Processus révolutionnaires en cours: Combler le vide!


Une gauche qui ne produit pas d'idées, ne génère pas de valeurs, et se contente, au contraire, de secréter des discours politiciens électoralistes et opportunistes est une gauche morte.

 

La gauche tunisienne -et c'est le cas de la gauche dans la plupart des pays du monde- est, effectivement, une gauche morte! Les révolutions actuelles sont dans la nécessité absolue de créer une nouvelle gauche révolutionnaire, productrice d'idées et de valeurs égalitaires, démocratiques et émancipatrices.

 

Une telle gauche doit répondre aux grandes questions posées par la révolution, et avancer des propositions, des projets, non seulement politiques mais aussi sociétaux, culturels et écologiques.

 

Se doter des moyens de débat, de documentation, d'études approfondies et d'invention audacieuse d'une stratégie révolutionnaire propre à notre révolution: telle est la base de légitimité d'existence même de la gauche à concevoir.

 

le processus révolutionnaire en cours est extrêmement compliqué et complexe. De ce point de vue, il est incomparable avec celui du 19eme et du vingtième siècle qui continue à orienter les visions des momies de la gauche actuelle transformée, en majorité absolue, en gauche institutionnelle.

 

Ses tentatives d'aménager le capitalisme et de restaurer la démocratie formelle des riches ne mènent qu'aux impasses. La barbarie, à multiples tentacules, lance à la fois plusieurs projets de récupération.

 

Les peuples en résistance se battent contre le monde capitaliste pourri en allant dans tous les sens. Les révolutions tournent en rond, expérimentent les différentes élites et s'opposent aux manœuvres de récupération, sans pour autant, se doter d'un programme alternatif cohérent.

 

Les alternatives qui se proposent, jusqu'à maintenant, sont tous de l’intérieur du système barbare dominant. le peu qui se proclame anticapitaliste, antiimpérialiste anti-obscurantiste, antiraciste, anti anti... ne présente pas, souvent, des réponses positives crédibles.

 

la crise du projet révolutionnaire est une réalité qui crève les yeux. Et c'est là qu'on doit creuser en premier lieux. Une chose est certaine dans ce boulot. Une nouvelle force révolutionnaire ne peut qu'émerger du peuple en révolution, de ces forces vives en ébullition, de ses jeunes révolutionnaires qui continuent à se battre pour que leur révolution aboutisse.

 

Elle ne peut plus se bâtir dans des salons des politicards professionnels, pour enfin aller aider ces pauvres en révolte. Elle ne peut plus s'organiser à la sauce des hyper-centralistes du 20eme siècle. Elle ne peux qu’être démocratique, ouverte, diverse, décentralisée, créatrice, fédérative et émancipatrice aux individus qui y adhèrent.

 

le projet est plus qu'urgent. Il est, simplement, une question de vie ou de mort pour la révolution.

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