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Le Club de Mediapart mer. 27 juil. 2016 27/7/2016 Dernière édition

Crise de la culture : l'appel de Christophe Mazurier au secteur privé

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Longtemps restée sous l'influence du secteur public et de ses subventions, la culture doit aujourd'hui faire face à de sérieuses difficultés. Pourtant restée longtemps priorité des différents gouvernements, elle est aujourd'hui peu à peu délaissée et souffre d'un réel manque de crédit. Dans une tribune publiée sur le Huffington Post, Christophe Mazurier, banquier et philanthrope renommé, affirme le rôle central du secteur privé pour sauver ce domaine en crise.

"L'Etat ne peut pas tout" affirmait Lionel Jospin à la fin des années 1990. Cette phrase, en ces temps de marasme économique et de rigueur budgétaire, semble plus que jamais d'actualité pour les acteurs de la culture. Crise du régime des intermittents, vente des biens nationaux et chute des effectifs sont autant d'indicateurs qui prouvent que le secteur de la culture va mal, très mal. Pour Christophe Mazurier, une telle situation n'est pas une fatalité et doit amener une réelle prise de conscience, qui permettrait notamment de repenser le rôle du mécénat privé.

"Ne pourrait-on pas faire en Europe continentale également le pari gagnant-gagnant d'un modèle de financement s'appuyant sur le privé, et qui a fait ses preuves ailleurs, notamment outre atlantique? " pose d'emblée Christophe Mazurier.

En effet, très largement soutenue par des entreprises privées, les projets culturels américains résistent parfaitement aux aléas économiques mondiaux et les aides du secteur privé constituent un soutien vital pour les acteurs du domaine. En France, le mécénat culturel peut aussi compter sur des incitations fiscales non-négligeables. En effet, les déductions d'impôts atteignent ainsi les 60% et peuvent même grimper à plus de 90% dans certains cas précis. Ainsi, aux côtés des grands mécènes traditionnels, près d'un tiers des entreprises de 20 à 99 salariés se lancent-elles dans le mécénat privé, ce qui contribue à "forger et à renforcer l'identité de l'entreprise en question" selon Christophe Mazurier.

Dans ce cadre, le Directeur de  la banque Pasche, a fortement contribué, aux côtés du virtuose Michel Dalberto à la sauvegarde du centre de Musique baroque de Venise, haut lieu des arts lyriques en Italie, après l'appel désespéré de la romancière italienne Donna Leon. Aujourd'hui, grands groupes comme moyennes entreprises, n'hésitent plus à soutenir des projets culturels plus ou moins importants et contribuent à la survie de ce domaine essentiel.  

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