Mis en examen pour diffamation : Mon combat contre l’islamisme continu

Pour l’anecdote, j’ai quitté le Maroc le 19/11/1999, j’étais islamiste, frère musulman. Seize ans plus tard, jour pour jour, le 19/11/2015, je suis mis en examen pour avoir « commis » six articles, critiquant l’islamisme et les Frères Musulmans. La déradicalisation et l’auto-déradicalisation pacifiques sont possibles. Mais, à quel prix !

Mis en examen pour diffamation : Mon combat contre l'islamisme continue

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(Temps de lecture estimé à : moins de 10 minutes)

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Ce matin, à onze heures, au TGI de Nanterre, j’étais convoqué par une Juge d’Instruction, à son bureau, pour une première comparution, accompagné de mon premier avocat Maître Richard Malka, suite à la plainte déposée contre moi, avec constitution de partie civile, par le « frère musulman » Amar Lasfar : président de l’Association Averroès - qui gère le Collège-Lycée Averroès - et président national de l’UOIF, la branche française des Frères Musulmans.

Dans le texte de la convocation que j’avais reçu, il y a quelques semaines, Madame la Juge d’Instruction m’avait déjà annoncé qu’elle « envisage une mise en examen » - avant même qu’elle n’entende ma version ou qu’elle procède à examiner les éléments de preuves matérielles, en ma possession, appuyant le contenu de mes articles. Les faits incriminés sont, je cite : « Diffamation publique envers un particulier par parole, écrit, image ou moyen de communication au public par voie électronique ».

La rencontre a duré moins de cinq minutes, le temps pour Madame la Juge d’Instruction de vérifier ma pièce d’identité, me rappeler mes droits et me poser trois ou quatre questions comme l’exige la procédure habituelle. Elle devait s’assurer que j’étais effectivement le propriétaire de mes deux blogs ; que je suis l’auteur des six articles incriminés (lire ici) et que « je sais lire et écrire le français ». La Juge souriait en me posant cette question. Je n’avais qu’une réponse dans ma bouche : Oui !

Aucune question sur le fond ne m’a été posée. Elle m’a expliqué, en marge, que particulièrement dans ce genre de plaintes, liées au Droit de la Presse, la procédure du Juge d’Instruction se limite uniquement à vérifier la recevabilité, ou pas, de la plainte visant des propos supposés diffamatoires. Aucune instruction « à charge » et « à décharge » n’est possible, à ce stade, et c’est aux Juges du Tribunal Correctionnel d’examiner ultérieurement le fond de l’affaire lors du procès. L’offre de preuve ne surviendrait que dans quelques mois selon mon avocat. A la fin, elle m’a signifié ma « mise en examen pour diffamation », tout en précisant que cela ne préjuge aucunement du fond. Une mise en examen n’est certainement pas une condamnation, faut-il encore le préciser.

Certains « frères » de l’UOIF seraient tentés d’instrumentaliser cette « mise en examen » à leur fin, en faisant croire aux gens, aux parents d’élèves et aux fidèles des mosquées, sous leur contrôle idéologique, qu’elle équivaudrait « condamnation ». Ce qui est totalement faux. La mise en examen, aujourd’hui, de Mohamed Louizi ne vaudrait ni plus ni moins que « la mise en examen » des MM. Edwy Plenel - très apprécié par les Frères Musulmans de France et du Qatar - et de Laurent Mauduit (ici), en 2008, suite à une plainte pour diffamation déposée, contre Mediapart, par la banque Caisse d’Epargne.

Ma mise en examen ne vaudrait, ni plus ni moins, que celle de Monsieur Xavier Bertrand, candidat du parti LR aux prochaines élections régionales dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie - pour qui voteraient, naturellement, les Frères musulmans de la métropole lilloise, comme signe de gratitude pour services rendus par des membres de la section locale des LR, dont l’un d’eux est aussi celui qui a permis la création de ce lycée islamiste et est devenu son conseiller pédagogique rémunéré. En effet, en 2011, Mediapart avait porté plainte pour diffamation publique, contre Monsieur Xavier Bertrand, lorsque ce dernier avait qualifié de « méthodes fascistes », les investigations menées par le site, pour informer, au sujet de l’Affaire Bettencourt (ici).

Encore faudrait-il rajouter que ma « mise en examen » ne vaudrait, ni plus ni moins, qu’une récente « mise en examen » de Monsieur Edwy Plenel ainsi que de deux autres journalistes, suite à la plainte déposée à leur encontre par Madame Michèle Tabarot et son frère (ici). Pour justifier sa mise en examen, Monsieur Edwy Plenel avait réagi sur son compte Twitter, je cite : « Ces mises en examen sont automatiques pour les plaintes avec partie civile dans les affaires de presse. Elles ne préjugent aucunement du fond ». Je ne pourrais écrire mieux. Je retweete donc le message du co-fondateur de Mediapart, sans aucune réserve.

Par ailleurs, la plainte du « frère » Amar Lasfar a ciblé quatorze passages, extraits de mes six articles, publiés entre le 10 février et le 5 avril 2015. Après cette mise en examen, et encore plus qu’avant, au vu de la dramatique situation de la France, je confirme tout ce que j’ai dit. Je l’assume et je ne souhaite que ce soit ouvert, au plus tôt, le procès de l’islamisme, et plus particulièrement des Frères Musulmans en France : celui de l’UOIF.

En attendant, et au grand dam du « frère » Amar Lasfar et de ses « frères et sœurs », je confirme ceci :

1- Je fais totalement confiance en la Justice Française pour dire la loi ;

2- L’UOIF est la branche française des Frères Musulmans et le porte-parole de son idéologie islamiste ;

3- L’UOIF s’inscrit activement dans la stratégie islamiste globale dite Tamkine, que mènent les Frères Musulmans dans le monde entier ;

4- L’UOIF instrumentalise l’enseignement privé, dit musulman, et l’enfance pour préparer ses élites et leaders islamistes de demain. L’objet est de faire de l’entrisme dans les différentes sphères de l’Etat pour faciliter l’influence et la domination rêvée, au nom d’Allah.

5- L’UOIF bénéficie de l’argent du contribuable français et de l’autre argent rapatrié du Golfe, particulièrement du Qatar (La Qatar Charity), pour avancer, étape par étape, dans sa stratégie globale ;

6- J’assume totalement, et sans aucune réserve, les quatorze passages incriminés par le « frère » Amar Lasfar dans sa plainte. Mon livre : Pourquoi j’ai quitté les Frères Musulmans en expliquera toutes les raisons et révélera de nombreuses informations inédites ainsi que d’autres faits incroyables, se passant réellement dans l’arrière-boutique de cette structure idéologique, salafiste, jihadiste et sectaire.

Sera éclairé aussi, sur la base de documents internes officiels, la dimension salafiste et jihadiste du discours idéologique de l’UOIF, qu’il ne cesse de transmettre insidieusement et subtilement à la jeunesse française. Ici, je me permets d’en citer quelques passages traduits des « Epîtres » d’Hassan Al-Banna. Ces mêmes Epîtres utilisées par le « frère » Makhlouf Mamèche, le président de la FNEM et le directeur du Collège Averroès, pour promouvoir la pensée du guide-fondateur de la mouvance (lire ici). Dans ces Epîtres, au sujet du Jihad armé, Hassan Al-Banna dit :

« Allah a prescrit le Jihad à tout musulman de manière ferme, indispensable, inéluctable et inévitable. Il en a appelé de Ses vœux vigoureusement. Il a promis une récompense exubérante aux moudjahidins et aux martyrs.

Ne peuvent atteindre cette même récompense que ceux qui œuvrent comme eux et qui les prennent comme exemples à suivre dans leur Jihad. Il leur a octroyé, ce qu’Il n’a jamais octroyé à quiconque, à savoir de nombreux avantages spirituels et matériels, dans la vie d’ici-bas et dans l’au-delà. Il a fait de leurs sangs immaculés et odorants la caution de la victoire dans ce bas-monde et le titre du succès dans l’autre monde.

Il a promis à ceux qui restent à l’arrière les pires châtiments, en leur attribuant les pires qualificatifs, et en les réprouvant pour leur lâcheté et désertion. Il a blâmé leur faiblesse et leur abandon. Dans l’ici-bas, ils vivront dans l’ignominie et le déshonneur que seul l’engagement sur la voie du Jihad peut empêcher. Dans l’au-delà, Il leur a préparé un châtiment qu’ils ne peuvent éviter même en donnant comme offrande l’équivalent en or du Mont d’Uhud. Il a considéré la fuite du combat et la désertion comme l’un des sept péchés capitaux. »

Pour étayer et argumenter son propos, Hassan Al-Banna a choisi 8 passages coraniques, 31 attribués au Prophète et a résumé les avis consensuels des 5 principales écoles juridiques sunnites concernant le Jihad armé.

Parmi ces passages violents, écris par Hassan Al-Banna et transmis dans les cercles internes des « frères » de l’UOIF, qui ont une signification très particulière au vu de la triste actualité française, l’on trouve :

1- Le Coran dit : « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés » !

2-  Abdelkhayr ben Thabet raconte : « Une femme qui s’appelait Oum Khallâd est allée voir le Prophète,  le visage couvert par un niqab, pour se renseigner au sujet de son fils tué dans le sentier du Jihad pour la cause d’Allah. Certains compagnons du Prophète ont dit : « Tu poses des questions sur ton fils alors que tu as le visage couvert ? » Elle a répondu : « Si je suis affligé par la perte de mon fils, je ne souffrirai jamais de la perte de ma pudeur ». Le Messager d’Allah lui a dit : « Ton fils a la récompense de deux martyrs ». Et la femme de l’interroger : « Et pourquoi ça ?» Il a dit : « Parce qu’il a été tué par les Gens du Livre ».  [Hadith rapporté par Abou Daoud, n° 2488]. Ce hadith - explique Hassan Al-Banna : « est une preuve de l’obligation de combattre les Gens du Livre [juifs et chrétiens]. Allah multiplie la récompense de celui qui les combat. Ainsi, le Jihad ne vise pas uniquement les polythéistes mais tous ceux qui ne sont pas musulmans ».

3-  Al-Miqdam ben Ma’ad Yakrib raconte que le Prophète a dit: « Le martyr a six faveurs: Il sera pardonné dès la première goutte qui s'écoulera de son sang ; Il verra sa place dans le Paradis au moment de sa mort et n’endurera pas les supplices de la tombe ; Il sera épargné du Grand Horreur le jour du Jugement. Une couronne de magnificence contenant beaucoup de diamants très luisants sera placée sur sa tête. Chacun diamant est plus précieux que la vie d’ici-bas et tout ce qu'elle contient. Il aura soixante-douze houris. Et, il lui sera permis d'intercéder auprès d’Allah pour sauver de l’Enfer soixante-dix membres de sa famille». [Hadith rapporté par At-Tirmidhi].

4- Abou Hourayra rapporte que le Prophète a dit : « Quiconque meurt sans avoir combattu et sans en avoir jamais eu le désir, meurt sur une branche d’hypocrisie ». [Hadith authentique rapporté par Muslim]. Hassan Al-Banna rajoute : « Ainsi, cher frère, vous pouvez vous référer à d’autres hadiths similaires, à ceux préférant et encourageant le Jihad maritime au Jihad terrestre, et à ceux appelant à mener la conquête et l’invasion des territoires des Gens du Livre (juifs et chrétiens)… ».

5- L’auteur du livre Majama’a al-anhour fi shrhi moultaqa al-abhour (مجمع الأنهر في شرح ملتقى الأبحر), en affirmant le statut du Jihad au sein de l’Ecole Hanafite, a dit :

« En langue arabe, le terme Jihad veut dire fournir le maximum d’effort, par la parole et par l’acte.

Au sens de la Sharia islamique, le Jihad veut dire : Tuer les mécréants ainsi que les frapper, voler leurs biens, démolir leurs temples et détruire leurs statues. Le but étant de s’efforcer à consolider la religion, par le fait de combattre et les guerriers, et les dhimmis qui auraient trahi le pacte, et les agresseurs ainsi que les apostats, qui sont plus insidieux que les mécréants, car ils ont renié la religion après l’avoir embrassé.

Il nous est ordonné, collectivement, d’être les premiers à engager le combat contre eux, après la transmission de notre message, même lorsqu’ils ne nous agressent pas.

L’imam (le calife) a le devoir d’envoyer une expédition à la Demeure de la guerre (Dar al-Harb) une ou deux fois par an. Ses sujets doivent l’aider dans cette mission. Cette ordonnance collective (فرض كفاية) est considérée accomplie, si elle est exécutée par quelques membres de la communauté. Si elle ne l’est pas, il incombe au plus proche de le faire. Si elle ne peut être satisfaite que par l’engagement de toute la communauté, elle devient une obligation individuelle (فرض عين) comme la prière. Car Allah dit : « Tuez les polythéistes ! » et son Prophète a dit : « Le Jihad demeure une prescription d’Allah jusqu’au Jour de Résurrection ». Si toute la communauté le délaisse, tout le monde aura commis un péché […] ».

Il dit ensuite : « Si l’ennemi s’empare d’un pays musulman ou d’une zone d’un territoire musulman, le Jihad devient une obligation individuelle. Tout le monde devra donc répondre à son appel. Ainsi, la femme doit s’y engager sans l’autorisation de son mari. L’esclave sans celle de son maître. L’enfant sans celle de ses parents et l’endetté sans l’autorisation de son créancier » !

La traduction intégrale de L’Épitre du Jihad (رسالة الجهاد), d’Hassan Al-Banna, fera parti de mon essai autobiographique, à paraître le 7 janvier 2016. Enfin, être « mis en examen » pour avoir consciencieusement éclairé quelques zones obscures de l’idéologie et du projet islamiste en France, ne peut être qu’un honneur pour ma petite personne. L’Humanité, la République et la Jeunesse, musulmane en particulier, méritent tous les sacrifices. Le mien ne représente rien face à ce qu’endurent les familles endeuillées. L’islamisme a de sombres jours devant lui. Que son procès commence au plus tôt !

Pour l’anecdote, j’ai quitté le Maroc le 19/11/1999, j’étais islamiste, frère musulman. Seize ans plus tard, jour pour jour, le 19/11/2015, je suis mis en examen pour avoir « commis » six articles, critiquant l’islamisme et les Frères Musulmans. La déradicalisation et l’auto-déradicalisation pacifiques sont possibles. Mais, à quel prix !

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Annexe :

Les quatorze passages attaqués par le "frère" Amar Lasfar, le président de l’Association Averroès tels qu'ils apparaissent dans la convocation de la Juge d'Instruction

 

Billet du 10/02/2015 (ici)

1- « Zitouni témoigne, dénonce subjectivement une ambiance et exprime, avec beaucoup d’audace, un ressenti, de nombreux comportements insoutenables et surtout il met en perspective un jeu pernicieux et malin de la direction, la vraie direction, celle que j'ai connue auparavant et que le directeur-adjoint ne connaîtra jamais assez de là où il se situe aujourd’hui. Cette direction de l'ombre n'hésitera pas à le remercier, si besoin est, si elle sent qu'elle n'est plus maîtresse du temps, du projet et de l’espace. »

2- « Par ailleurs, le professeur lui-même avoue que son propos a pu choquer. Lui-même dit que son propos ne peut être généralisé sur l’ensemble des cadres éducatifs, ni sur l’ensemble des élèves, et c’est très bien qu’il le précise ainsi. Car, justement, et c’est le sens de mes interrogations du début de ce papier, il s’agit bel et bien d’une petite minorité perfide, d’une petite caste d’intouchables, se servant des services intéressés de quelques plumes organiques, qui tire simultanément sur de nombreuses ficelles et qui prend en otage les intérêts salutaires de toute une communauté de foi, tout âge compris. »

3- « Au sein même des cadres enseignants au lycée, il y a des personnes qui expriment, peut-être en silence, les mêmes craintes, les mêmes objections mais qui comptent, peut-être, réussir un exploit impossible à mes yeux, d’un changement de l’intérieur. J’en connais certains. Mais le temps prouve que la « minorité », la même, empêche et empêchera toujours tout changement de direction ou de projet. Seule son idéologie compte. La référence à l’idéologie des « Frères Musulmans » est une ligne de démarcation éternelle que l’on peut dissimuler mais que l’on ne peut casser ou trahir sous aucun prétexte. »

Billet du 19/03/2015 (ici)

4- « En effet, l’affaire du « Collège-Lycée Averroès », qui continue à nourrir et à passionner le débat national depuis le 6 février 2015, démontre un aspect de cette illusion grossière qu’opèrent éperdument les islamistes de l’UOIF. Aux interrogations légitimes et critiques nécessaires, exprimées par Soufiane Zitouni - ex-professeur de philosophie dans cet établissement - publiées dans une tribune dans le journal Libération, ils ont préféré à nouveau prendre en otage des élèves, des parents d’élèves, des professeurs et toute une part de la communauté et de ses lieux de culte. »

5- « Ces islamistes ont préféré le déni et les mensonges. Ils ont intenté des procès à l’encontre de ce professeur audacieux et ont encouragé d’autres personnes à l’attaquer, au moins, sur le terrain judiciaire. L’illusion réussit même au sein des services académiques de l’Etat qui ont presque blanchi, je ne sais sur quel critère, l’établissement des reproches justement formulés par Soufiane Zitouni. »

6- « Par ailleurs, après avoir lu le texte « Droit de réponse du lycée Averroès », dans Libération du vendredi 13 mars 2015, j’ai constaté que les « otages » et les islamistes de l’UOIF se posent conjointement toujours en victimes, d’un côté, et de l’autre côté, en garants des valeurs de la République contre l’obscurantisme, écrivent-ils. »

Billet du 30/03/2015 (ici)

7- « Enfin, il ne s’agit en aucun cas d'insulter ou de diffamer qui que ce soit. Je refuse, au nom de mon humanisme sans frontières que des enfants puissent être endoctrinés par une organisation islamiste que je connais depuis mes 13 ans. Je refuse que l'argent public puisse servir à financer cette islamisation précoce de l'innocence. »

8- « En résumé, hier soir, un peu avant 21h, une professeure du « Collège-Lycée Averroès » m’envoie un courriel de menace de poursuite judiciaire pour diffamation. Seulement, deux heures plus tard, je reçois un message privé de la vidéo d’un « boxeur » professionnel, issu de Lille-Sud, dont le frère fait parti d’un groupe très proche du « Collège-Lycée Averroès » et très actifs, par ailleurs, au sein des vases-communicants de l’UOIF locale. Mon étonnement est légitime et mes interrogations aussi. Devrais-je, désormais, faire attention derrière moi lorsque je me balade, comme à mon habitude, dans le centre-ville de Lille ? N’avait-on pas prévenu Soufiane Zitouni de faire attention à son tour ? »

Billet du 1/04/2015  (ici)

9- « Mais il y a surtout une deuxième véritable sélection, quelques mois seulement avant les examens du baccalauréat, opérée parmi les élèves déjà scolarisés au sein de l’établissement pour ne présenter, sous les couleurs du « Lycée Averroès » que les élèves brillants ou très au-dessus de la moyenne. Ainsi, les dirigeants se débarrasseraient, sans état d’âme, des élèves considérés comme « déchets » ! »

10- « Cet ex-président atteste que sa propre fille - inscrite, il y a quelques années, en série ES - était victime de cette procédure d’exclusion, voire de discrimination par la note aux examens blancs. Elle avait très mal vécu cette démission forcée et cette expulsion inhumaine à peine voilée, à l’aube du baccalauréat. Il y aurait, selon ses dires, une cinquantaine d’élèves, dans le même cas, qui, depuis la création du « Lycée Averroès » en 2003, se sont vus encouragés, par la direction, à démissionner, juste avant les examens du baccalauréat. Par ce procédé étonnant, la direction assurerait, à juste temps, un « demi-écrémage » parfait qui garantirait une apparente « excellence », mais à quel prix humain ? »

11- « Si ce procédé est toujours adopté, sacrifiant l’honneur de certains élèves sur l’autel des chiffres de « l’excellence », quel repère et quelle valeur leurs apprend-t-on alors ? Cela ne peut-il pas être considéré comme une vraie violence produisant des dégâts insondables ? Que penserait l’Inspection Académique de cette pratique ? »

Billet du 3/04/2015 (ici)

12- « Ces élèves, de part leurs jeunes âges et leur manque de recul critique, se trouvent face à un seul et unique discours idéologique frériste très engagé, très pro-Hamas, pro-Jihad, pro-Qatar, pro-Morsi, etc. Un deuxième discours d'endoctrinement précoce et très dangereux, pour eux comme pour leurs entourages. Ces élèves n'ont pas d'éléments matériels, ou d'enregistrements, ou de textes, ou de photos, témoignant de l'autre discours qui pourraient les amener à mettre des adultes qui les forment devant cette duplicité, pour le moins, langagière. Ils sont, de fait, pris en otage et complètement "dupés", de manière perfide, réfléchie et préméditée. »

13- « Ce qui est mis en cause - je le dis et je le répète - c'est bel et bien "l'instrumentalisation" de cette structure d'intérêt public - autorisée d'exercer par un décret émanant de l’État et dont les professeurs sont payés par l'argent du contribuable - et de l'utiliser comme outil à double-face :

1- une face d'apparence républicaine respectant le programme de l’Éducation Nationale.

2- Et une face cachée puisant son énergie islamiste et sa vision du "Tamkine" de l'idéologie et du projet politique supranational des "Frères Musulmans" d'Hassan Al-Banna et de ses idéologues passés et présents.

Les élèves du "Lycée Averroès" ne sont en aucun cas les "cibles" de "Soufiane Zitouni" ou de "Mohamed Louizi" ! Ils demeurent hélas des "otages" innocentes des "Frères Musulmans" de l'UOIF. »

Billet du 05/04/2015 (ici)

14- « La stratégie du « Tamkine » est au cœur de l'enseignement privé musulman conduit par l'UOIF et du « Collège-Lycée Averroès » en particulier. »

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