Révolte : Présences du passé


Une conversation avec Clément Kauter

Pas de vente en ligne (ni page Facebook) au bien-nommé Plac’Art Photo, cette minuscule librairie photographique qui occupe depuis 2008 un passage cocher près du boulevard Saint-Germain à Paris. Le maître des lieux, Clément Kauter, assume : « Il est vrai qu'en termes de communication, cela pèche un peu ! Mais j'aime le fait que les gens me trouvent par hasard. »

Effectivement, entre hasard et bouche-à-oreille, un réseau social à l’ancienne s’est constitué autour de ce paradis de l’imprimé où s’entassent livres, catalogues, revues et affiches, plus ou moins rares, plus ou moins chers, d’occasion pour la plupart mais sans exclure quelques micro- ou auto-éditions qui trouvent leur place sur une étagère discrètement étiquetée « PIY » (Publish It Yourself). Et le public est à l’image bigarrée du lieu : collectionneurs, chineurs, étudiants, passants, photographes, graphistes et autres voisins…  sans oublier les touristes (avertis ou égarés).

Clément Kauter était lui-même collectionneur en herbe quand il a commencé à vendre ses propres livres afin de pouvoir en acheter d’autres. Quand l’opportunité de s’installer dans le passage cocher s’est présentée, raconte-t-il, « J’ai apporté presque toute ma collection et, pour remplir les rayons, j’ai acheté le fonds de mon voisin, l’éditeur Eric Higgins ».

Six ans plus tard, notre self-made libraire a choisi le joli mois d’avril pour monter une petite exposition autour des mouvements contestataires des années 60 et 70 et pour éditer, avec la complicité de son ami graphiste Laurent Chevrier, un catalogue-affiche (sujet oblige) proposant presque80 livres photographiques issus de cette période.

Fin avril, nous avons fait le tour des lieux, de visu et de vive voix (mais munis quand même d’un smartphone pour enregistrer la conversation).

MR : Parlons d’abord du Plac’Art Photo : tu as commencé avec tes livres, et quelques affiches, et depuis 2010, tu fais de petites expositions de tirages liés aux livres. Cette fois-ci, la démarche est plus ambitieuse, avec une sorte d’exposition documentaire autour du thème des mouvements de contestation des années 60 et 70.

CK : C’est une exposition qui recoupe à la fois des affiches, des tracts, des livres, des documents, des photographies, des pochettes de vinyles, même des pochoirs. C’est tout un ensemble pour relater des événements historiques qui ont marqué beaucoup de gens, aussi bien à Paris en mai 68 que dans d’autres pays où il y a eu de tels mouvements. Et c’est très actuel, ce besoin de contester, ces manifestations qu’on voit, à Paris comme ailleurs. L’idée de « Révolte » est donc de repartir sur un pan important de l’Histoire tout en faisant écho à ce qui se passe aujourd’hui. 












[Révolte, Plac’Art Photo, avril-mai 2014 – photo MR]










[Révolte, Plac’Art Photo, avril-mai 2014 – photo MR]

MR : Combien de temps travailles-tu sur ce projet ?

CK : L’idée m’est venue en juin dernier, pendant un voyage qu’on avait fait pour participer à la MIA, Milan Image Art Fair. J’avais trouvé des livres sur Lotta continua en Italie, leurs émeutes, dans les années 70, et comme le sujet m’intéressait, j’ai commencé à creuser, en essayant de voir ce que je pouvais réunir comme documents à Paris, où j’exerce mon métier.

MR : Il faudrait peut-être préciser une chose : tu es né en quelle année ?

CK : En 1977 ! (rires) Mais j’avais déjà pu voir dans les livres ce qui s’était passé et les façons très variées de photographier les événements m’ont toujours intéressé.  Finalement, suivant les photographes et les pays, le témoignage qu’on en faisait est différent et c’est fascinant de confronter tous ces aspects des différentes pièces.

MR : Concrètement, sans dévoiler les secrets de ton métier, comment as-tu cherché les documents ? Tu rentres à Paris…

CK : Oui, je rentre à Paris et je vais voir les confrères libraires, les bouquinistes, les marchés aux puces, un peu partout. Puis je fais appel à mes « sources » – les photographes avec qui je m’entends bien, des anciens soixante-huitards – et je commencé à voir ce qui avait été fait et ce qui est intéressant de collationner. 

J’ai eu de la chance avec quelques photographes qui avaient des mines d’or chez eux. Ils ne jetaient rien, ils gardaient tout, même un carton qui n’avait jamais été ouvert depuis l’époque. 











[Révolte, Plac’Art Photo, avril-mai 2014 – photo CK]

[Révolte, Plac’Art Photo, avril-mai 2014 – photo CK]

MR : Par exemple ?

CK : Je pense notamment à Jean-Claude Gautrand , qui a photographié les murs et les affiches à Paris : toutes les heures, il re-photographiait les murs parce que les slogans et les affiches changeaient. C’était une autre façon d’écrire mai 68, parce qu’on était loin des manifestations, des lacrymos, de la fumée, mais on se retrouve  directement avec les acteurs qui écrivaient leurs messages et leur révolte sur les murs, que ce soient les Situationnistes ou les étudiants. Du coup, on a fait tirer des images à partir de ses négatifs, donc des photographies d’affiches ou de murs qui viennent rythmer les murs de l’exposition. Là il y a quatre tirages de Jean-Claude qui sont affichées.

 

 

[Les murs de mai (tirages à partir des négatifs de 1968) © Jean-Claude Gautrand]

MR : Et parmi les autres trésors ?

CK : Un ami du Plac’Art m’a apporté, entre autres, la fameuse image qu’on appelle la « Marianne de mai 68 », de Jean-Pierre Rey et dont on a beaucoup parlé. C’est assez emblématique de la période puisque que cette jolie jeune femme tenant le drapeau vietnamien comme la Marianne de Delacroix a été déshéritée par son grand-père après la publication de la photo dans Paris Match. D’ailleurs, elle était sur les épaules de l’artiste Jean-Jacques Lebel, l’un des meneurs de l’occupation du théâtre de l’Odéon.

MR : Et dix ans plus tard, elle a intenté le premier de trois procès contre Jean-Pierre Rey pour atteinte au droit de l’image, sans jamais gagner parce que la photo est considérée comme l’illustration d’un fait historique.

[Révolte, Plac’Art Photo, avril-mai 2014 – photo CK]

MR : Qui d’autre t’a confié des photos ? 

CK : Il y a Michel Maïoffiss, qui a encore une vision très différente. Il photographie sur le vif, on retrouve l’ambiance et on est en plein dans le cœur des événements. Mais ce que j’ai aimé surtout dans ses images, c’est qu’il en a pris juste au carrefour où se trouve cette exposition aujourd’hui. Le café Conti est à côté, on est tout près. Dans l’une des photos de Jean-Claude Gautrand, on voit sur le panneau qui est détaché Saint-Germain et Saint-Michel.

En fait, il y a beaucoup de gens qui viennent à la librairie et qui se replongent là-dedans. Pour eux, peu importe qui a fait la photo. C’est la mémoire qu’ils cherchent, leurs souvenirs.


[Les murs de mai (tirage à partir du négatif de 1968) © Jean-Claude Gautrand]

Après, que ce soient ces photographes ou d’autres, ils m’ont aussi laissé aussi des affiches. Beaucoup d’artistes ont rejoint les étudiants pour faire des affiches qu’ils vendaient après afin de financer leurs tracts. Il y en a par exemple par Pierre Alechinsky, Karel Appel, Paul-Armand Gette…

Et puis, il y a les livres, que je présente dans un nouveau catalogue, en partant du thème de la guerre du Vietnam pour voir les échos aux Etats-Unis, en France et ailleurs en Europe, en Amérique latine et au Japon. Finalement j’ai réuni 79 titres autour de ces événements des années 60-70 dans le monde.

 

 

[Révolte, Plac’Art Photo, avril-mai 2014 – photo CK]

MR : Et notamment avec un grand nombre de livres japonais – environ un quart de ton catalogue – que nous n’avons pas tellement l’habitude de voir.

CK : Ma femme, Nobue Akagi Kauter, est japonaise et on est très spécialisé dans la photographie japonaise. Il y a eu une énorme révolte dans cette période-là des années 60 et 70, avec une vague de contestation dans les universités qui s'est répandue aux paysans et aux ouvriers. La photographie n’a pas manqué de servir la cause contestataire puisque beaucoup de photographes de cette période-là avaient une forte écriture, très différente de celle qu’on trouvait en Europe ou aux Etats-Unis.

MR : Dans quel sens ?

CK : Disons qu’on était moins limité par des questions de cadrages, de problèmes techniques, d'attendre à faire la « belle photo ». Là, on est assez libre finalement pour déclencher et faire beaucoup de photos comme on le sentait. On respire plus, on photographie comme on respire, j'ai envie de dire. Donc il y a des photos qui peuvent être floues, qui peuvent être des gros plans, qui créent toute une ambiance et qui finalement nous permettent de nous transporter plus au cœur de ces événements tels qu'ils ont été. C'est de la photographie documentaire mais avec une forte esthétique. 

[Collectif, Nichidai tousou, Tokyo, 1969]

MR : Peut-on dire que la photographie japonaise a été nourrie par cette occasion, de la même manière que, par exemple, que le graphisme en France a été nourri par les ateliers libres de mai 68 ?

CK : Bien sûr. L'art se crée souvent par la révolte, par l'envie de pousser un cri de colère. C'est vrai pour les affiches, ou pour les premiers slogans, bricolés au départ pour les manifs et qui ont pu finalement lancer la scène du street art. Et aussi pour cette photographie japonaise, qui a été très marquée par les événements. Pour les photographes, c'était un sujet qui les sortait de leur quotidien, avec la foule, l'agitation, les émeutes.

Et il ne faut pas oublier qu'au Japon les impressions sont magnifiques, grâce au choix des papiers, souvent très mats, et des encres spéciales, et à la technique de l’héliogravure. Cette gravure, plus l'intensité des noirs, renforcent la puissance de ce qu'on ressent, surtout si on n'est pas habitué à ce genre d'esthétique.

MR : Il y a justement le livre que tu m'as montré en premier, Nichidai tousou (Le mouvement étudiant de l’université Nihon), un ouvrage collectif − et anonyme –qui réunit d'étonnantes photos du mouvement étudiant à l'université Nihon à Tokyo. Comment l'avez-vous trouvé ?

CK : C'était dans une librairie à Tokyo. En général, il est difficile de trouver ce genre de livre contestataire, le protest book, au Japon puisqu'il n'est pas dans le circuit classique de la librairie photographique. Ce serait plutôt un livre d'histoire, dans une librairie historique.

D’ailleurs, à l'époque, c'était quand même vendu, ou même montré, sous le manteau à cause de la répression et beaucoup d'exemplaires ont été détruits. Maintenant, avec le recul du temps, on le met en avant. Les librairies commencent à voir l’intérêt que ces livres suscitent et donc les cherchent et les mettent en vente. Il est plus facile de les trouver aujourd'hui – y compris sur internet pour certains, à condition de savoir ce que l’on cherche – qu'il y a vingt ou trente ans.

MR : Ou quarante ans, si j'ai bien compris.

CK : Il y a quarante ans, ils n'étaient pas encore détruits, donc on pouvait les trouver officieusement mais c'était risqué : il y avait des enquêtes, on suivait des gens, on questionnait les libraires ou les clients qui sortaient de la librairie, pour voir ce qu'ils avaient acheté.

MR : Parmi toutes les trouvailles dans ce nouveau catalogue, quels sont tes autres coups de cœur ?

CK : J’aime beaucoup les livres d’Amérique latine. C’est comme au Japon, il y avait de nombreux photographes, graphistes, écrivains, et poètes qui travaillaient tous ensemble pour faire les livres et il en résulte des choses vraiment différentes.

MR : Quelques exemples ?

CK : On a le livre du photographe mexicain Enrique Bostelmann, América un viaje a través de la injusticia (L’Amérique, un voyage à travers l’injustice, 1970), qui dénonce   la marginalisation et l’exploitation des mondes ruraux partout en Amérique latine.  On ne l’a pas mis dans le catalogue mais c’est un travail éditorial magnifique au niveau de la recherche graphique et la typographie de Marti Soler et du choix du papier et de l’impression, la préface de Carlos Fuentes, l’illustration et la photographie.

Et on a Chile o muerte (Le Chili ou la mort), un document très intéressant qui restitue une sorte d’histoire visuelle du Chili à partir de photos, de dessins, de tracts, etc.  


[Germán Marín, Armindo Cardoso et alii, Chile o muerte, Mexico, 1974]

MR : Oui, c’est encore une histoire de la résistance créatrice. La plupart des photographies ont été prises par Armando Cardoso, un Portugais qui s’était exilé dans les années 60, d’abord en France, ensuite au Chili pendant l’Unité populaire. Il a dû s’enfuir après le coup d’Etat du 11 septembre 1973 et ses proches ont littéralement enterré ses négatifs pour les sauvegarder. Par la suite, l’attaché culturel français les a fait passer à Paris par la valise diplomatique. Et c’est au Mexique qu’un autre réfugié, l’écrivain et éditeur chilien Germán Marín, a réalisé le livre.

Mais qu’est-ce qu’on voit du côté de l’Europe ?

Alors, pour la France, il n’y a pas eu beaucoup de livres faits à l’époque. Il y a un que j’ai découvert récemment qui a été édité en 1968 aux Etats-Unis, avec les premières photos de Gilles Caron. Il s’appelle On the barricades, c’est un petit manifeste, juste agrafé, mais tellement bien pensé, bien réfléchi, avec les photos qui font écho aux slogans et aux citations dans un jeu de miroir. C’est très bien maquetté et j’aime bien les toutes petites photos qui jouent entre les pages de citations, et à la fin, quelques reproductions d’affiches et de dessins de Topor. 


 

[“On the Barricades”, Journal for the Protection of All Beings,
n° 2, 1968, City Lights Books/Beach Books, San Francisco]

MR : J’ai vu qu’il a été édité par City Lights Books, la librairie mythique de Lawrence Ferlinghetti à San Francisco. C’était en fait le deuxième numéro d’une petite revue politico-écolo-littéraire, le Journal for the Protection of All Beings, sorti le 14 juillet !

CK : Il y a aussi Jean-Claude Gautrand, qui a eu l’idée de réunir ses photos des murs dans un livre au format carré, comme une pierre. Souvent on dit qu'il y a eu des livres faits comme des pavés pour les anniversaires de mai 68, en se demandant pourquoi personne n'y avait pas pensé à l'époque ? Mais Jean-Claude, il y avait pensé et dès janvier 1969 il a fait imprimer en Belgique – à compte d'auteur – Les murs de mai,  un petit livre d'artiste avec des variations de couleurs pour séquencer toutes les affiches.

[Jean-Claude Gautrand, Les murs de mai, Bruxelles, 1969]

Ailleurs en Europe, j'aime beaucoup aussi ce livre de Paolo Zappaterro sur la Grèce, La Grecia della colonnelli e documenti della resistenza Greca, parce qu'on voit peu de documents sur cette période de la dictature des colonels (1967-1974). 

MR : En fait, c'est un livre italien...

CK : Oui, édité en 1969 et c'est le photographe qui en était à l'origine. Il y a un très beau design avec de toutes petites vignettes : d'un côté de la page, c'est la propagande – la Grèce, tout va bien, l'infrastructure, l'armée – et en parallèle, on voit la misère, les sans-abri, la lutte pour la survie.

[Paolo Zappaterra, La Grecia dei colonnelli, Milan, 1969]

MR : Il y a un autre photographe italien, Gian Butturini, qu'on trouve justement dans la section « Italie » avec un livre auto-édité en 1973 sur la lutte des metallurgistes (F. L. Metalmeccannici, Significato di una lotta) mais il a également publié de petits livres sur le conflit en Irlande du Nord, le Chili de l'Unité populaire et Cuba, tous chez l'éditeur milanais Bareggi.

CK : Sur le Portugal aussi il y a de beaux documents autour de la Révolution des Œillets de 1974. Je n'ai pas pu en réunir beaucoup par manque de temps : c'est quand même une recherche sans fin, et ce qu'on voit ici est juste une petite ouverture. Pour les Pays-Bas, je n'avais rien à mettre sous la main et je sais qu'il y a beaucoup de choses qui ont été faites, avec les Provos, entre autres.  Et l'Angleterre, l'Allemagne, je n'ai pas trouvé, du moins pour cette exposition. Donc on peut continuer, prolonger, enrichir…

MR: C'est une incitation pour les autres à te contacter.

CK : Ou à découvrir des choses par eux-mêmes. A partir de cette première base, c'est intéressant de dire « Ah, il n'a pas mis celui-là, pourquoi ? » Ce n'est pas forcément parce qu'un tel livre n'est pas intéressant mais parce que je ne le trouve pas en ce moment. Et j’adore découvrir de nouveaux livres ! Dans ce métier de libraire on est plutôt bien placés pour assouvir notre besoin de découverte.

MR : Côté prix, j'ai constaté qu'il en y a pour tous les budgets : de 15 à 1 500 euros ! Mais tu m’as dit que ce sont les livres les plus chers qui partent le plus vite.

CK : Disons qu’il y a des gens qui ont de grosses collections et quand il y a un livre qui leur manque, qu’ils n’ont jamais trouvé, ça les intéresse de compléter, que ce soient des institutionnels ou des particuliers. Les livres à 15 euros, ces personnes-là les ont déjà. Mais c’est bien aussi d’avoir de petits prix pour les gens qui débutent, ou qui s’intéressent à ce sujet de la contestation, ou qui veulent juste se faire un petit plaisir. 










[Nobue Akagi Kauter et Clément Kauter – photo MR] 

MR : Justement, pour revenir à ce que tu as dit au départ sur l’actualité de cette exposition, avec les mouvements sociaux et politiques qui nous entourent, il y a deux aspects de ces livres, ou de leur création, qui me semblent assez frappants par rapport à la situation aujourd’hui : d’une part, le travail collectif, et parfois anonyme, et d’autre part, l’absence de toute visée commerciale.

Certes, il y a toujours des projets collectifs ou collaboratifs, et des actions bénévoles, mais comme dans tous les domaines, on est un peu aveuglé aujourd’hui par le marketing, le packaging, la signature. Dans ce sens aussi, ton expo rafraîchit notre mémoire, et notre regard.

Qu’en penses-tu ?

CK : Il est vrai que l’idée première à l’époque était de coucher sur le papier son envie de révolte en espérant que son livre permettrait de faire évoluer les choses ou simplement de les dénoncer. Le fait de s’allier à plusieurs pour un projet commun mettait en avant le message. Or aujourd’hui, on peut effectivement remarquer que l’idée sous-jacente d’un livre est souvent l’envie qu’il marche d’un point de vue commercial mais les divers acteurs (graphistes, écrivains, photographes…) n’ont pas forcément le même regard sur cette question. C’est peut-être pour cela qu’on assiste à une sorte d’individualisation de l’édition.

Puis, pour parler de réussite dans ce domaine, je pense qu’il faut un peu de recul. Même si le livre « fonctionne » dès sa sortie, qu’en sera-t-il dans un mois, dans un an ou dans les prochaines décennies ?  Les modes changent, les esthétiques également, mais l’Histoire, elle, reste… 

 

 




 Le Plac’Art Photo 
 5, rue de l’Ancienne  Comédie 
 75006 Paris

 + 33 (0)1 43 25 15 11

L’exposition « Révolte » est prolongée au moins jusqu’au 10 mai (sachant qu’au Plac’Art Photo, on n’est jamais à un jour près). Et même sans expo, il y a toujours environ 2 000 titres à découvrir sur place. 

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Le site du Plac’Art Photo (également conçu par Chocolata Graphics) :
http://placartphoto.com/

Le catalogue-affiche « Révolte » (en pdf) : 
http://placartphoto.com/import/catalogues/Revolte.pdf

  

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Frontalière dans l’âme, journaliste et traductrice dans la vie, Miriam Rosen écrit sur les images : fixes, animées et celles qui se trouvent entre les deux. Elle a collaboré à des journaux et des revues en France et à l’étranger tels que Le Journal de la Photographie, Mouvement, Libération, Artforum, Aperture et Camera Austria.

 









 

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