et arrière-petits-enfants, une Italie que je ne m'attendais pas à leur laisser en héritage. Mes homme politiques s'appelaient De Gásperi, Togliatti, Nenni, Sforza. Ils avaient un sens précis de l'Etat et de ce qu'on pouvait faire de ce pays. Nous avons reconstruit le pays et maintenant nous la refascisons. C'est la raison pouir laquelle je sens que j'ai échoué en tant que citoyen et ça me fait très mal."

L'Italie d'aujourd'hui

"L'Italie d'aujourd'hui est un pays qui recule, comme les crabes, C'est comme si nous nous étions mis à faire les choses à l'envers et perdions les importantes conquêtes sociales d'autrefois. Pour être sincère, je ne reconnais plus mon pays."

"Je ne veux pas faire de comparaison mais je note autour des positions extrêmistes de Salvini le même consensus qu'autour de Mussolini, lorsque j'avais 12 ans."

A propos des migrants

"Les ports sont ouverts, ceci est une politique nazi: je ne serai pas complice" " Pas en mon nom"(janvier 2019)

"Salvini n'est pas un homme de mer. Il ne connait pas  la mer de ceux qui sont forcés d'embarquer sur des bateaux pneumatiques et dont le destin est un naufrage assuré. Je n'aime pas la façon dont il gère l'urgence. Continuer à jouer sur la peur de l'autre est dangereux.

A propos de Salvini

"Je me demande parfois si Salvini est un être humain ou un martien. Est-ce qu'on se rend compte de la gravité lorsqu'un ministre de l'Intérieur menace un écrivain sous escorte comme Saviano de lui retirer la protection de l'Eta ? Ce sont des propos mafieux, indigtnes de la charge qu'il occupe." 

"Je ne crois pas en Dieu mais le voir  empoigner son chapelet me donne envie de vomir. Cela fait partie de sa vulgarité."

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