Mwen sé Clarissa

Clarissa-750x420.jpg

Elle avait tout juste 26 ans et souhaitait se mettre au service de la République en devenant policière municipale. Pour cela, elle n'avait pas hésité à venir s'installer en région parisienne. En 2013, après une formation d’agent de sécurité et de sûreté, elle avait ainsi rejoint la police municipale de Montrouge. Elle était encore en stage lorsqu'elle a perdu la vie dans l'exercice de ses fonctions jeudi 8 janvier 2015 vers 8h15.

Si sa mort a beaucoup choqué ses collègues, elle a plongé sa famille dans le deuil et la tristesse. Elle venait justement de la quitter après avoir passé quelques semaines en Martinique pour les Fêtes.

Nous avions passé Noël ensemble, confirme sa tante Line à France-Antilles. Nous nous sommes bien amusées et elle était repartie ravie le 27 décembre. 

Très proche de Clarissa, elle s'était inquiétée de sa sécurité suite à l'attentat de Charlie Hebdo et lui avait justement envoyé des messages pour lui demander d'être prudente, la veille de ce tragique jour où elle a perdu la vie.

Je lui ai dit de faire très attention après la fusillade qui s'est produite dans la journée et qui avait coûté la vie à douze personnes. Elle m'a répondu qu'on lui a conseillé de porter un gilet pare-balles car c'est effectivement dangereux.


"Quand j'ai entendu l'information jeudi matin à la télévision, je me suis dit pourvu que ce ne soit pas ma petite Clarissa, confie à l'AFP sa grand-mère Marie Georges Chéry. Et peu de temps après, nous avons appris du fiancé de Clarissa que c'était elle la policière tuée à Montrouge", a-t-il poursuivi en sanglots, expliquant qu'elle avait alors fait un malaise.

« ON NE PARLE PAS ASSEZ DES AUTRES VICTIMES », REGRETTE LA MÈRE DE CLARISSA JEAN-PHILIPPE

#RIP

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.