Tunisie : l'heure n'est pas celle de l'hypocrisie ou de la division.

La Kasbah 3 - 15/7/2011

Ne vous étonnez pas, la police qui a foudroyé les manifestants pacifiques de La Kasbah 3, le 15 juillet, la police qui a brutalisée même les personnes qui se sont refugiées à l'intérieure de la mosquée, la police qui a poursuivi à l'intérieur de l'hôpital Charles Nicole les manisfestants blessés pour les agresser encore plus et les empêcher d'obtenir des certificats médicaux..., oui cette même police a l'estime et le soutien sans faille d'une bonne partie de la gauche, celle qui s'est réjouie de la nomination de M. Lazher AKREMI comme ministre de la répression de 2ème rang, cette partie de la gauche a soutenu la dictature de zaba ; Seulement, les petits calculs médiocres de cette partie de la gauche ont déjà fait faillite de partout dans le monde -URSS, Chine...- et en Tunisie, cette alliance avec les bourguibistes dénote d'une reconnaissance tacite de la faible représentativité des partis de gauche, au point où ils sont allés chercher, aussi, une autre alliance avec des partis libéraux : P.D.M (Pôle Démocratique Moderniste) quel amalgame !?

 

Ces individus de la gauche sont en liaison avec la police, lui fournissent des renseignements, des noms et des photos d'activistes, autres que ceux de la gauche, rôle que jouait le rcd... Quel bassesse !?

 

Voilà, quand les criminels historiques gagnent l'adhésion d'une partie de la gauche, d"'association" de femme "démocrates", des ex-rcdistes -2ème génération de criminelles- et des affairistes ; La société se retrouve, ainsi, bipolarisée: les islamistes d'un côté et le bloc anti-islamistes de l'autre côté.

 

Ce scénario antagoniste, importé et imposé par des forces étrangères bien connues, ne peut conduire ni à la démocratie, ni à la paix sociale, encore moins à une société civile et plurielle, fondée sur la citoyenneté ; Il ne peut conduire qu'à une nouvelle dictature déguisée. En effet, ce "bolc" anti-islamaistes se trouve profondément animé par la négation de l'autre et par un nihilisme carectérisé, là "où ils ont fait un désert, ils disent qu'ils ont donné la paix". Cette négation d'une réalité sociale et d'une volonté populaire, celle d'une population qui est naturellement et spontanément pacifique, ouverte et non seulement tolérante et respectueuse de l'autre, mais, mieux encore, croyante en l'autre. Les choses ne deviennent autre, c'est-à-dire confuses, conflictuelles et violonte, que lorsque les politiciens, motivés par une perversité, sément la zizanie et le "mauvais grains", afin d'arriver à leurs fins. A ce titre, elle est assez révélatrice la réplique de Michel Collon à une intervention télévisée faite par le "philosophe" Luc Ferry, dont voici le lien: http://www.michelcollon.info/L​e-raciste-Luc-Ferry-et-le-clas​h.html .

 

Toutefois, je ne fais pas là l'éloge de certains extrémistes salafistes, corpuscule formé de jeunes crédules, superficiels, vulnérables, ignorants les préceptes de l'Islam, à qui ils causent les plus grands torts et constituent, eux aussi naïvement et idiotement, une entrave à la transition démocratique et servent, volontairement ou non, d'alibi pour la répression de la police. Dans l'ère post-révolution, les tunisiens gagneraient dans la recherche d'une unité nationale fondée sur la citoyenneté, loin des couleurs politiques et des diktats de forces étrangères. Ressouder les rangs, pour assurer la mise en place de nouveaux choix macro-économiques et sociaux garantissant, à long terme, une certaine indépendance et une meilleure justice sociale ; Un tel apprentissange requiert sagesse et abnégation, telle ont été les qualités de Martin Luther King, qui disait : «il nous faut apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir ensemble comme des idiots".

 

Tunisiens à vous de comprendre et d'être conséquents, l'heure n'est pas celle de l’hypocrisie ou celle de la surenchère politicienne ou idéologique. Sachant que "les hommes éveillés n'ont qu'un monde, mais les hommes endormis ont chacun leur monde".

 

L'histoire retiendra les positions des uns et des autres.

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