Karachi, au-delà des suspicions, nous devons la vérité aux familles

Par Marylise Lebranchu, députée (PS) du Finistère. Comment accepter qu'après une mission d'information, pressés par les révélations de Charles Millon, les uns ou les autres disent sur les médias aujourd'hui ce qui n'a pas été dit devant les parlementaires comme l'a justement rappelé Bernard Cazeneuve?

Par Marylise Lebranchu, députée (PS) du Finistère. Comment accepter qu'après une mission d'information, pressés par les révélations de Charles Millon, les uns ou les autres disent sur les médias aujourd'hui ce qui n'a pas été dit devant les parlementaires comme l'a justement rappelé Bernard Cazeneuve?

Les insinuations d'un Ministre de la Défense, lui même ancien membre du cabinet de François Léotard, remercié et qui parle de sa désormais ""parole libérée" ou l'ancien Premier Ministre de Villepin qui confirme aujourd'hui, que n'a-t-il parlé pus tôt, la "décision d'arrêter les commissions... pour doute sur la destination des fonds".

Tout cela serait simplement pitoyable si des personnes innocentes n'avaient peut être payé de leur vie l'arrêt des versements de commissions et de rétro commissions. Il est impératif que tous ceux qui ont des éléments les donnent vite. La mission d'information parlementaire n'a pu obtenir tous les documents et les parlementaires découvrent aujourd'hui les non dits volontaires de ceux qui ont été entendus.

C'est grave, mais beaucoup moins que le chagrin des familles devant une avalanche soudaine de révélations déclenchées par l'audition de Charles Millon.
C'est une affaire d'Etat sans aucun doute, mais c'est aussi une absence totale de respect pour ces familles qui n'ont besoin que de vérité, non pas pour tourner la page mais pour vivre leur deuil, enfin.

Marylise LEBRANCHU,
Ancienne Ministre de la Justice, députée du Finistère

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