Tunisie: «Coup d’Etat policier» et procès politique dévoilés

Invité d'une radio tunisienne Shems fm, cet après midi, Safi Saïd politologue, a fait une révélation à la fois grave et importante. En effet, il a affirmé que «en date du 3 mars 2011, des cadres policiers ont adressé une lettre à Béji Caïd Sebsi –le jour même où il a été désigné comme premier ministre succédant à Mohammed Ghannouci- le menaçant s’il ne destituait pas Farhat Rajhi de ces fonctions de ministre de l’intérieur, alors ils règleront son compte» (c.à.d. le compte de M. BCS).

Invité d'une radio tunisienne Shems fm, cet après midi, Safi Saïd politologue, a fait une révélation à la fois grave et importante. En effet, il a affirmé que «en date du 3 mars 2011, des cadres policiers ont adressé une lettre à Béji Caïd Sebsi –le jour même où il a été désigné comme premier ministre succédant à Mohammed Ghannouci- le menaçant s’il ne destituait pas Farhat Rajhi de ces fonctions de ministre de l’intérieur, alors ils règleront son compte» (c.à.d. le compte de M. BCS).

Ce qui explique le limogeage dans les jours qui suivent de Farhat Rajhi. Aussi et à la même occasion, Safi Saïd a confirmé le rôle de manipulateur politique d’arrière plan que jouait Kamel Eltaïef, et qu’en l’an 1992, à son retour du Liban à Tunis, Safi Saïd était un témoin oculaire de la file d’attente que constituait la majorité des hommes politiques devant le bureau de Kamel Eltaïef, homme d'affaires originaire de la ville de Sousse et ami rapproché de Ben Ali. Aussi, M. BCS n’a pas été épargné, lors de cet entretien radiophonique en direct. En évoquant la question de «souahlia» les gents du sahel, Safi Saïd a rappelé que M. BCS, dans son livre parle de «Monastir capitale -officieuse- de la Tunisie» et que «Bourguiba ne parlait des questions sensibles et confidentielles qu’avec les ministres issus du sahel, au point où M. BCS -tunisois- se sentait des fois froissé». Mieux encore, M. BCS en parlant dans son livre de Mesdames Wassila Bourguiba et Saïda Sassi, il les qualifiait respectivement de «tunisoise et élégante» et de «sahlia vêtue de melia -habit traditionnel du sahel- venant conquérir le palais de Carthage». Cette analyse politique faite par Safi Saïd en direct sur les fréquences d’une radio, apporte une révélation d’un mini-coup d’Etat policier avec l’emprunte très probable de Kamel Eltaïef, surtout que les évasions simultanées de détenus de trois prisons dans des villes différentes, enregistrées récemment, été précédées d’une réunion préalable à Sousse (ville du sahel) révélation faite par un journal en ligne et non démentie à ce jour. Les citations de M. BCS, relevées dans son livre, à propos du clan du sahel, ajoutées à l’existence très probables du mini-coup d’Etat sus visé, qui expliquerait d’ailleurs le déchaînement et la violence débordante exercée par la police sur 14 journalistes, des femmes et des enfants, en dispersant une manifestation pacifique le vendredi 6 mai, viendraient étayer les révélation de Farhat Rajhi, diffusées par un journaliste sur Facebook, la semaine dernière, portant préparation d’un coup d’Etat et de l’existence d’un gouvernement fantôme, constitué autour de Kamel Eltaïf, d’où émanent toutes les manœuvres politiques et les nominations de responsables gouvernementaux et qui s’efforce à récupérer un pouvoir perdu suite à la révolution du 14 janvier (selon Farhat Rajhi).

Ainsi, il serait, non seulement injuste, mais aussi une manœuvre très grave, qui conduirait la Tunisie droit au mur, de chercher de dresser un procès politique et d’idées contre l’ex-ministre de l’intérieur, Farhat Rajhi ayant un statu de juge, jouissant d’une forte popularité et d’un soutien sans faille du corps de la magistrature, exprimée lors d’une manifestation tenu devant le ministère de la justice ce lundi.

Par cette tentative de procès politique, M. B.C.Sebsi se croyait encore dans les années 60, ère d’un autoritarisme et d'un bourguibisme révolu et jugulé par le fait révolutionnaire persistant.

 

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