Wall street: 350 microsecondes font la différence...

Le dernier essai du journaliste américain Michael Lewis bouleverse le monde de la finance à New York. Au coeur de son ouvrage, une accusation: les échanges sont manipulés, au profit des courtiers à haute fréquence.

L'un des premiers auteurs à avoir démontré dans les années 1980 qu'un best-seller sur la finance n'était pas impossible avec les titres "Liar's Poker" ou "Moneyball", l'ancien courtier relate dans "Flash Boys" l'histoire vraie d'un courtier en rébellion contre les méthodes de courtage les plus sophistiquées.

Fin 2006, fraîchement débarqué à Wall Street, Brad Katsuyama, employé de la Royal Bank of Canada (RBC), s'étonne: ses positions ne cotent pas comme il le souhaite. Les échanges semblent manipulés. Après une petite enquête, il découvre le coupable: le courtage à haute fréquence (HFT).

La trame de l'essai, publié cette semaine aux États-Unis, est aussi accrocheuse qu'à la mode.

Krach éclair

Depuis le krach éclair de mai 2010, pour lequel il avait été mis en cause, le HFT, qui permet d'échanger des actions à la vitesse de la lumière, est sous haute surveillance du public, comme des autorités.

La parution de "Flash Boys" intervient moins de deux semaines après l'annonce d'une enquête par la justice de l'État de New York sur ces pratiques. Le gendarme boursier américain (SEC) et le FBI ont, depuis, fait savoir qu'ils menaient aussi leurs propres investigations sur la question...

Suite: Challenges

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