Hassan Al-Banna et la jeunesse (4/4)

 

L'idéologie des « Frères Musulmans » comme un appel salafiste !

 

Lors du « cinquième congrès » des « Frères Musulmans », célébrant le dixième anniversaire de la confrérie en 1938, Hassan Al-Banna  avait défini, en arabe, et en huit points, ce qu’étaient fondamentalement « l’idée » et « l’identité » des « Frères Musulmans ». Cetteconfrérie, selon son propos, est une combinaison d’un ensemble composé : d’un « appel salafiste », d’une voie « sunnite », d’une « vérité soufie », d’une « organisation politique », d’un « groupe sportif », d’une « ligue scientifique et culturelle », d’une « entreprise économique » et d’une « idée sociale et sociétale »[1].

 

Si aujourd’hui, j’affirme clairement que cette confrérie, et ses représentations dans différents pays, en Orient comme en Occident, sont des organisations salafistes, je ne fais en vérité que réaffirmer ce que disait Hassan Al Banna en 1938. Ici le terme « salafiste »  est dérivé du mot « salafisme » (السلفية)  qui désigne une tendance visant à vouloir suivre, scrupuleusement, les traces des « Salafs », ces compagnons du Prophète et leurs successeurs des trois premiers siècles, dont l’histoire a été incontestablement idéalisée et magnifiée.

 

Cette tendance, très hétérogène par ailleurs, veut, au-delà de ressembler à ces anciens, reproduire aujourd’hui un modèle sociétal historique, supposé « copiable » en tout temps et en tout lieu, sur la base d’interprétations anciennes et statiques des textes de références, à savoir le Coran et ladite sunna, entre autres. Le salafisme propose un voyage vers un passé ancien, de plus de mille quatre cents ans, pour y trouver toute sorte de réponse à notre condition d’aujourd’hui.

 

Sans rentrer trop dans les détails, il faut savoir que ce courant idéologique se base sur certains  fondamentaux : La compréhension des textes religieux, Coran et sunna, doit se baser  principalement, voire uniquement, sur celle des ancêtres ; La primauté du « texte » sur la  « raison » ; L’obéissance [au plutôt la servitude] aux gouverneurs tant qu’ils n’ordonnent pas de commettre des péchés ; L’amour du Prophète et la fidélité totale à sa [supposée] sunna ; L’interdiction d’innover et l’obligation de suivre uniquement un modèle et de le reproduire à l’identique, etc.

 

 

Reste à préciser que le « salafisme » ne veut pas dire le « littéralisme ». Les deux mots ne sont pas synonymes. L’on peut être salafiste et littéraliste, à l’image de toutes ces personnes identifiables, de loin, de part leurs manières décalées d’être, de se vêtir, etc. Comme l’on peut être salafiste non-littéraliste, et donc souvent non identifiable ni l’œil nu ni à l’aide d’un microscope. En effet, un salafiste invisible se fond dans la masse, ni vu ni connu. Ce dernier cas, bien qu’il soit idéologiquement porteur et adepte de tous les fondamentaux précités, réussit par une sorte de mélange, entre une supposée « contextualisation » et une véritable « addiction » à l’art de la ruse et de la dissimulation, de tailler bien la barbe et de porter un costume cravate au lieu d’un « qamis », dont la longueur, pour la petite blague, est toujours inversement proportionnelle à la langueur de la barbe. Plus la barbe est langue, plus le « qamis » est court, et vice-et-versa !  

 

Le salafisme des « Frères Musulmans » est par définition non-littéraliste. Toutefois, les références scripturaires des théologiens de l’UOIF et ceux de « l’Etat Islamique » sont exactement les mêmes. La référence aux « Salafs » est abondante dans les épîtres du guide-fondateur. L’on dit que l’habit ne fait pas le moine. L’on pourrait dire aussi que le fait de moderniser l’habit, ne suffit point pour dissimuler l’identité salafiste, la vraie !

 

En cas de besoin, le salafisme non-littéraliste peut compter sur le salafisme littéraliste. Le premier considère le deuxième comme sa profondeur stratégique, au sens militaire comme au sens civil et électoraliste. Le wahhabisme saoudien, la source du salafisme contemporain par excellence, a bel et bien soutenu, financièrement et logistiquement les « Frères Musulmans » pour combattre le nationalisme arabe en Egypte. Depuis, les soutiens n’ont jamais cessé que ce soit pour construire une mosquée ou pour implanter un établissement d’enseignement privé musulman. Les allers-retours, par avions, entre la France et les pays du Golf, pour ramener quelques valises, assurément salafiste, annexées à un mode opératoire wahhabite, n’est plus un secret de polichinelle !

 

De nombreux exemples concrets attestent de ces affinités. Le cheikh salafiste Mohamed Hassan, reçu en 2010 au « Lycée Averroès »[2] pour prêcher sa « bonne » parole devant les élèves, avait appelé à voter en faveur du candidat qotbiste Mohamed Morsi, au second tour des élections présidentielles égyptiennes en 2012[3]. Il disait qu’il comptait beaucoup sur Morsi pour appliquer les lois de la Charia. Ce même salafiste Mohamed Hassan a été reçu, en fanfare avec les « frères » d’Ennahda, en 2013, en Tunisie[4]

 

 

Un autre « frère », Omar Abdelkafi, assurément fréro-salafiste a été reçu au « Collège-Lycée Averroès » en 2012[5]. Toutefois, et peut-être à cause de la crise, l’UOIF opte désormais plutôt pour des « salafistes » locaux, très présents à « l’Institut Al-Qods » et qui sont reçus ou travaillent au quotidien au « Collège-Lycée Averroès ».

 

 

Au « Collège-Lycée Averroès », le salafisme est honoré !

 

Après la démission de Soufiane Zitouni, le proviseur Hassan Oufkir à l’image d’autres membres de la direction, et de l’UOIF, expliquait que le discours islamiste (et salafiste) n’a pas de place entre les murs de cet établissement scolaire, même si des preuves matérielles irréfutables démontrent tout le contraire, en l’occurrence la présence fréquente de prédicateurs nationaux et internationaux,  assurément salafistes.

 

Cependant, il m’est très difficile de croire, sur parole, le directeur après que de nombreux mensonges caractérisés ont été proférés, sans scrupule, face caméra par ses soins et par le président de l’UOIF. Cependant, lorsque l’on sait qu’une certaine jeunesse - difficile après de savoir si elle est, ou pas, effectivement scolarisée au « Collège-Lycée Averroès » - a pu bénéficier d’une formation religieuse, organisée très récemment par « L’Institut Al-Qods » dans les locaux du « Collège-Lycée Averroès », le 12 avril 2015. Sachant que cet institut a ses propres locaux, dans les deux grandes mosquées de la métropole, le déclaratif du proviseur a plutôt l’air d’une tartuferie sans voile.

 

 

Rappelons que cela s’est passé, effectivement, après le 3 avril 2015, la date de la première séance du procès, opposant la direction du « Collège-Lycée Averroès » et le professeur de philosophie. Cela est arrivé aussi après le rapport du rectorat de Lille, qui exprimait quelques inquiétudes, concernant la dimension religieuse de cet établissement. Monsieur le Recteur Bernard Toulemonde appréciera. Certains diront que la prudence n’était pas du tout au rendez-vous, à moins que !?  

 

En effet, sous le titre « Le sens de l’amour en islam », les « frères » de « l’Institut Al-Qods », ont organisé une journée de formation - en présence du président de l’association des « imams de France », affiliée à l’UOIF - destinée à la jeunesse et animée par un certain Ismaïl Mounir[6] , l’imam de la mosquée de Longjumeau. Celui-ci représente aux yeux de certains, une étoile montante dans le champ de la prédication islamiste, qui, d’apparence, montre une certaine modernité dans le discours en usant ses éléments de langage et ses blagues, du champ lexical de la jeunesse des quartiers. Mais, en vérité, derrière cet enveloppement langagier très précautionneux, se manifestent ostensiblement des constances idéologiques puisées directement du registre du salafisme perfide et de l’islamisme conquérant.

 

Dès son retour à sa ville de prédication, il adressa, via son profil Facebook - ce qui m’a mis la puce à l’oreille - un message de remerciement, le 14 avril, et publia une photo témoignant de sa présence effective au « Collège-Lycée Averroès ». A ce moment là, je me suis dit, deux choses l’une : Ou alors les responsables de cet établissement privé musulman, sous contrat d’association avec l’Etat, n’ont plus aucun sens de la responsabilité, ou alors - ce que je pense vraiment - qu’ils se croient tellement intouchables, couverts par je ne sais quelle puissance obscure, et donc, ils se permettent tout au vu et au su de la planète entière à travers des publications « m’as-tu-vu » sur Facebook !   

 

 

Dans le message de cet imam, l’on peut lire effectivement, je cite : « Un grand merci à mon frère Hassan Oufkir, proviseur du Lycée Averroès pour nous avoir accueilli dans ses locaux ». Cet imam, à en croire son message et sa photo publiée, a donc bel et bien était accueilli dans les locaux de cet établissement scolaire, par le proviseur en personne. 

 

Par ailleurs, certaines voix se lèveraient naturellement, peut-être, pour dire qu’au « Collège-Lycée Averroès », son intervention tournait uniquement autour de « l’amour ». A ceux-ci, je dirais simplement et calmement :

 

Premièrement, mon objection interrogative et légitime, s’adresse d’abords à la direction de cet établissement, la mettant, elle et l’UOIF, encore une fois, devant leurs contradictions consternantes et devant le fait accompli. Oui, le « Collège-Lycée Averroès », qui est sous contrat d’association avec l’Etat, dont une bonne partie de son budget est payé par le contribuable français, s’offre en tribune libre à de redoutables prédicateurs islamistes, de la métropole et d’ailleurs. Que le déni cesse !

 

Deuxièmement, « l’amour »  n’échappe pas, non plus, à l’instrumentalisation idéologique islamiste, au moins depuis Hassan Al-Banna. L’arme de « l’amour » est une arme de destruction massive entre les mains des « frères moujahidouns ». En effet, dans l’épître, précitée, adressée à la jeunesse, le fondateur des « Frères Musulmans » dit : « Si le Reich Allemand s’impose comme protecteur de tous ceux qui coule dans leurs veines le sang allemand, le crédo islamique ordonne à tout musulman fort de se considérer, soi-même, comme protecteur de toute personne imprégnée des enseignements coraniques. Il n’est pas toléré en islam que le facteur racial soit plus fort que le facteur de la foi, lors de l’établissement de toute liaison. Le crédo est la chose la plus importante en islam. La foi n’est-elle pas qu’une histoire d’amour et de haine ? »[7]

 

 

« Amour » de ceux, avec qui l’on partage la même foi, le même crédo islamique. « Haine » de ceux qui ne sont pas musulmans - au sens de la confrérie - ou qui ne sont pas imprégnés dédits enseignements coraniques. Pas de crédo partagé, donc pas d’amour, donc pas de protection : ainsi va l’équation opportuniste et misérabiliste des « frères ». Hassan Al-Banna, à son tour, ne faisait, en vérité, que redire une constance salafiste, remontant à plusieurs siècles, connue dans la littérature théologique, y compris celle de l’UOIF, sous l’expression arabe d’« Al Wala wal Bara » (الولاء و البراء), qui veut dire en français : « Aimer pour Allah et détester pour Allah »[8]. « La foi n’est-elle pas qu’une histoire d’amour et de haine ? »[9], disait Hassan Al-Banna, à juste titre. 

 

Troisièmement, mon objection est aussi un rappel d’une autre évidence qui devrait, je l’espère, interpeller toute conscience inquiète, surtout lorsque l’on est parent soucieux de l’avenir de ses enfants et craintif que ceux-là puissent être séduits par un discours de radicalisation, plutôt bien masquée, mais qui agit sur le long terme. Un peu comme l’histoire des grenouilles agonisantes dans une marmite chauffée, à feu doux !

 

En effet, jamais un intervenant dans les locaux de cet établissement ne prononcera des choses choquantes ou scandaleuses. Les intervenants savent bien, généralement, se retenir, adapter le discours, et soigner la forme de leurs conférences. Cependant, à l’ère de Youtube et des réseaux sociaux, l’intervenant lui suffit d’être invité, mis à l’honneur en tête d’affiche, pour qu’il se fasse connaître davantage auprès de la jeunesse. Ainsi les jeunes sont incités, directement ou indirectement, après son intervention, d’aller prolonger la découverte de son univers, son vrai discours et ses vraies positions, qui elles, peuvent être autant choquantes que scandaleuses, à plus d’un titre[10].

 

L’effet d’annonce suffit amplement. Et si l’on peut, en plus, après avoir été invité, quelques jours plus tôt, au RAMF de l’UOIF au Bourget, avoir en plus, un temps de paroles au moins dans trois temples de l’UOIF, dans la métropole lilloise, à Lille, à Villeneuve d’Ascq et à Roubaix - en présence effective de nombreux élèves de cet établissement et de leurs parents  - et de passer une journée entière entre les murs du « Collège-Lycée Averroès », en présence confirmée d’anciens élèves, le déplacement de Longjumeau à Lille est plus que rentable, idéologiquement parlant !

 

 

 

Être l’invité de l’UOIF, dans ses mosquées, dans ses établissements scolaire et/ou de formation religieuse, cela permet, naturellement, d’être connu et reconnu. Cela permet aussi d’inviter les enfants et leurs parents de prolonger le plaisir « idéologique » sur les plateformes binaires du partage numérique. Ci-après, quelques traits caractéristiques de ce que défend ce jeune imam !

 

Chers (-18 ans), ne lisez pas ce paragraphe !

 

Muriel dit : « Jean-Marc, qu’est-ce que tu fais tout nu avec Monique ? »

 

Jean-Marc dit : « Ce n’est pas ce que tu crois ! »

 

ORPI dit : « A vendre, appartement centre ville, idéal pour célibataire ! »

 

Cette annonce publicitaire semble avoir choqué l’imam de Longjumeau qui, le 21 avril 2015, publia sur son mur Facebook, je cite un passage : « Nous sommes arrivés à une telle dégradation des rapports humains dans les sociétés consuméristes que la misère humaine devient un argument de vente. L’humour est un art qui se perd. La vulgarité et l’indécence de cette publicité m’inquiète vraiment … » !

 

Ah bon ?! J’aurais aimé que ce jeune imam prédicateur, reçu par le directeur du « Collège-Lycée Averroès », puisse être aussi choqué des contenus de nombreux hadiths authentiques ou assimilés - cette arme idéologique principale du salafisme - attribués au Prophète, qui confirmaient - attention propos choquants pour mineurs ! - que le Prophète aurait été « pédophile », en se mariant avec une petite fillette, nommée Aïcha, âgée de neuf ans !

 

Ou lorsque les compagnons le décrivaient, dans un hadith, comme un avide du sexe qui, en soixante minutes chrono, faisait le tour « sexuel » de ses neuf femmes, à raison d’un rapport charnel toutes les six minutes !

 

Ou lorsque l’un de ses proches compagnons disait de lui, dans un hadith, qu’il avait le potentiel sexuel de trente hommes !

 

Ou lorsqu’un autre disait de lui, dans un hadith, qu’il faisait l’amour à l’une de ses femmes nonobstant son état de menstruation !

 

Ou lorsqu’un autre rapportait, dans un hadith, que le Prophète embrassait sa très jeune femme Aïcha et suçait sa langue, tout en étant, lui-même, en état de jeûne, et que celle-ci frottait les traces des spermatozoïdes sur ses habits !

 

Ou lorsqu’Al-Bukhari, ce grand rapporteur sanctifié et divinisé par les salafistes et par l’UOIF, rapporta dans un hadith l’histoire, faisant allusion à une petite « aventure » extraconjugale, qu’aurait eu le Prophète avec une femme, qui s’appelait Oum Haram binte Milhane, qui était mariée avec l’un de ses compagnons, nommé Oubadah Ibnou al-Samit. Selon ce hadith, dit authentique (!), en gros, le Prophète aurait profité de l’absence de son compagnon pour aller rendre visite à cette femme mariée, chez elle, et de dormir, la tête posée sur sa cuisse, seuls, en l’absence de son mari, etc. Elle parlait et lui écoutait et puis, il s’est endormi, sa joue ressentant la chaleur d’une cuisse bien plus que confortable !

 

S’agit-il là d’une « vulgarité sacrée » ? D’une « sacrée vulgarité »[11] ? Que veut dire l’indécence après tout ? D’ailleurs, qu’aurait proposé l’ancêtre lointain d’ORPI dans de telles situations de débauches sexuelles attribuées, par les salafistes, au  … Prophète ?

 

Non, tous ses spots publicitaires - ou hadiths sacrés - présentant le Prophète tel un vieux débauché, considérés hélas comme deuxième références scripturaires de l’islam sunnite, que revendique cet imam, visiblement militant d’un salafisme-fourbe - deuxième génération - ne semblent pas l’avoir gêné pour autant. Entre l’histoire de Jean-Marc et Monique et toutes ces histoires d’un Prophète, rapportées par des sources présumées authentiques, je me dis qu’il n’y a pas photo !

 

« Jeunes », voici comment s’habiller pour plaire à ... The One !

 

Cet imam n’est pas gêné non plus lorsqu’il fait la publicité lui-même, à une marque de prêt-à-porter, portant le nom de « The One - Deenwear For the Oumma »[12], pour ne pas la citer,  proposant des déguisements bédouins réaccoutumés, pour homo salafis salafis, qui instrumentalise, à des fins commerciales, le nom de Dieu !

 

Oui, l’un des noms de Dieu, dans la tradition musulmane : The One, l’Unique, Al-Wahed (الواحد). L’indécence n’a pas de limites. L’UOIF va-t-elle porter plainte contre cet imam pour avoir blasphémer Dieu ? Non, cela n’arrivera jamais au nom de … « l’amour » en l’Unique !

 

 

Effectivement, le 5 avril 2015, en marge du RAMF de l’UOIF au Bourget, il publia une photo de lui, portant un qamis (cf. la photo), cet habit identitaire et revendicatif du courant salafiste, accompagné d’une incitation à l’achat des produits de cette marque, je cite : «J’encourage et je vous invite à encourager ce genre d’initiatives qui allient éthique et originalité. Puisse Allah bénir ce projet. Amine ».

 

Non, cher imam, pardon de vous le rappeler même si vous êtes … imam, Dieu n’est pas une « marque » commerciale. Prière, un peu de respect donc, pour la foi de millions de personnes !

 

Comment cela est-il possible ? Comment le nom de Dieu pourrait-il devenir, avec l’encouragement explicite d’un imam, et avec la complicité financière intéressée de l’UOIF, le nom d’une marque commerciale, un peu comme Nike ou comme Marlboro ?

 

"Quenelle" salafiste ?

 

Comment cet imam puisse faire la publicité d’une marque, et que l’UOIF puisse lui permettre un stand de vente, en avril 2015, sachant que ses fondateurs n’ont pas hésité le 2 janvier 2014 à associer le « nom de Dieu » à la fameuse Quenelle de Dieudonné M’bala M’bala (cf. l’image) avec un vœu pieux, publié sur la page Facebook de la marque, je cite :

 

« Salam alykoum, Toute l’équipe THE ONE vous souhaite une bonne et heureuse Quenelle 2014 » ? La limite basse de l’indécence n’a-t-elle pas été déjà franchie ?

 

 

Je ne sais pas s’il s’agirait d’une simple incompétence professionnelle du directeur de ce lycée musulman, lorsqu’il décide d’ouvrir les portes de son établissement à un agent commercial et idéologique du salafisme fourbe. Je ne sais pas non plus s’il s’agirait d’une volonté délibérée de sa part, et surtout de la part de la vraie direction qu’il l’a nommée à ce poste, d’instrumentaliser ce lieu d’éducation, son cadre, ses chaises, ses tables, sa sonorisation, son éclairage, son chauffage, et j’en passe, pour aider à propager, dans cet établissements et dans d’autres mosquées, le discours salafiste, le plus pur et le plus dur. Je crains vraiment qu’il ne s’agirait pas d’incompétence mais plutôt d’une volonté délibérée de la part de l’UOIF, comme de la part des agents salafistes, en ces temps, de s’associer, de plus en plus - l’union fait la force, dit-on, pour booster davantage la marche vers le Tamkine.

 

De nombreuses personnes n’ont pas compris l’étrange passage de Dalil Boubakeur, le recteur de la Mosquée de Paris, au RAMF de l’UOIF, et la surenchère, qu’il a lancé étrangement, concernant la nécessité de doubler le nombre de mosquées[13]. Une déclaration qui a été reprise très vite, le lendemain matin, par un certain Amar Lasfar, qu’il l’a amplifié davantage, sur Europe 1, en exprimant la nécessité de construire plutôt des mosquées-cathédrales[14]. Comment l’UOIF puisse donc être le terrain d’entente entre un Dalil Boubakeur, qui se situe dans le camp des antis-Quenelle, et le salafisme fourbe représenté par un agent commercial des pro-Quenelle ?

 

 

Pour répondre à cette question, il n’y a pas mieux que l’invité salafiste du « Collège-Lycée Averroès », lui-même, pour y répondre, clairement. Le 18 janvier 2015, une semaine après les attentats de Paris, Ismaïl Mounir publia sur sa page Facebook, une photo à côté de Hani Ramadan, le frère de Tariq. Avec cette photo, il publia un petit texte très révélateur de la stratégie poursuivie par l’islamisme, au moins depuis les attentats de janvier, toute tendance comprise.

 

Il dit, je cite : « Hier, j’ai eu l’honneur et le plaisir de dîner avec le professeur Hani Ramadan qu’Allah le préserve. Plus que jamais, nous avons besoin de nous rassembler et de nous serrer les coudes en cette période de troubles. Il faut revenir à l’essentiel. La fraternité (!) au-delà des clivages idéologiques doit faire partie de nos priorités. Le professeur @Hani Ramadan est un homme intègre, pieux et dévoué à la communauté ».

 

 

L’imam de Longjumeau finit son message par déclarer sa flamme, je cite : « Je l’aime en Allah » ! Pour le simple rappel, sa prestation apologétique au « Collège-Lycée Averroès » portait le titre de «Le sens de l’amour en islam », ou plutôt : « le sens de la quenelle salafiste ». Comprendra qui voudra !

 

Comment être « enfant » salafiste, marchant sur les pas des compagnons du Prophète ?

 

Par ailleurs, je ne pense pas que le directeur de cet établissement privé musulman sous contrat d’association avec l’Etat, ne serait pas au courant des positions presque scandaleuses de cet imam, qui sont consultables sur sa page Facebook ou sur les nombreuses vidéos qui alimentent l’interface Youtube. En voici quelques extraits très significatifs, qui sont en parfaite rupture avec un discours, d’un certain islam, qui se veut soi-disant, « de France » : Rien que ça !

 

Ici, sur sa page Facebook, le 19 avril, il fait de la publicité - toujours en agent commercial du salafisme conquérant - pour un jeu de société, portant le titre de : « Sur les pas des Sahaba »[15] - Sahaba, veut dire, les compagnons du Prophète (les premiers Salafs). Il dit : « Un jeu de qualité plus que nécessaire à une époque où la majorité de nos enfants connaissent plus de joueurs de foot que de Sahaba » !

 

 

Rien que l’emballage du jeu et les symboles mis en valeur (cf. photo) dévoilent un peu son univers salafiste : Des hommes avec des qamis - un peu comme ceux commercialisés par la marque The One - et la femme vêtue d’un voile intégral, le visage caché par un niqab. Pour avancer dans le jeu, « Sur les pas des Sahaba », les enfants, tels des guerriers, devraient placer des petits boucliers sur le chemin du … Tamkine !  

 

Il semblerait, par ailleurs, que l’imam aurait visiblement un vrai problème avec les joueurs de football. Dans une vidéo, il posa la question à son auditoire, composé de jeunes, s’ils connaissaient, ou pas, Ali Ibn Abi Talib, cousin et gendre du Prophète et qui fut quatrième calife. Les jeunes « N.T.F. » semblaient ne pas connaître qui était ce personnage historique. Et l’imam de commencer une tirade violente, reprochant aux enfants français,  leur manque de culture au sujet d’un homme qui a vécu en Arabie, il y plus de quatorze siècle.

Le plus dangereux dans son propos, c’est le raccourci qu’il a tenté entre « la connaissance » et « l’amour ». D’ailleurs, en amour, l’imam est un spécialiste. Mais le plus scandaleux, c’est sa manière manichéenne destructrice et culpabilisante, surtout lorsqu’il laisse entendre, clairement, que le jour du jugement dernier, les joueurs de foot seraient du mauvais côté, que les compagnons du Prophète seraient du bon côté et que, par-dessus tout, les enfants devaient choisis leurs camps[16] !

 

Au-delà de l’attitude qui pourrait être jugée hautaine, suffisante et donneuse de leçons salafistes, c’est bien son propos qui devait, à mon sens, alerter le directeur du lycée privé musulman avant de lui dérouler le tapis vert.

 

Il dit dans cette vidéo : « … si toi, t’aimes Messi, Ronaldo, Zlatane Ibrahimowic, Kakà, spaghetti & Co, et ben, le jour du jugement dernier tu seras avec eux. Et en plus si tu connais ces gens-là et tu ne connais pas Abou Bakr al-Seddiq, tu ne connais pas Omar Ibn Al-Khattab, tu ne connais pas Ottoman Ibn Affan, tu ne connais pas Ali Ibn Abi Talib, […] t’as donné ton cœur […].Ali Ibn Abi Talib, c’est un grand guerrier, c’est un sage … Comment on est musulman et on ne connait pas Ali Ibn Abi Talib ? » S’interrogeait-il. Comme si la connaissance d’un compagnon du Prophète, d’un salaf, combien fut-il guerrier, était un pilier de la foi musulmane.             

 

D’autres positionnements, plus ambigus encore, devaient alerter le directeur de cet établissement scolaire. Au sujet de la mixité[17], hommes/femmes, par exemple où cet imam se range, sans problèmes, derrière les avis les plus rétrogrades des ténors du wahhabisme saoudien.

 

Au sujet de la musique, en s’en prenant à ce qu’il appela « le satanisme dans la musique », il fait le lien, lors d’une intervention dans un collège privé musulman de la région parisienne,  avec le style hip-hop de chanteurs comme DMX, La Fouine, Kaaris, etc. Ensuite, après avoir présenté cette musique comme source de dérives potentielles,  il somma, presque, les parents à surveiller leurs enfants des déviations comportementales que ce genre de musiques pourrait engendrer. Il dit : « Si on laisse nos enfants baigner dans cette musique là, leurs cœurs vont s’imprégner de ça [du satanisme]. Ils n’auront plus le goût pour écouter le Coran. Il y a un vrai danger »[18] ! 

 

Qui sème le salafisme, récolte … les cadavres !

 

Un vendredi, avant de présenter aux fidèles de sa mosquée un jeune français de quatorze ans, qui s’appelait William et qui est devenu Mohamed depuis sa récente conversion à l’islam, il expliqua aux fidèles son point de vue concernant la télévision. Il dit : « Je n’ai pas la télévision chez moi […] parce que je considère que ça pollue plus que ça apprend des choses. Et la deuxième des choses, c’est que je n’ai absolument pas confiance à la télévision. […] Il ne faut pas se laisser guider par la télévision. Par Dieu, c’est un poison ». 

Après avoir critiqué certains traitements médiatiques, qui sont certes critiquables à plus d’un titre mais pas de cette manière simpliste, communautariste et quasi aveugle face à des réalités ô combien inquiétantes, il explique que malgré les « manipulations » des médias ennemis, je cite : « l’islam, il avance. La preuve en est, c’est le jeune qui est à côté de nous aujourd’hui ! »[19]

 

 

Un autre jour, une vidéo le montrait face un couple de jeunes adolescents français, une fille et un garçon, qui voulaient se convertir à l’islam. Le jeune couple lui expliquait les motivations de leurs conversions incomprises par leurs familles. L’imam confirmait, sans aucune nuance, tous leurs propos, sans nuances et sans réserves. Lorsque ce couple, démarché dans un quartier, visiblement par un autre salafiste, disait : « Il [le salafiste] disait comme quoi on est plus catholique que n’importe lequel. Que Jésus portait la barbe et que Marie portait le voile. […] Et que déjà Moïse avait interdit la consommation du porc. Il disait que l’on est plus chrétien que tous les chrétiens ». L’imam répondit : « Exactement ! »[20].

 

 

Cependant, la chose qui m’a le plus interrogé dans cet échange post-conversion, c’est la définition que cet imam donne à l’islam. Il le définit comme étant à la fois « Soumission à Dieu » et « Paix ». C’est la même définition qu’un certain Tariq Ramadan donne aussi à l’islam dans ses écrits récents. L’imam va encore plus loin pour expliquer et expliciter le sens de cette paix qui serait d’abord une paix intérieure, disait-il. Il s’adressa à ce couple de jeunes en disant clairement que, je cite : « La paix intérieure ne peut être atteinte que si on se soumet aux lois de Dieu ». Mais de quelles lois de Dieu s’agit-il, cher imam ? Est-ce la Charia islamiste ? Est-ce la loi prônée par Daesh ? Que sera désormais le regard de ce couple de jeunes vis-à-vis de la loi républicaine ?

Je ne pense pas que le directeur du « Collège-Lycée Averroès » puisse être ignorant des positions de cet imam. Si c’est le cas, cela devient inquiétant. Car l’on ne peut ouvrir la porte à des inconnus, pouvant être dangereux. D’autant plus que ce dernier est un invité habituel des mosquées gérées par l’UOIF. Les enregistrements de ses conférences, ici ou là, sont disponibles en HD, sur les interfaces de partage où le salafisme, toute tendance confondue, est déjà très présents et très efficaces.

Pour ne citer qu’un dernier exemple au sujet de sa conception de l’éducation des enfants, Ismaïl Mounir, lors d’une conférence donnée à la mosquée du Havre[21], gérée par l’UOIF, disait : « On est en France. On est en minorité. Il y a la guerre contre l’islam, la guerre idéologique » !

Après avoir parlé des tentations, des jeux et des divertissements, qui empêcherait les enfants d’apprendre le Coran, il poursuit en disant : « On est en France, par Dieu, c’est un monde cruel. C’est un monde dangereux. Il faut prendre en considération l’environnement dans lequel on vit ». Il termine par donner une autre définition à l’islam en disant : « l’islam, c’est de donner aux enfants l’esprit communautaire » !

Ainsi, les murs du « Collège-Lycée Averroès » ont accueilli, le 12 avril dernier, un imam salafiste qui a été invité par les « frères moujahidouns » d’une organisation salafiste non-littéraliste, bien sûr, sauf lorsqu’il s’agirait d’observer les trente huit devoirs de l’allégeance. Le littéralisme d’un « soldat »  est une qualité et non pas un défaut. 

Force est de constater que cet imam considère la France comme un Danger pour ses propres enfants. Comme solution, il prône le communautarisme. Il encourage simplement la rupture entre les jeunes musulmans et les lois de la République. La soumission à Dieu passe, selon lui, par la soumission à sa Charia d’abord. Il prêche l’autre rupture des enfants avec leurs environnements de divertissement (musique, télévision, passion pour le foot, jeux, …).

Cet imam se fait l’agent commercial des boutiques du commerce salafiste. Ce n’est pas grave de pervertir les symboles ou de blasphémer Dieu, tant que le business bédouin et wahhabite se répande dans les quartiers français. Il promeut ostensiblement le Qamis et fait la publicité pour un jeu pour enfant qui considère le corps de la femme comme un porte-voile intégral, avec l’option « Niqab ».

Le plus inquiétant, dans tout cela, c’est son addiction pour un modèle salafiste, présentant l’islam, aux jeunes « N.T.F. » comme religion qui doit avancer et conquérir le terrain, toujours plus de terrain, par tous les moyens, y compris par le sabre. Sa vision est en parfaite accord avec le projet Tamkine de l’UOIF. Ce qui expliquerait son passage significatif, il y a un mois, dans trois grandes mosquées de l’UOIF dans la métropole lilloise et sa prestation, d’une journée entière, au « Collège-Lycée Averroès », avec la bénédiction du proviseur et la complicité de « l’Institut Al-Qods » dans lequel opèrent toujours des enseignants de ce lycée, payés par l'argent du contribuable !     

En guise de conclusion …

Cette série de quatre articles, traitant des rapports obsessionnels et idéologiques qu’établissent les « Frères Musulmans » avec une jeunesse musulmane en construction, depuis Hassan Al Banna, touche désormais à sa fin. Sur la base de la littérature de la confrérie, des « épîtres » du guide fondateur et de ma propre expérience, entre mes treize et mes vingt-huit ans, au sein de mouvements islamistes, issus idéologiquement et organiquement de cette mouvance internationale, j’ai essayé d’apporter des éléments d’éclairage, de témoignages et de réflexion. Le « musulman que je suis », combat pacifiquement sur le seul terrain des idées, « l’islamiste que j’étais ». J’espère avoir permis au lecteur, quel qu’il soit, d’avancer dans sa compréhension, de cette mouvance, qui depuis 1928, fait parler d’elle, un peu partout dans le monde.

Je l’ai déjà dit et je le répète ici, ce travail est fait « pour » les enfants et « pour » la jeunesse de ce pays. J’avais dédicacé mon témoignage du 17 mars dernier, avec ces mots que j’adresse à nouveau à cette enfance :

« À treize ans, j’étais déjà pris dans le filet islamiste. Je n’ai pas pu me libérer qu’après mes vingt huit ans : Quinze années passées entre les mailles des « Frères Musulmans » ! J’ai certes appris de belles choses, mais pas que. L’idéologie islamiste est comme une route à sens unique. Tu sais d’où tu viens, mais tu ne sauras jamais où elle t’emmènerait. Lorsque tu t’y engages, tu ne peux plus faire marche arrière. Tu ne peux plus faire demi-tour. Si tu persistes à vouloir le faire, comme je l’ai fait, tu risques d’y laisser tes rêves et ta vie. Prière, avant de t’y engager, lis bien les panneaux : évite l’islamisme ! Cela t’évitera d’hypothéquer le sablier de ta courte existence contre … du sable. Regarde bien le paysage derrière l’arbre. J’y étais. Il n’y a que le désert. Et Dieu n’y est pas, de toute façon. Cherche ailleurs ! »  

Force est de constater, totalement impuissant et démuni - sauf de mon clavier de mes deux blogs -  que l’islamisme avance, à travers ses institutions et ses organisations, là où la République désertent ses terrains et là où ses valeurs reculent, jour après l’autre. Contrer l’islamisme ne peut être qu’avec la confirmation des valeurs humanistes d’une République juste, laïque, bienveillante mais ferme lorsqu’il s’agit de dire les principes constitutifs de notre contrat social et de les faire respecter par la force de la loi.

Les dérogations et les renoncements hypothèquent l’avenir de la paix et du vivre-ensemble. Que cela soit entendu. La République a le devoir de protéger ses enfants. Cela passe d’abords par le travail de fond qui doit se poursuivre, là où il a déjà commencé, et qui doit commencé, là où il tarde à être engagé, contre les inégalités, contre la pauvreté, contre l’exclusion, contre les discriminations, contre la xénophobie, contre l’indifférence, et j’en passe.

L’islamise sait parfaitement instrumentaliser la détresse des gens. A chaque détresse, sa réponse islamiste. L’islamisme a même réussi à se faire, lui-même, l’égal de l’islam. Ou comment la perversion se fait passer pour de la vertu. Une minorité, très puissante financièrement et logistiquement, de « Frères Musulmans », ne dépassant pas quelques mille moujahids,  endoctrinés dans les cellules de l’UOIF, a bel et bien réussi à s’autoproclamer, non sans l’aide d’un certain Nicolas Sarkozy, représentative de millions de citoyens, qui ne se reconnaissent pas dans son idéologie du Tamkine.

Pire encore, lorsqu’un citoyen se permet d’exprimer une opinion contre cette idéologie, elle est vite taxée d’islamophobie. Critiquer l’islamisme est désormais devenu un tabou, car les « frères » ont réussi à convaincre de nombreux acteurs politiques, que leur idéologie  serait l’égal de la religion musulmane. Et lorsque ces manœuvres sont relayées et soutenues, consciemment ou inconsciemment, par des politiques et des journalistes, censés être impartiaux, au-dessus de tout conflit d’intérêt et loin de toute connivence et de tout partis-pris hasardeux,  l’islamisme ne peut, dès lors, que se frotter les mains, en continuant à cibler de nouvelles victimes,  d’autres jeunes « N.T.F », de préférence avec les deniers publics !

 

L’Etat se doit d’honorer ses engagements qu’il n’a cessés de prendre lors des différentes occasions électorales. Le jour où l’Etat assume pleinement ses responsabilités sociales et économiques, peut-être, le spectre de la radicalisation islamiste, et de l’extrémisme politique aussi, commencerait à disparaître par cause à effet.

Cependant, du moment où la République peine à tenir, dans l’exemplarité, ses promesses, dans sa politique intérieure comme dans sa politique extérieure collaborant avec des monarchies wahhabites, l’islamisme, comme d’autres idéologies extrémistes, profite des situations difficiles des uns et des autres ; instrumentalise la détresse ; miroite le « paradis » face à ceux qui vivent l’enfer ; communautarise les esprits ; sèment dans les têtes les graines de l’auto-exclusion ; propagent les idées les plus rétrogrades et façonne les citoyens de demain, parfois dans la démission et l’indifférence de l’Etat, parfois avec son soutien financier !

J’avais entendu une fois, en 2012, que présider la République signifiait d’être viscéralement attaché à la Laïcité. J’aimerais entendre l’Etat dire, avec force : « Moi Président de la République, je protège les jeunes des dérives extrémistes et des tentations islamistes et j’agirai, par la force de l’action politique, sans tarder sur les causes profondes qui favorisent la radicalisation, dans un sens comme dans un autre» !

Nous tous - écrit Amin Maalouf dans « Le dérèglement du monde » - qui vivons en cet étrange début du siècle, nous avons le devoir - et plus que toutes les générations précédentes, les moyens - de contribuer à cette entreprise de sauvetage ; avec sagesse, avec lucidité, mais également avec passion, et quelques fois avec colère. Oui, avec l’ardente colère des justes.

« Votre honneur, les enfants de la République ne doivent pas servir de « carburants » pour le ... Tamkine » !

 


[1] Hassan Al Banna, Épîtres de l’imam martyr Hassan Al-Banna (en arabe), Dãr Al-Hadarah Al-Islamiyyah, p. 121-123.

[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Mohamed_Hassan

[3] Voir ici (en arabe) : https://www.youtube.com/watch?v=oBiNc6cOUSA

[4] Voir (en arabe) ici : https://www.youtube.com/watch?v=je8sIuVngB4

[5] Voir ici (en arabe) : https://www.youtube.com/watch?v=SpPpWkjj-n8

[6] Ici, son profil Facebook : https://www.facebook.com/ismailmounirpageofficielle?fref=ts

[7] Hassan Al Banna, Épîtres de l’imam martyr Hassan Al-Banna (en arabe), Dãr Al-Hadarah Al-Islamiyyah, p. 177-178.

[8] Ici, une courte vidéo traitant brièvement ce sujet : https://www.youtube.com/watch?v=8Z_cwrdvkck

[9] Ibid.

[10] Ici, diverses vidéos de ce prédicateur : https://www.youtube.com/results?search_query=ismail+mounir

[11] Ici, un article (en arabe) parlant d’Al Bukhari et ses hadiths concernant l’intimité du Prophète : http://www.ahl-alquran.com/arabic/show_article.php?main_id=1282

[12] Ici la page Facebook de la marque : https://www.facebook.com/pages/The-One-Deenwear-For-the-Oumma/330309953745375?fref=ts 

[13] Lire ici : http://www.france24.com/fr/20150406-france-dalil-boubakeur-doubler-mosquees-cfcm-uoif-islam

[14] Ici un  http://www.europe1.fr/societe/il-faut-des-mosquees-avec-pignon-sur-rue-2420117

[15] Ici la page Facebook de l’entreprise qui commercialise ce jeu : https://www.facebook.com/learningroots.fr

[16] Ici la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=4tJwsP1fs_Q

[17] Ici la vidéo qu’il publié sur sa page : https://www.youtube.com/watch?v=hk_bOiQCdA8

[18] Ici la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=SlhRPBcdvXk

[19] Ici la vidéo de cette conversion : https://www.youtube.com/watch?v=bd9YB27aqBU

[20] Ici la vidéo de cette conversion : https://www.youtube.com/watch?v=edlAf2QYDN0

[21] Voir un extrait de cette vidéo ici : https://www.youtube.com/watch?v=dFEfVsoy86o

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