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Billet de blog 4 nov. 2011

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OBAMA au plus haut des cieux ! Sarkozy....

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Que ce soit de l'avion de Air Force One ou de la limousine blindée, quand Obama apparaît , il semble que ce n’est pas le président des Etats-Unis mais Dieu le père qui descend de son piédestal. Immédiatement c'est la folie: mitraillage des paparazzi et ballet des caméras. Ce n’est pas le festival de Cannes mais pas loin. Obama, très class, se prête au jeu. Aucun tapis rouge, aucune musique patriotique, aucun protocole ne semblent pouvoir le déstabiliser et c'est avec la plus grande simplicité qu'il répond aux vivas de la foule triée sur le volet et aux désirs des photographes. Pourtant depuis quatre ans, rien n'a changé. L’Amérique reste le symbole du capitalisme le plus sauvage ; Rien qui ne justifie cette obamania . A quoi pense-t-il sous le crépitement des flashes, le chuintement des zooms qui l'alignent comme des snipers ? A sa prochaine réélection ? et non plus à l’attente qu’avait suscitée la précédente. Quel calme, quelle décontraction ! A côté de lui, l'image agitée du petit Nicolas essayant de grappiller quelques miettes de sa célébrité, se mettant au plus près du grand homme pour être lui aussi, sur la photo, boudant visiblement et jalousant cet adversaire que la démocratie a mis devant lui et qui lui vole la vedette. Cette image, dis-je me ferait presque dire du bien de Sarkozy. La cour de récréation n'était déjà plus assez grande pour eux deux. Les médias accentuent sauvagement cette différence. Sarkozy, sur les tapis rouges, qui lui sont déroulés a toujours un air absent. On le prend pour le majordome qui conduit Obama par le bras ,vers la foule. On se demande ce qu'il fait là avec ses talonnettes et sa croupe callipyge. Le même ridicule que les courtisans de Louis XIV avec leur perruque et leurs mouches. Sarkozy est en disgrâce. Le show n'a pas tourné en sa faveur. Je vais l'épauler un peu, j’aime pas me moquer. Il y a matière aussi à écorner l’image de Obama. Il ne l'a pas volé.Je ne sais si vous l'avez remarqué mais quand Obama parle en public, il ne regarde jamais en face : Un coup à droite, un coup à gauche : Timidité ou indécision ? ou…. J'aurai envie de prendre sa tête entre mes mains et de lui dire: cool baby, cool ! Il me fait penser à ces jouets publicitaires de mon enfance, cadeaux de ELF ou de TOTAL, je ne sais plus, qui représentaient un tigre dont la tête était dissociée du reste du corps et qui opinait du chef sans arrêt. Mon père en avait placé un sur l'arrière de sa vieille Panard et je le regardais, fascinée, jusqu'au vomissement. Est- ce- que Obama , lors des derniers G je ne sais combien, à Londres, à Strasbourg a entendu la voix de la rue, la vraie, celles des mécontents ? A l’Elysée, pas de souci, le protocole étant bien verrouillé, la « claque »de L’UMP, bien en place, il était impossible que le moindre murmure ne remonte jusqu'à lui. Mais à Strasbourg et à Baden-Baden, il y avaient plusieurs milliers de manifestants dans les rues : Des pacifistes et des moins pacifiques. Les premiers, en général sont assez créatifs. Ils ont toujours des idées pas possibles pour faire passer leur message d'amour. On les avait peu vus. J’exagère, je me rappelle avoir vu une petite jeune fille qui emprisonnait de cercles de craie les randgers d'un CRS, halluciné par l'incongruité du geste. Pourtant des gestes de la sorte ont eu par, le passé, un impact très important: Cette femme qui opposait une simple fleur, face aux soldats américains pendant la guerre du Vietnam !. Je ne sais si Gandhi se retrouverait dans l'Inde actuelle et j'ai l'impression que le Dalaï- Lama est bien content d’avoir jeté l'éponge. D'autres par contre n'acceptaient pas de n'avoir pas la parole. Ils étaient venus de toute l’Europe pour crier ce qu'ils ne voulaient pas. Il aurait fallu les interviewer, Peut-être ont –ils des solutions qu’ils sont les seuls à connaître. On les a parqués, kettelisés disaient-ils. Ils étaient venus pour être entendus. Ces jeunes encapuchonnés refusaient de croire encore une fois aux discours tant de fois prononcés. Ils refusaient de tendre la joue et crachaient dans la soupe froide qu'on voulait leur servir encore une fois. Ils avaient le pavé facile et la jambe légère. Je m’étais d'ailleurs demandée comment à notre époque d'asphalte et de bitume, il était encore possible de trouver des pavés. Peut-être font-ils comme le petit Poucet? On avait parlé de « Black- blocks ». Le Rhin a longtemps servi de frontière infranchissable aux hordes qui voulaient entrer chez nous . Les Wisigoths, les Vandales, les Ostrogoths, je connaissais mais pas les Black- Blocks. Le Rhin n’est plus une frontière. Il est allègrement passé à pied par divers hommes et femmes politiques : Angéla Merkel, Obama, Sarkozy, Lula.... Quand j'étais petite, je chantais avec mes camarades:"Pour passer le Rhône, il faut être deux, pour bien le passer, il faut savoir danser. Allons passe, passe, passe. Allons passe donc." ; Aujourd’hui, un G20 après l’autre, Cannes fait son cinéma : le peplum met en présence les puissants de la terre. Je n’ai pas vu d’opposants mais peut-être étaient-ils tenus à l’écart loin des caméras de la croisette. Sarko et Merkel exercent un chantage immonde auprès des Grecs, insensibles à leur malheur. La Grèce est à genoux. Le plan d’austérité est devenu les fourches caudines sous lesquelles les Grecs doivent fléchir la tête. Les Grecs ne décident rien. On leur propose puis on leur enlève l’idée d’un référendum. There is no alternative ! disent cruellement les puissants. Times no are changing !

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