Un exemple concret de la sécurité en France en 2011, presque comme le raconte le plus sérieusement du monde M. Hortefeux !

 

La parabole de Dunkerque … Et ce qui est plus que prévisible en 2012 !

Marine Le Pen ne jouera-t-elle pas "toujours plus" sur du velours ? !

 

Ch. 13.13 de l’ Ev. s. St- Matthieu … Jésus, s’adressant à ses disciples dit : « C’est pourquoi je leur parle en parabole ; parce qu’en voyant ils ne voient pas, et qu’en écoutant ils n’entendent pas, ni ne comprennent point » (Trad. De Lemaître de Sacy, Ed. Laffont).

Où se situe le chrétien, M. Sarkozy, dans cette scène biblique ?

 

1) Le président des commerçants de Dunkerque en colère contre « le 17 aux abonnés absents »

*** Entre midi et treize heure, pas de police disponible !

 

Samedi 05.03.2011, 05:10 - La Voix du Nord | COUP DE GUEULE |

 

Le président de l'association des commerçants de Dunkerque a été victime d'un vol avec effraction, avant-hier, dans son magasin Élite Fashion, rue de la Marine.

Il a appelé la police, quasiment en direct.

Trois appels et quarante minutes plus tard, une patrouille est arrivée sur les lieux.

Pendant ce temps, entre midi et deux, le voleur a tranquillement cambriolé le magasin Primado, boulevard Alexandre-III.

Ce n'est pas la première fois qu'Éric Glucksman constate « que le 17 est aux abonnés absents ». PAR ALEXIS CONSTANT

 

Le vol avec effraction est survenu à 12 h 28, avant-hier. Le magasin était fermé.

 

Le voleur, un virtuose, a mis moins d'une minute pour forcer la serrure et sortir tranquillement avec le tiroir-caisse sous le bras.

 

Au même moment, l'alarme se déclenche sur le portable d'Éric Glucksman.

Il appelle immédiatement la police.

Lui est devant son magasin en trois minutes.

La police, elle, mettra quarante minutes.

 

Pas stressé, juste avant l'arrivée du patron, le voleur se payera le luxe de repasser devant la boutique.

Puis il ira dérober, dans la foulée, le tiroir-caisse du magasin Primado.

Sans se presser.

 

« Au total, on a dû faire le 17 trois fois, en insistant.

"Il n'y a pas de voiture disponible", nous a-t-on dit. Puis une autre fois :"

c'est l'heure du changement d'équipe".

 

C'est bien, entre midi et treize heures, on peut tout "péter" à Dunkerque », vitupère Éric Glucksman.

 

« Avec cette histoire, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.

Je ne compte plus le nombre de fois où, constatant des incidents, rue de la Marine, la police m'a répondu : "On vous envoie quelqu'un", et personne ne s'est jamais déplacé.

Je suis désolé de le dire, mais tous les commerçants ont fait ce constat. C'est un vrai désastre ».

 

« Faire la police nous-mêmes ? »

Comme nombre de citoyens - vous êtes nombreux à nous envoyer des mails pour dénoncer les délais d'intervention de la police, quand elle n'intervient tout simplement jamais -,Éric Glucksman a éprouvé cette réalité comptable :

l'indigence des effectifs du commissariat de Dunkerque.

Une pénurie de policiers qui oblige les fonctionnaires à intervenir selon des priorités.

Les discours virils sur la sécurité et la « culture du résultat » font apparaître encore plus cruellement les suppressions d'effectifs qui frappent chaque année le commissariat de Dunkerque.

 

« Au 17, il faut quasiment qu'il y ait un mort pour que quelqu'un se déplace et là, c'est tout juste si on ne vous demande pas s'il respire encore », ironise le président de l'association des commerçants.

 

Par ailleurs, anonymement, les policiers du commissariat sont les premiers à le dénoncer les dysfonctionnements du "17".

« Au 17, ce n'est plus le commissariat de Dunkerque qu'on a au bout du fil, mais une plate-forme à Lille. Une usine à gaz. Tout le monde le sait en interne.

 

Une intervention à Leffrinckoucke... On nous envoie à Fort-Mardyck ! », exagère à peine un policier.

 

Autre anecdote narrée par Éric Glucksman : « Le 6 septembre à 18 h37, je poursuis dans la rue un homme qui a volé dans le magasin. Pendant ce temps-là, la directrice appelle la police.

J'arrive à maîtriser le type derrière l'église Saint-Eloi.

Je dois l'immobiliser pendant vingt minutes avant que la police municipale n'arrive. La police nationale aura mis trois quarts d'heure à venir.

 

Si la police n'a plus les moyens de f aire son métier, qu'est-ce qu'on doit faire ? Faire la police nous-même ?

 

Si ça continue, on va en arriver là ! ». Éric Glucksman avait déjà soulevé ce problème lors d'une réunion sur la sécurité avec le sous-préfet, le commissaire et les services de la mairie, en mai.

Le 6 avril, une nouvelle réunion se tiendra. « Là, je vais vraiment m'énerver », annonce le président des commerçants qui rappelle aussi que cela fait un an qu'il se bat pour faire interdire la consommation d'alcool sur la voie publique.

« Passez rue de la Marine un samedi, avec ces bandes qui s'alcoolisent, leurs chiens qui aboient, les jets de canettes, les badauds pris à parti et la police qui n'intervient pas quand on l'appelle C'est génial, pour nous les commerçants ! ».

 

• 2) Les véhicules de police du commissariat de Dunkerque sur une voie de garage ?

 

Vendredi 18.02.2011, 05:10 - La Voix du Nord

Le non remplacement des policiers qui partent à la retraite, une stratégie payante ? Pas toujours... | POLICE NATIONALE |

 

Le non-remplacement des départs à la retraite au sein de la police nationale peut conduire à des situations absurdes et coûteuses.

 

L'UNSA-Police affirme que la fermeture du garage du commissariat de Dunkerque va faire exploser le coût des réparations des véhicules de service, très sollicités, nécessitant un entretien soutenu. PAR ALEXIS CONSTANT

 

Hervé, le mécanicien de la police de Dunkerque, toujours aux « petits soins » avec les voitures de service, a été envoyé d'office au garage de la police de Coquelles pour combler le départ à la retraite - non remplacé - de son collègue du Pas-de-Calais.

 

Conséquences : le garage du commissariat de Dunkerque n'existe plus. Une situation que L'UNSA-Police dénonce.

 

En plus du fait « que ce salarié doit effectuer 90 km chaque jour pour regagner son domicile », le syndicat affirme que cette décision va coûter très cher à l'administration.

 

« Désormais, tous les véhicules des commissariats du littoral, y compris ceux de la police aux frontières, sont acheminés vers le garage de Coquelles ou le SGAP de Lille (secrétariat général pour l'administration de la police) pour les réparations légères et les entretiens courants », précise l'UNSA. Voila pour la théorie.

 

Dans la pratique, « le garage de Coquelles comporte cinq travées pour travailler, mais seulement deux ouvriers.

Un gros retard s'accumule.

Le constat est identique au SGAP de Lille ».

 

De ce fait, les réparations et l'entretien des voitures de police de Dunkerque sont le plus souvent réalisés par des garages professionnels.

Par ailleurs, dans le cas d'un véhicule en panne, à acheminer à Coquelles ou Lille, « il faut un camion-plateau, une personne qui le conduit, plus de carburant. Cela revient très cher ».

Puis de citer à titre indicatif le coût de quelques réparations effectuées par des garagistes privés : « Récemment, un véhicule a été déposé chez un garage pour le remplacement de quatre ampoules. Prix : 87 E, contre 9 E, auparavant, le prix d'une boîte d'ampoules.

L'augmentation du prix de revient est de 1740 %. »

Un changement de pneu coûte dorénavant 20 E, contre 2 E avant la fermeture du garage de la police.

Le prix d'un kit d'embrayage - pièce soumise à rude épreuve pour un véhicule de police - « s'élève à 1 120 E.

Aujourd'hui, avec la main d'œuvre à payer, il faut compter le double.

Idem pour les freins, la courroie de distribution, etc. ».

 

D'après le syndicat, « toutes ces nouvelles réparations sont imputées au budget du commissariat, qui diminue chaque année ».

 

L'UNSA pointe enfin la mobilisation de fonctionnaires de police pour des missions qui ne sont pas les leurs : « Maintenant, le véhicule doit être conduit par un policier chez un garagiste professionnel, ce qui engendre des pertes d'heures pour l'administration. »

 

Conduire en « bon père de famille » La hiérarchie, consciente que la multiplication des réparations risque de se transformer en coup de massue, demande aux policiers de conduire en « bons pères de famille », agitant la menace de sanctions en cas d'accident de la circulation sur le temps de travail.

 

Le policier qui devra prendre en chasse, au volant, un malfaiteur empruntant un sens interdit, brûlant un feu tricolore, grillant les priorités, réfléchira à deux fois avant de se lancer.

Pas sûr que les courses-poursuites « en bon père de famille », pour ménager le matériel, améliorent les chiffres de la délinquance.

 

• • Et les délinquants ne sont pas idiots ! Ils savent et même réfléchissent !

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