L’état français soutient il la junte militaire algérienne ?
Depuis quelques jours, la chaîne de télévision « ALMAGHARIBIA », est interdite de diffusion sur plainte des militaires algériens. Eutelsat, société de droit français s’est empressée de couper cette chaîne sans aucun préavis.
Almagharabia était devenue la première chaîne suivie par les algériens pour la simple raison qu’elle était pratiquement la seule à rendre compte du soulèvement du peuple algérien. Les autres médias se cantonnant au mieux de passer des reportages sur les animaux sauvages et au pire filmer des rues vides à 7 heures du matin pour prouver qu’il ne se passe pas grand-chose.
J’ai plusieurs questions qui me taraudent :
- Est il vrai que l’état français est un des principaux actionnaires d’EUTELSAT, si oui, pourquoi a t’il permis à cette société de censurer le média le plus suivi d’un pays ?
Si l’on s’en tient à la simple logique économique, l’état français ferait perdre de l’argent à ses contribuables en privant notre pays d’une source de revenus.
Si l’on s’en tient aux principes fondamentaux de notre république, notre gouvernement apporte une modification notable : liberté d’expression oui ! mais à l’étranger, on ne l’accorde qu’à ceux qui nous plaisent. Michèle ALLIOT MARIE avait ouvert la voie à cette doctrine en proposant aux flics tunisiens une assistance française pour réprimer le peuple.
En ce qui concerne l’Europe, il existerait une directive très stricte sur la liberté d’expression. Mais l’Europe a sûrement d’autres migrants à fouetter pour perdre sont temps sur un sujet aussi mineur.
Une fois que la junte militaire sera mise hors d’état de nuire et que le peuple algérien aura retrouvé sa liberté, que répondront nos dirigeants aux questions qui ne manqueront pas de leur être posées. Nouvelle occasion manquée de créer un véritable climat de confiance entre 2 pays.
Les génies qui nous gouvernent semblent mettre un entêtement incroyable à ne surtout pas rater les moindres conneries à faire (copinage avec le dictateur tunisien, guerre en Libye pour instaurer la démocratie).
Certaines mauvaises langues algériennes prétendent que les corrompus actuellement au pouvoir mettaient sur pied leur magouilles avec la complicité et la participation de personnalités européennes (je suis sur qu’heureusement, il n’y avait aucun français dans le lot).
Comme disait Coluche, de toute façon à la fin « c’est toujours nous qui paie »