Humour² Mileva Einstein avant Albert, Margaret Hamilton !

Sans Mileva, pas de théorie de la relativité ! ! ! Sans Margaret, écrasement d’Apollo 11 ! ! ! *** Pourquoi les "Meufs" n’ont-elles pas encore mis les pieds dans le plat ? ! Difficile de ne pas signaler la puissance délétère des conditionnements machistes !

[[[ Internet : Mileva Einstein, l'inconnue de l'équation - Culture / Next


https://next.liberation.fr/culture/.../mileva-einstein-l-inconnue-de-l-equation_1741652

Il y a 1 jour - Mileva Maric était née avec une coxalgie que l'époque ne savait pas soigner. Une infirmité que partageaient sa sœur et de nombreux Slaves ...]]]

 

DES EXTRAITS

MILEVA EINSTEIN, L’INCONNUE DE L’ÉQUATION

Par Tania Kahn— 23 juillet 2019 à 18:26  Libération

Star de l'ombre. Sans cette mathématicienne hors pair qui comblait les lacunes de son mari rêveur et dispersé, Albert ne serait probablement pas devenu Einstein. L’œuvre du génie lui doit énormément. Mais l’époque, son tempérament taciturne et sa condition de femme l’ont contrainte à une existence dans l’ombre…………….

Mileva Einstein et ses deux garçons, Eduard et Hans Albert Einstein, en 1914. Photo Emilio Segre Visual Archives. American Institute of physics. SPL. COSMOS 

 

En 1905, des travaux essentiels au développement des sciences et de la pensée furent publiés dans les annales de physique de Leipzig. Ces manuscrits originaux ont disparu, mais ceux qui les ont approchés affirment qu’ils étaient signés de ces deux noms : Albert et Mileva Einstein. Derrière cette œuvre novatrice, la rencontre de deux êtres reliés par l’intelligence et la quête de vérité. Deux êtres qui s’interrogent sur les phénomènes naturels, l’espace-temps et la vitesse de la lumière. Deux esprits capables d’enfanter la théorie de la relativité mais qu’une nature différente finira par séparer. Albert, d’un tempérament joyeux et loquace quand Mileva était sombre et taciturne. Albert, le génie immortel, Mileva une star de l’ombre ……………………

Amours intellectuelles

A l’université, elle trouve enfin des camarades à sa mesure. C’est l’époque des amis, des randonnées dans les Alpes suisses et des premières amours. Parmi les étudiants figure un certain Albert Einstein, de trois ans son cadet. Ils se rencontrent autour d’un exercice de mathématiques qu’Albert ne parvient pas à résoudre et dont Mileva détient la solution. Entre les jeunes gens se noue une relation où se mêlent la lecture, l’observation et les essais théoriques. Ce sont des amours intellectuelles. Deux esprits supérieurs en quête d’infini. Ils cherchent la vérité dans les processus naturels, dans la génération et la modification de la lumière, dans l’électrodynamique des corps en mouvement. Ils se marient, s’installent à Berne et mènent une vie de bohème.……………….

Mais sans Mileva, Albert serait-il devenu Einstein ? De nature dispersée, il avait besoin d’elle pour le guider dans son travail. Il était rêveur et indécis ; elle, déterminée et assidue. Elle l’aide à accomplir ses idées et lui apporte une aide précieuse en mathématiques. Dans la biographie que lui consacre Desanka Trbuhovic-Gjuric (1), une foule d’anecdotes racontent l’aversion d’Einstein pour les maths. La nuit venue, Mileva planchait sur les théories de son époux, complétait les données manquantes. Lui recherchait toujours le jugement de celle qu’il considérait comme incorruptible et infaillible. Einstein aurait ainsi déclaré : « J’ai besoin de ma femme, elle résout pour moi tous les problèmes mathématiques. […] Sans elle je n’aurais ni commencé ni achevé mon œuvre. […] Nous ne faisons qu’un » Et Hermann Minkowski, professeur d’Einstein, de compléter : « Ce fut pour moi une grande surprise, Einstein était un grand flemmard et il ne s’intéressait pas du tout aux mathématiques. »

Dans une correspondance, Mileva écrit à une amie : « Nous avons achevé un travail important qui rendra mon mari célèbre dans le monde entier. » Dans l’entourage de Mileva, « on jugeait même que la première impulsion de la théorie de la relativité restreinte venait d’elle », raconte sa biographe.

………….  

Mais il n’y a pas de place pour deux dans l’histoire. Le prix Nobel de physique fut décerné à Albert Einstein « pour ses contributions à la physique théorique ». Il remit à Mileva la somme d’argent associée à ce titre. Était-ce la reconnaissance de sa contribution à ses travaux ? Ou bien les remords d’un homme qui vient d’abandonner sa femme et leurs deux fils pour une autre ? Einstein ne supportait plus le caractère silencieux de son épouse. Mileva naviguait dans le monde des idées, ses plaisirs étaient discrets, insaisissables au commun des mortels. De l’extérieur, elle donnait l’impression d’un personnage mutique dont émanait toutefois une certaine puissance.

Séparé de sa femme, Einstein perd de sa créativité. Tous ses travaux majeurs ont été développés sous le sceau de sa communauté avec Mileva. On raconte que le manuel de 1905 envoyé aux annales de physique était si parfait dans sa formulation mathématique qu’il portait l’évidence de sa présence. Mais il ne reste aucune note, aucune trace manuscrite de Mileva. A l’époque, une récompense était offerte à qui apporterait ces originaux à la bibliothèque du Congrès de Washington

…………

Le malheur avait changé le caractère de Mileva qui devenait méfiante. Elle avait consacré toute son existence à Albert, il l’avait trahie. Celle qui avait déclaré dans sa jeunesse : « Je me demande si je me marierai jamais. Je crois qu’une femme peut faire carrière comme un homme » avait vécu toute sa vie dans l’ombre d’un seul homme. Avait-elle décelé en Einstein une intelligence, une cause plus grande que la sienne ? Son silence était-il imposé par un milieu scientifique qui laissait peu de place aux femmes ? En d’autres temps, son destin aurait peut-être été différent. Mileva Einstein aurait été Mileva Maric.

(1) Mileva Einstein, une vie, éditions des Femmes, 1991, 244 pp., 23,50 €. 

Tania Kahn

 

[[[Internet : TERRIENNES

Il y a 50 ans, le premier pas sur la Lune

Femmes dans les sciences, de l'occultation à la reconnaissance]]]

Il y a 50 ans : les premiers pas de l'Homme sur la Lune, grâce à une femme

, sans Margaret Hamilton, le module lunaire Eagle se serait probablement écrasé sur le sol lunaire. Cette mathématicienne était chargée de développer le système de guidage embarqué à bord d'Apollo 11.

Contre l'avis de ses directeurs, elle avait pris soin d'intégrer à son logiciel un programme de priorisation qui a permis au premier homme de l'histoire de marcher sur la Lune.

Margaret Hamilton est née en 1936. Elle a grandi en plein cœur du Midwest. Un père poète et philosophe et une mère professeure, mais son truc à elle, ce sont les équations et les dérivées.

A 21 ans, elle passe une licence de mathématiques à l'Earlham College dans l'Indiana. En 1958, elle obtient un master de mathématiques et de philosophie à l'université de Richmond. Deux ans plus tard, elle est embauchée comme programmeuse au prestigieux MIT (Massachussets Institute of Technology). A ce moment-là, son projet est de soutenir son mari pendant ses trois ans à Harvard.

……………

 A 25 ans, elle est chargée de concevoir le système informatique à bord d'Apollo. Mère d'une fillette de 4 ans, Margaret n'hésite pas à faire des heures supplémentaires au laboratoire. Les soirs et les week-ends, elle emmène avec elle la petite Lauren, et pendant qu'elle configure le module de commande d'Apollo, elle la fait dormir à même le sol. Ce qui lui vaut pas mal de critiques de la part de ses collaborateurs. Dans l'Amérique des années 1960, rares encore sont les mamans à travailler, et encore plus dans un secteur scientifique aussi pointu. Margaret fait figure d'exception.

……………….


Nous avons dû simuler le vol avant.
Margaret Hamilton

Alors que la petite Lauren joue au clavier avec le simulateur d'atterrissage, un message d'erreur apparait, le "P01". Le simulateur plante.

"Et si les astronautes venaient à faire ce qu'elle venait de faire ?", raconte-t-elle lors d'une conférence.

 *** # # # Ses directeurs lui répondront qu'ils n'y croient pas : les astronautes, eux, ne feront pas la même erreur, estiment-ils.

*** # # # Le soir, elle retourne au laboratoire pour corriger un fragment de code, après s'être rendue compte qu’il était défectueux. Elle imagine alors le moyen permettant aux ordinateurs de prioriser les taches.

* * * # # # Le 21 juillet 1969, les ordinateurs d'Apollo 11 sont submergés par le flot d'informations. Mais grâce à Margaret, la machine donne la priorité aux fonctions d'atterrissage. L'intervention anticipée de la mathématicienne a permis de sauver cette mission et d'inscrire en lettres d'or cet exploit spatial dans l'Histoire de l'Humanité.

 Mise à jour 23.07.2019 à 10:04   (DONC, SANS ELLE, SA DÉTERMINATION, ÉCHEC TOTAL ! ! ! QUI EN A PARLÉ ? ! ! !)

 

~~~~~~~~~ Six chercheurs démissionnent du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes

Les démissionnaires critiquent « l’absence de femmes chercheuses » dans le nouveau « collège des personnalités qualifiées » du Haut Conseil.

Par Léa Sanchez Publié le 22 juillet 2019 à 11h25   Le Monde

Vingt-sept femmes, vingt-sept hommes : numériquement, la nouvelle composition du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE), arrêtée par décret le 24 juin, respecte scrupuleusement la parité.

Six membres de cette instance consultative indépendante, chargée de publier un rapport annuel sur le sexisme en France, ont néanmoins présenté leur démission lundi 15 juillet en dénonçant « l’absence de femmes chercheuses » dans le nouveau « collège des personnalités qualifiées ».

MON COMMENTAIRE

Aux personnes de se faire une idée sur les causes de ces comportements …

Ne serait-ce pas le rôle des CONDITIONNEMENTS ? !

Ne le constate-t-on pas en permanence ? !

Et de manière « dingue », dirait notre Vertical X, dans d’autres continents ? !

(Il se fait que mon conditionnement, dès l’âge de 6/7ans a été brutalement autre …, D’où cette sorte de chance ! Celle, entre autres, de comprendre tout ce qui se passe actuellement et de prévoir la suite !)

Cela dit, on sait qu’on peut faire naître un souriceau femelle à parti de deux souris femelles.

Notre ère est celle de la prééminence du sexe, d’où le contrôle simpliste, infantile mais efficace, de la sexualité par les religions !

Une prévision non originale : Exit la survalorisation pulsionnelle, géré par le cerveau reptilien, du sexe dans la prochaine ère …  qui ne pourra être que plus néocorticale (V. les 1,23 % + du génome … ! ! !)

(Un truc curieux, cette Bible comme la science concordent sur la fin d’ère des homo sapiens et une suite plus « humaine » !)

Amen

Pierre Payen (Dunkerque)

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.