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Billet de blog 1 juillet 2021

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Juillet 2021: retour des LIVES avec AYO au DJANGO et au NICE JAZZ FEST

- INTERVIEW AVEC LA CHANTEUSE AYO ET SEBASTIEN VIDAL - Nous allons voir dans cet article l'appréhension du retour à la normale du monde de la culture à travers la chanteuse Ayo et Sébastien Vidal, directeur artistique du Django Festival et du Nice Jazz Festival. il est aussi directeur de TSF Jazz Radio et membre de la direction artistique du grand club de Jazz « Les Ducs de Lombards ».

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Illustration 1
Programmation Django Reinhardt Festival

Direction le château de Fontainebleau pour le Django Reinhardt Festival jusqu'au dimanche 4 juillet.

Au programme, l'hommage de Catherine Ringer à son groupe les Rita Mitsouko, Thomas Dutronc, guitariste et passionné de Jazz manouche avec ses reprises dans son album "frenchie" et Ibrahim Maalouf. On aura aussi droit à la chanteuse franco-américaine Cécile Mc Florin Salvant et le grand Stochelo Rosenberg, considéré comme le représentant du jazz manouche, qui aura Carte Blanche ce Samedi. Nous évoquerons aussi dans cet article le Nice Jazz Festival. Avec une belle programmation. On passe de Woodkid à Asaf Avidan et bien sûr, Angélique Kidjo, la diva aux 4 Grammy Awards 2020. Catherine Ringer, Thomas Dutronc et Ayo seront de nouveaux présents.

On retrouvera Ayo ce vendredi au Django Festival. Elle nous présente son superbe album "Royal", pleins de lumières, de douceur, d'amour et d'espérance. Elle nous a fait l'honneur d'un échange riche pour ce retour sur scène très attendu. Ensuite, nous serons avec Sébastien Vidal. Il répond à des questions autour de l'organisation du Django Reinhardt et du Nice Jazz Festival.


Illustration 2
© Crédit: Sophie Koella

Allons tout de suite avec Ayo sur son rayon de soleil nous transportant directement pour ce grand moment sur scène après une longue crise sanitaire.

Vous avez commencé votre promo juste avant la pandémie. Quand était votre dernier concert ?

Mon dernier concert était à Tahiti en janvier 2021.Le dernier concert en Europe, c’était en 2020 en Pologne.

Quelles difficultés avez-vous rencontré pendant la crise sanitaire ?

Au début, c’était un choc, comme un mauvais film. C’était bizarre. J’étais excitée par la sortie de mon album et je pensais partir en tournée directement. On était tous sur le choc parce qu’on ne savait pas trop ce que c’était et qu’est-ce qui allait se passer. Après, c'était une succession d'étapes. Il y a des moments où on était dans l’attente. Je m’inquiétais à me demander qu’est-ce que j’allais pouvoir bien faire d’autre que de la musique ? Quand je me suis dit qu'on ne pourrait plus faire de concert, je me suis demandé comment on va vivre et survivre à tout ça ?

" Quand on a la Foi, c’est une chose qu’on ne peut pas perdre. C’est de comprendre que la vie, c’est comme une vague, il y a des hauts et des bas. Il faut les accepter pour aller au-delà."

Et quels bénéfices vous retenez ou que vous retirez de cette situation ?

Les bénéfices de cette période, beaucoup de choses positives. Ça faisait 15 ans que je n’avais pas pris un moment pour moi. C’était incroyable d’être dans un lieu magnifique. J’ai pu vraiment découvrir Tahiti, ce pays magnifique. Ce n’est pas comme quand on voyage et qu’on reste quelques jours et on part dans un autre pays, le temps de vivre normalement. Le Covid est encore une épreuve et l’importance de mon album a pris de plus en plus de l’ampleur. Deux mois après la sortie de l’album, on tombe dans la crise sanitaire. On se retrouve tous dans un endroit un peu sombre comme la chambre dans la pochette de mon projet. On a besoin de sortir, cela fait partie de la vie. On ne peut pas être isolé continuellement dans son habitat. Mais l’espoir reste tel le rayon de soleil entrant dans la chambre sur la couverture de l’album.

Quand on a la Foi, c’est une chose qu’on ne peut pas perdre. C’est de comprendre que la vie, c’est comme une vague, il y a des hauts et des bas. Il faut les accepter pour aller au-delà. C’est comme le cœur, à travers un cardiogramme avec ses battements. Lorsque cela devient une ligne droite, on est mort.

Par l’acceptation de ses flux, on peut en tirer du positif, puisque les bons et mauvais moments nous font grandir, évoluer. Il faut aussi savoir interpréter les messages que l’Univers nous donne. Je sais que personne n’est né dans ce monde sans raison, on a tous une place. Notre voyage commence quand on a trouvé sa voie, son destin personnel. Notre instinct nous guide sur notre chemin. Or, dans notre monde, il y a beaucoup de choses qui sont faites pour nous en écarter. On oublie qu’il y a beaucoup plus de choses importantes que le matériel. On a oublié que l’esprit a la plus grosse importance. La crise sanitaire nous a montré cette importance. Ce n’est pas un Range Rover qui va nous sauver. Si on ne nourrit pas l’esprit, l’âme meurt.

Illustration 3
© Crédit: Sophie Koella

Vous étiez déjà impatiente en 2020, qui marquait le début de votre tournée. Comment vous appréhendez votre tournée ?

On a fait des répétitions. On a vraiment la joie de retourner sur scène. On est comme des moustiques qui vont chercher la lumière. On revient dans la lumière pour donner et partager la bonne énergie positive. J’ai vraiment hâte. Tout est naturel. C’est plus dans les sentiments que dans la pensée.

" Quand on entend « Nice Jazz Festival », on sait que c’est de la qualité "

Comment tu anticipes le passage d’émotions public / scène avec les contraintes des consignes sanitaires ?

Au début, je pensais que ça serait bizarre. Physiquement et dans ce cadre, on peut être assis avec nos masques, cela n’a pas d'importance. L’esprit, lui, est libre. Tu peux voyager avec l’esprit. Être à Paris et en même temps pouvoir s’évader en partant loin. C’est ça le Pouvoir de l’Esprit. Je suis sûr qu’après toute cette période, on va vivre quelque chose de fort. J’ai hâte et je pense que mon public aussi et que cela va être très profond. Tous les esprits vont danser, voyager. On va être proche, tous connecté malgré les protocoles.

Vous vous êtes même adapté pendant la période dont deux lives. Un pour le Nice Jazz Festival le 21 août 2020 sur France 3 et pour le Django Festival avec en live-stream le 15 décembre dernier. Avant 2020, aviez-vous participé à l’affiche d’un de ses deux festivals ou même les deux ?

J’adore le Nice Jazz Festival. Pour moi, le jazz, c’est un des plus beaux genres musicaux par sa diversité et sa liberté. Quand on entend « Nice Jazz Festival », on sait que c’est de la qualité. Pas juste pour faire la fête. Les gens viennent pour écouter de la bonne musique et découvrir de nouveaux artistes.

"La musique, c’est ma religion car elle est absente de jugement, immatérielle. Elle est vraiment le reflet de l’Esprit."

Sur votre pochette, vous êtes dans l’ombre, en regardant à l’horizon, un rayon de soleil où la lumière traverse cet endroit sombre. Vous sortez d’une dépression, la musique est votre thérapie que vous partagez dans cette œuvre. Comment « Royal » arrive exactement au moment où on a besoin « de positif, d’espoir et de lumière » ?

Déjà, la photo de la pochette est naturelle, sans retouche. Le rayon, c’est la Vrai Lumière. Elle a été faite à New-York.

Pour le timing exact, c’est l’Univers qui est responsable. On ne sait pas pourquoi quelque chose arrive à un certain moment dans nos vies. Ce projet sort de ma dépression, un moment difficile.  Mais je sais que ce n’est pas juste pour moi. Quand on a une discussion avec soi-même, avec son instinct, il y a une petite voix qui vous dit « Ne t’inquiète pas, il y a une raison pour tout ». Avec mes musiciens, au studio, on a senti quelque chose de très fort, un sentiment qu’on ne peut pas inventer. Je suis vraiment reconnaissante pour cela. La musique, c’est ma religion car elle est absente de jugement, immatérielle. Elle est vraiment le reflet de l’Esprit. La musique est intemporelle. Une chanson est faite à un instant T et après, elle peut avoir plusieurs vies, plusieurs sens. De plus, chaque moment d’interprétation est différent.

Quand avez-vous rencontré La Source, Dieu ou « Royal » comme vous le nommez ou quand l’avez-vous retrouvé ?

J’ai fait mon propre cheminement spirituel. J’ai cherché dans pleins de religions différentes. Je suis de tradition chrétienne mais je me suis intéressé au Bouddhisme et à l’Islam en autres. Mais pour moi, j’ai toujours senti que cette relation n’est lié à aucune religion. Cet instinct ou cette intuition, c’est cette voie qui m’a dit « Va sur ce chemin ». C’est aussi l’Amour et la Lumière. La confiance quand tu commences à croire, tu as la « Foi ». Pour moi, c’est ça Dieu. En comprenant le sens de notre humanité, on sait qu’on est tous lié. On vient tous de la Source. On est tous des enfants de l’Univers. On est semblable. Par cette empathie, il n’y a pu de ségrégation, de séparation. Toutes les barrières entre les humains tombent. Par notre nature, on est tous les mêmes. On est « UN ».

"Il y a une place à l’intérieur de nous que personne ne peut voir ou toucher. C’est là où est notre âme dans notre corps."

Vous parlez beaucoup de paix, d’harmonie et d’amour. Où en êtes-vous dans votre paix intérieure ?

Grâce au Covid, ma passion pour le surf s’est renforcée. Ça m’a vraiment beaucoup aidé et changé ma vie. C’est cette connexion avec la nature, de se retrouver dans l’Océan. D’être dans cet élément, l’eau, qui est, pour moi, le plus fort. Nous-mêmes, on est composé de 70% d’eau. Cela m’a donné beaucoup de joie, de paix en se retrouvant seule. C’est comme-ci le contact avec l’Océan me recharge. Comme-ci les vagues me disent » « Ne t’inquiètes pas. Tout va bien. Tu es bien là. Au bon endroit, au bon moment. Tu n’as besoin de rien, juste de toi et que tu te retrouves ».

Illustration 4
© Crédit: Sophie Koella

On fait parti de la nature. On fait partie de la Terre et de l’Eau. Dans mon titre « Océan ». Je parle de Dieu. Pour moi, l’art, c’est dans les comparaisons qu’elle s’exprime. Quand je dis « Ton Amour », je le compare à l’Océan et que je voudrais y plonger dedans.

Dans notre corps, on a une place où il y a notre Esprit, notre âme. Le corps, oui, il faut y faire attention car c’est notre temple. Il y a une place à l’intérieur de nous que personne ne peut voir ou toucher. C’est là où est notre âme dans notre corps. La spiritualité ne commence pas dans les lieux de culte. Mais plutôt à cet endroit, à l’intérieur de soi. Il permet de se reconnecter à soi-même, à son âme profonde.

Pour ses deux concerts que vous allez faire au Django et Au Nice Jazz Festival , doit-on s’attendre à des surprises ? Reprises de votre répertoire personnel ou aussi d’autres artistes que vous appréciez ?

Il y aura pas mal de surprises. J’ai vraiment envie de chanter tout ce que j’aime et pas que mes chansons. Il y a aura des réinterprétations de covers d’artistes indispensables à ma personne. Il y aura un hommage à Bob Marley par exemple. Bien sûr, je vais chanter des chansons de mon dernier album « Royal ». Il permet de recharger nos batteries avec des bonnes énergies positives. Ce seront des chansons d’amour globalement car après cette période, on a tous besoin d’amour.


Les artistes sont impatients et le public a soif de retrouver ce partage d'émotions par les prestations scéniques. Voyons comment ce sont adaptés les professionnels du spectacle vivant avec Sébastien Vidal, personne très influente du jazz en France. Il nous parle en tant que directeur artistique du Django Festival et du Nice Jazz Festival.


Illustration 5
Programmation Nice Jazz Festival

" En période de pandémie, il faut être en position de combat en permanence quand l’essentiel de votre métier n’existe plus."

Comment s’est passé l’organisation des festivals en amont ?

C’était compliqué, on n’avait pas de visibilité et personne n’en avait. Il faut anticiper et faire des scénarios. Même le gouvernement, que je ne blâme pas n’en avait pas. On évolue en fonction d’une épidémie dont on ne sait rien. Les scénarios allaient du plus catastrophique au plus positif. On démarre sur le pire, c’est-à-dire, jauge sanitaire dégradée, distanciation d’un mètre les uns des autres et on voit si c’est possible. C’était le cas pour le Django Festival puisqu’on a beaucoup d’espace. C’est là qu’on s’est dit qu’on allait commencer à travailler avec des contraintes, d’angoisse, mais en même temps, beaucoup de joie après 12 mois sous le carreau.

Pour ma part, je préfère être dans l’action que d’être chez moi à attendre que les choses se passent. Même si c’est compliqué à organiser, on le fait. Être dans l’action. Tout le monde a joué son rôle et aussi les échanges entre tous les professionnels ont bien été coordonnés. Donc, avançons et on verra comment les choses évoluent. Si on attend que quelque chose se passe, on disparait. C’est pour ça que cette période a été compliqué dans le milieu du spectacle. On était obligé à ne rien faire. Il faut quand même être dans l’action pour être prêt dès que la première fenêtre de tir s’ouvre. Et là, bim, il faut foncer. Donc, il faut être en position de combat en permanence quand l’essentiel de votre métier n’existe plus.

Quelle est l’influence habituelle du Nice Jazz Festival et du Django Festival ?

Pour le Nice Jazz Festival, on est entre 40000 et 50000 personnes. Pour le Django Festival, on est à 15000 personnes. On voudrait faire aussi bien si possible.

D’organiser ses festivals, c’est un pari puisque beaucoup de frais sont engager et incompressibles. A Nice et à Fontainebleau, le point de non-retour a été très tardif. On a, par exemple, pour le Django, 250 bénévoles qui sont hyper mobilisés. Pour le Nice Festival, c’est directement avec la municipalité.

" On a une grande diversité d’artistes de Jazz en France qu’on retransmet dans nos festivals."

Quels ont été les échanges que vous avez pu avoir avec les pouvoirs publics ?

Déjà, par rapport aux aides de l’Etat, les secteurs culturels ont été extrêmement soutenus durant ses douze derniers mois. Déjà, les artistes ont la prolongation de leurs droits de chômage jusqu’à fin décembre 2021. C’est quand même 1 milliard d’euros qui a été posé sur la table. Il y a aussi les aides impactées par le Covid, les mesures de chômage partiel, les différents plans d’urgence qui ont été votés pour le spectacle vivant. On est porté par l’Etat. On ne peut pas dire le contraire puisque les aides de l’Etat ont été conséquentes comparé à nos voisins européens ou pour les états-uniens.

Au niveau des échanges directs pour l’organisation, pour le Django Festival, on a discuté avec les autorités locales, la sous-préfète, la mairie de Fontainebleau, avec le président de la communauté d’Agglomération, avec la région et les départements. On est obligé de synchroniser tous ses acteurs publics autour d’une table pour arriver à faire quelque chose d’intelligent. On essaye d’apporter les meilleures conditions. Pour Nice, je parle aux équipes de la Mairie et à la direction de l’événementiel de la ville. Bien sûr, on est avec la directrice du festival de Jazz, Madame Frédérica Randrianome Karsenty. Tout est bien en coordination.

Comment s’est passé la mise en place des programmations des deux festivals ?

L’Adn du Django, par son hommage à Django Reinhardt, est plus centré sur des problématiques européennes. On a comme spécialité avec le club « Les Ducs Des Lombards » d’être attentif à ce qui se passe en France et à défendre des artistes nationaux. Pas par patriotisme, plus parce qu’ils sont là et qu’ils doivent être mis en valeur. On a une grande diversité d’artistes de Jazz en France qu’on retransmet dans nos festivals.

A Nice, il y a un côté plus Grand Public. On peut aller sur des rives de Musiques Actuelles comme Catherine Ringer ou Thomas Dutronc. Il y a des américains qui vont venir comme Cécile Mc Lorin Salvant et Sullivan Fortner. Et nous aurons aussi Branford Marsalis Quartet ou Roberto Fonseca’s Cuban Symphony. Roberto est cubain et a déjà pris toutes ses dispositions en Europe.

On a des artistes européens comme Brad Mehlau Trio qui habite aux Pays-Bas. Au niveau, des artistes pour nous, ce n’est pas compliqué et ça nous semble naturel de défendre des artistes français.

" Ce pass permet d'aller aux évènements tout en gardant la confidentialité de la validité du pass."

Et par rapport au Pass Sanitaire, quelles sont les grandes lignes de ce protocole ?

Pour avoir un Pass Sanitaire valide, il faut soit vacciné, soit avoir eu un Pcr négatif de moins de 72 heures ou être immunisé. Ce pass permet d'aller aux évènements tout en gardant la confidentialité de la validité du pass. Il est soit en format papier ou accessible avec l’application « TousAntiCovid ». Cette appli permet de ne pas être intruisif puisque le contenu du Pass ne sont pas dévoilés et ne nous concerne pas.

Pour la disposition des lieux pour les deux festivals, on a deux espaces différenciés. Un espace restauration et un espace concert où les personnes seront assises.


Vous pouvez encore réservé sur le site du Django Festival :http://www.festivaldjangoreinhardt.com/billetterie-2/

Pour le Nice Jazz Festival, qui, je vous le rappelle, se déroulera du 12 au 17 juillet, c'est par ici: https://www.nicejazzfestival.fr/fr/billetterie

Je vous donne tous rendez-vous ce week-end au château de Fontainebleau. Venez, pour ses retrouvailles en deux temps avec la scène musicale puisque qu'on se retrouvera pour le Nice Jazz Festival du 12 au 17 juillet.

Requinquez-vous un max de bonnes vibrations pour avoir le Mojo au plus haut niveau.

Ayo - Océan extrait de l'album ROYAL © Ayo Royal
Ayo - Beautiful - Clip officiel, extrait de l'album ROYAL © Ayo
- Angélique Kidjo avec Sting- Clip officiel de Mother Heart
- Thomas Dutronc avec Iggy Pop et Diana Krall - C'est Si Bon, extrait de l'album FRENCHY © ThomasDutroncVEVO
Catherine Ringer chante Rita Mitsouko- Le Petit Train (Live à la Philarmonie de Paris) © Les Rita Mitsouko

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