Ma sélection du 30 avril

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29/04 - "Libération" «Avant, être plus cultivé était un bien en soi»

"Le diplôme a-t-il toujours été un sésame pour l’emploi ou au moins un facilitateur ? Pas du tout. Pendant longtemps, les diplômes ont eu très peu de liens avec le monde professionnel. Prenons par exemple l’un de ceux qui a eu le plus grand succès, le certificat d’études primaires. Parmi les lauréats, seuls quelques-uns en avaient vraiment besoin: ceux qui voulaient devenir employés de banques, des chemins de fer ou encore instituteurs… Mais la plupart n’en avaient pas besoin pour s’insérer dans la vie professionnelle. Ce certificat – l’examen emblématique de l’école du peuple – était pourtant très recherché et l’on organisait de grandes cérémonies de remises de diplômes. Pourquoi tenait-on alors tant à l’avoir ? Cela renvoie au rôle de l’école. A l’origine, l’école n’était pas conçue pour former des techniciens ou pour préparer à l’insertion. Elle était là pour instruire. ...
Aujourd’hui, on entend des enseignants dire à leurs élèves: «si vous n’avez pas de diplôme, vous ne trouverez pas d’emploi». Cela aurait été inimaginable dans la bouche d’un instituteur de la 3ème République. C’est toute la différence entre dire: «apprends bien car cela facilitera ton insertion professionnelle» et: «apprends bien car c’est intéressant et cela va t’enrichir culturellement». ...
En France, l’école doit résoudre tous les grands problèmes de l’époque – par exemple quand les banlieues s’enflamment ou quand le chômage des jeunes explose, on se tourner vers elle et on se demande comment l’améliorer. Dans d’autres pays, elle a une importance moindre. En France, on a une vision quasi démiurgique de l’école."

30/04 - "Rue89" Profs de physique obligés d’enseigner les maths ou de changer de job

"Dans l’académie d’Orléans-Tours, des professeurs remplaçants en physique-chimie se sont vus attribuer de force des postes en mathématiques à la dernière rentrée scolaire. En toute illégalité. ...
(...)certains préfèrent placer leur espoir dans un changement de gouvernement.
« Peut-être que si l’exécutif change de bord, on va réexaminer la réforme du lycée et rendre des heures aux sciences expérimentales. On attend des jours meilleurs. »"

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