Afrique du Sud : Wouter Basson « Docteur La Mort »

Fils d'un policier et d'une cantatrice, cette dernière le pousse à étudier la médecine. Interne à l'hôpital HF Verwoerd de Pretoria, il y découvre son intérêt pour les pathogènes mortels. Appelé par la South African Defence Force, c'est en tant que médecin militaire qu'il étudie la physiologie et la chimie physiologique.


L'État sud-africain craint à cette époque le « red-black danger » (guérillas noirs marxistes). En 1977, le docteur J.P. de Villiers, chef de l'unité de « défense chimique » du Council for Scientific and Industrial Research (en), publie un article qui affirme que selon les textes du protocole de Genève concernant la prohibition d'emploi à la guerre de gaz asphyxiants, toxiques ou similaires et de moyens bactériologique, l'utilisation de telles armes par un gouvernement à l'intérieur de son pays n'est pas interdite. En 1981, Basson est le médecin personnel du président Pieter Botha quand il est nommé, avec le grade de lieutenant-colonel, chef du « Project Coast » chargé de développer des armes bactériologiques et chimiques et que l'état-major de l'armée sud-africaine présente comme un « programme défensif » lancé secrètement par le général Constand Viljoen, fondateur du Front de la liberté.


Avec un budget de 10 millions de dollars, il peut à travers ce « Project Coast » recruter plus de 200 scientifiques et créer des laboratoires sous forme de sociétés écrans, tels les Roodeplaat Research Laboratories (en).

Il est chargé par le Bureau de coopération civile (CCB Civil Cooperation Bureau, unité secrète des Forces spéciales) de mettre au point des armes chimiques pour mettre hors d'état de nuire des militants anti-apartheid. Le but de ses recherches n'en reste pas moins de trouver un moyen chimique pour endiguer la montée en puissance démographique des noirs (stérilisation des femmes noires par un vaccin et développement de bactérie pour rendre malade ces populations).

Il est ainsi impliqué dans plusieurs attaques et assassinats de militants anti-apartheid. Plus d'une tonne de méthaqualone lui est ainsi fournie par l'armée.

Il concocte plusieurs dizaines d'armes mortelles (ses « dirty tricks » ou jeux sournois) à base de poison comme de l'anthrax dans des cigarettes ou des enveloppes, du cyanure de potassium dans des cigares ou chocolats, du botulinum dans le lait, des tournevis et des parapluies empoisonnés ou du paraboxon dans le whisky, de nombreux aliments au thallium.

En décembre 2013, l'Ordre des médecins de l'Afrique du Sud l'a reconnu coupable de violation de l'éthique médicale. La sanction du docteur Basson devait initialement être fixée en février 2014, mais a été reportée à une date inconnue, la révocation à vie étant encourue.

>>>Le salopard↓

300x300

Fiche Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Wouter_Basson

 

YouTube

 

 

 

YouTube

 

 

 

YouTube

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.