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Cité Confinée

En quelques semaines, une vingtaine d'enseignants d'Amiens a produit bénévolement pour le C.H.U. de sa ville et d'autres centres hospitaliers des Hauts de France (Institut Calot de Berck notamment) des milliers de masques ainsi que des tabliers à l'aide de sacs-poubelles fournis par les centres hospitaliers eux-mêmes pour aider les soignants.
  1.  

    Silence
    17 mars 2020

    Les cerisiers du Japon de la Cité Scolaire d'Amiens fleurissent en silence cette année. Le lycée est fermé au public. L'épidémie a réduit au silence les cours des établissements scolaires. Et au final, il n'y a rien de plus triste qu'un établissement scolaire vidé de ses élèves.


    Les élèves des trois lycées de cette Cité Scolaire ont leurs habitudes à l'ombre de ces cerisiers en fleur. Il y a ceux qui fument une cigarette discrètement pour ne pas être repérés, il y a ceux qui y voient naître leur premier amour et ceux qui révisent leurs cours. La jeunesse, que l'on soupçonne souvent à tort de superficialité, a donc été contrainte de quitter ces silencieux confidents.


    Au début du mois d'avril, en plein confinement et alors que les courbes des hospitalisations s'affolent, des enseignants vont se mobiliser.
    Au départ, il sera question de faire des valves pour les masques Décathlon.  Avec trois ou quatre imprimantes 3D et le savoir-faire d'un enseignant.

    Et puis il va vite être question de faire des visières avec ces mêmes imprimantes.
    Et puis il va vite être question de faire des masques et des blouses avec le savoir-faire des enseignants.

    En plein confinement, une vingtaine d'enseignants va épauler bénévolement le corps médical en produisant :

    - 2210 masques destinés aux personnels soignants du C.H.U. d’Amiens

    - 1011 surblouses coupées (pour les C.H.U. d’Amiens et quelques unes pour Abbeville)

    - 236 surblouses fabriquées (pour le C.H.U. d’Amiens)

    - 7185 Tabliers plastiques (pour le C.H.U. d’Amiens et l’institut Calot de Berck)

    - 250 visières (pour l'hôpital d’Abbeville, l'institut Calot de Berck, le cabinet dentaire de Beauvais, l'hôpital psychiatrique Pinel d'Amiens, l'EHPAD de Corbie, des infirmiers libéraux, des ambulanciers, des gendarmes et des commerçants)

    - 50 valves (pour l'hôpital de Doullens et l'institut Calot de Berck)

     

     

    Ces photographies sont le témoignage de cette aventure professionnelle et surtout humaine à travers un confinement strict.
    Une photo sera mise en avant quotidiennement sur une période de 15 jours.

    Exposition de Photographies et de Textes
    A. Picard & L. Teyssedou
    01/09/2020 au 30/09/2020
    Artothèque - Bibliothèque Louis Aragon 
    Amiens

  2. Nous sommes le 19 août 2020 et la France compte 30 429 décès imputables à la COVID. Nous étions le 30 mars 2020 et la France comptait un peu moins de 2000 morts de la COVID. Nous sommes le 19 août 2020 et je ne sais toujours pas ce qu'est un mort de la COVID.

    Drôles d'impressions
    30 mars 2020

    Comment meurt-on de la COVID ? Comment une personne meurt de la COVID ?  Aucune idée. 
    On peut fermer les yeux... Et les seules images des morts de cette épidémie est au final le point presse quotidien du directeur de la Direction Générale de la Santé. Pendant quelques semaines, tous les soirs nous imposent une longue litanie de chiffres qui vont être de plus en plus importants au mois de mars et au mois d'avril.
    Comment meurt-on de la COVID ? Comment une personne meurt de la COVID ? Aucune idée.
    On peut ne pas fermer les yeux et se rappeler le bruit des sirènes des ambulances.  On peut se souvenir de leurs passages dans un paysage urbain quasi désert.

     

    Fin mars, une équipe italienne a mis à disposition un fichier pour imprimer en 3D des valves adaptables sur les masques de plongée de la marque Décathlon. Ces derniers seront alors utilisés par les services de réanimation des hôpitaux. Les courbes de l'épidémie en Italie ont quelques jours d'avance. Les hôpitaux de l'Italie du Nord commencent à manquer de matériel et pourraient être dans l'obligation de faire des choix qu'ils n'ont pas envie de faire. Combattre une épidémie, c'est avoir deux coups d'avance sur elle. La lutte contre le coronavirus, c'est une partie d'échecs. Et autant garder sa dame et bien placer ses pions.


    Au lycée, les imprimantes 3D sont donc relancées. Un ancien de Décathlon, trois personnels de l'Education Nationale et cinq imprimantes 3D. L'équipe italienne a fourni un fichier impeccable et les premières valves vont naître en quelques heures.
    Le contact est pris alors avec les soignants. Et on nous répond ! Et on nous demande des valves !
    Et là, on arrête de rire. L'épidémie nous rattrape d'une façon insoupçonnable. Nous sommes confinés depuis deux semaines. Nous sommes tous en pleine forme. On a donc dépassé la période d'incubation de 14 jours. Mais les images de Lombardie diffusées par les médias nous dévorent.
    Et si les respirateurs venaient à manquer en France ? Et si ? Et si ?
    Bref, on fait des valves. Et on se regarde. 


    Comment meurt-on de la COVID ? Comment une personne meurt de la COVID ?  Aucune idée. 
    C'est quoi un mort du Coronavirus ? C'est cette valve rouge.
     

     

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    A. Picard et L. Teyssedou
    01/09/2020 au 30/09/2020
    Artothèque - Bibliothèque Louis Aragon 
    Amiens

  3. Nous sommes le 20 août 2020, la pluie tombe et on ne sait pas comment va se tisser le scénario de la rentrée des classes. Nous étions le 06 avril 2020, la pluie ne tombait pas et on ne savait pas comment aller se tisser le scénario d'un retour en classe.

    Lever de Rideau

    06 avril 2020

    Le 06 avril 2020, 833 personnes décèdent de la COVID en France.
    Le 06 avril 2020, le lycée est fermé depuis 2 semaines.

    "Je me souviens je me rappelle
    C'est en ces lieux chers à mon cœur
    Le jour baissait j'étais près d'elle
    Je me foutais bien du malheur" chantait Daniel Darc.

    Le 06 avril 2020, on était près de l'épidémie. On faisait même corps avec elle pour ainsi dire. Tout notre quotidien est métamorphosé. Les silhouettes des élèves ont disparu et on les a retrouvées sous la forme d'écran.
    Mais on ne se foutait pas du malheur.


    Le club théâtre du lycée est fermé.
    Le club d'anglais est aussi fermé.
    Le foyer des lycéens est silencieux. 
    Les routes de la Cité Scolaire sont désertes.


    Mais un étrange ballet va naître pendant ces quelques semaines de confinement.
    Au départ, il était question de faire quelques impressions 3D pour un hôpital.
    Et très vite, la question de coudre des masques (qui sont absents comme les cancres) et  de faire des blouses (qui manquent comme les absents) va se poser. Et les personnels de la Cité Scolaire, sous la houlette des enseignant(e)s du Bac Pro Métiers de la Mode - Vêtements vont y répondre.
    De quelques mails envoyés, la situation se transforme en rencontres. La direction technique du C.H.U. d'Amiens valide les patrons des blouses. Les personnels se mobilisent. Et d'un hôpital nous sommes passés à plusieurs établissements hospitaliers.

    Au final, le club Théâtre est resté ouvert et une étrange comédie humaine se met en place.

     

    Ces photographies sont le témoignage de cette aventure professionnelle et surtout humaine à travers un confinement strict.
    Une photo sera mise en avant quotidiennement sur une période de 15 jours.
    Exposition de Photographies et de Textes
    A. Picard & L. Teyssedou
    01/09/2020 au 30/09/2020
    Artothèque - Bibliothèque Louis Aragon  Amiens

  4. "Comment le vol de stylos 4 couleurs est devenu un sport national" était le titre d'un article de Thomas Messias (Slate.fr)
    Ce 30 mars 2020, toujours aucun élève à l'horizon dans les salles. Les valves colorées font office de 4 couleurs mais elles n'arrivent pas à remplacer les précédents occupants.

    Drôles d'impressions (2) 
    30 mars 2020

    COVID ou pas, les lycéens ont toujours le chic pour inventer des jeux dont eux seuls ont les secrets. 
    Il y a, c'est vrai, depuis quelques mois une résurgence du BIC 4 Couleurs dans la trousse des élèves. On avait auparavant deux modèles : le bleu et l'orange. Aujourd'hui, les fanatiques de Star Wars ont leur exemplaire, les amoureux du fluo aussi. Le BIC est devenu comme la Mini. A chacun son exemplaire...

    Il en sera de même pour ces valves en PLA imprimées au lycée. Le PLA est une matière plastique d'origine végétale qui ne supporte pas très bien l'eau. 
    Avec les soignants, on conclue rapidement que si les valves sont utilisées, elles le seront de manière unique. Un patient, une valve. La stérilisation parait impossible.

    Le 30 mars 2020, nous sommes quand même sur une autre planète. On a réussi à trouver grâce à un lycéen des plus sympathiques un masque de plongée. Les premiers tests paraissent concluants. On aimerait bien ne pas être dans cette salle, ne pas se dire que des masques pour touristes vont servir à l'hôpital. D'ailleurs, on ne se le dit pas. On imprime en silence. Et on utilise un BIC 4 Couleurs pour remplir notre dérogation pour pouvoir se déplacer.


    Ces photographies sont le témoignage de cette aventure professionnelle et surtout humaine à travers un confinement strict.

    Une photo sera mise en avant quotidiennement sur une période de 15 jours.

    Exposition de Photographies et de Textes A. Picard & L. Teyssedou
    01/09/2020 au 30/09/2020
    Artothèque - Bibliothèque Louis Aragon  Amiens

  5. Au début du mois d'avril 2020, les besoins de protection des soignants devinrent de plus en plus importants. Toutes les imprimantes 3D du lycée furent donc mises en route pour produire des visières de protection en plus des valves. Problème : le fil, la matière première de ces imprimantes, commencent à manquer. Et comment se fournir en matière première quand presque tous les commerces sont fermés ? On trouva une solution. On trouva même mieux qu'une solution.

    Protection dans le viseur
    03 avril 2020

    Début avril le serpent se mord la queue. On veut aider, on aide. Mais le stock de fils PLA qui sert aux impressions n'a de cesse de diminuer. Et la question qui se posa rapidement fut la suivante : "Comment se fournir en PLA alors que tous les commerces non essentiels à la vie courante sont fermés ?"
    Car si on ne peut pas fournir les soignants en visière, ils risquent d'attraper ce fichu virus. Et si ce fichu virus les contamine, l'épidémie et ses courbes vont devenir encore plus folles...
    Il fallut donc trouver une solution. Et elle fut trouver rapidement. Son nom ? L'entraide. En contact avec le fab lab amiénois La Machinerie depuis quelques jours, nous décidâmes de leur demander du fil.

    Deux mois auparavant, nous n'aurions jamais fait la demande.
    Deux mois auparavant, nous aurions couru dans le premier magasin ouvert.
    Deux mois auparavant, nous n'aurions même pas eu cette idée.

     

    Nous avons eu cette idée. Et ils nous ont répondu tout de suite par l'affirmative. Le lendemain, on alla donc charger une dizaine de rouleaux de PLA. Sans effusion de joie et sans faux-semblant, on a chargé la voiture. On a sans doute pensé la même chose . A savoir qu'on aurait jamais dû se rencontrer et qu'il se passait quelque chose de très étrange. Le nom de cette chose étrange ?
    Elle est marquée sur tous les frontons des mairies et sur les courriers à en-tête du lycée : Liberté - Égalité - Fraternité.
    En mutualisant les connaissances et en s'offrant de la matière première, on venait de toucher du doigt la fraternité. Ce rouleau de PLA, c'était la Fraternité.

    Ces photographies sont le témoignage de cette aventure professionnelle et surtout humaine à travers un confinement strict. Une photo sera mise en avant quotidiennement sur une période de 15 jours.

    Exposition de Photographies et de Textes
    A. Picard & L. Teyssedou
    01/09/2020 au 30/09/2020
    Artothèque - Bibliothèque Louis Aragon  Amiens

  6. Les conditions sanitaires sont strictement respectées lors des journées de nos travail. Chaque volontaire porte un masque et désinfecte ses outils avant et après leur utilisation. La France atteint à ce moment là le pic de l’épidémie.

     

    Survivre
    17 avril 2020

    On était un peu las ce 17 avril 2020. Les courbes italiennes ne baissaient pas. Voire elles remontaient. L'Espagne peinait à aplanir les siennes et en France les nouvelles n'étaient guère meilleures.
    On assurait notre service à l'aide de l'informatique. Mais on se retrouvait à faire des masques et des blouses en présentiel. De trois enseignants, nous étions désormais une vingtaine. C.P.E., personnels de direction, agents d'entretien et enseignants.
    Un planning a dû être créé rapidement car pour respecter les règles de distanciation sociale, nous ne pouvions pas être plus de trois ou quatre dans les salles. Toute la journée, nous étions masqués et nous faisions des masques ou des blouses pour les hôpitaux. Des heures et des heures à répéter le même geste. Pour quelqu'un qui n'a jamais été à l'usine, c'est quelque chose. On a avait du même coup touché la fraternité avec les rouleaux de fils de PLA, les masques nous rappelaient bien notre égalité devant la contamination de la COVID 19 et on avait décidé d'utiliser notre liberté pour faire des masques. Ou non. Privés de liberté de se déplacer et privés des élèves (au lycée), on avait décidé de se rendre utile comme on le pouvait.

    Et il reste cette photographie. On voit une collègue travailler seule. Cette photographie résume tout. C'est ce qu'on appelle sûrement une bonne photo. 

     

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    Exposition de Photographies et de Textes
    A. Picard & L. Teyssedou
    01/09/2020 au 30/09/2020
    Artothèque - Bibliothèque Louis Aragon Amiens

  7. Elle bénévole
    17 avril 2020

    L’équipe apporte le plus grand soin aux masques destinés au personnel des hôpitaux. Tous ont été réalisés manuellement à l’aide de machines à coudre professionnelles. Et au final peu de monde sait coudre sur ces machines. Des métiers invisibles se révèlent au grand jour. Qui est le plus utile ? Les gens silencieux.

    Quant aux masques, on peut modifier les paroles de ce cher Daniel Darc et sa chanson de Taxi Girl.

    Juste un masque perdu.
    Qui marche dans les rues
    Son visage n’attend plus
    Rien qu’un masque perdu
    Juste une masque perdu
    Qui marche dans les rues
    Son visage n’attend plus
    Rien qu’un masque perdu...

     

     

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    Exposition de Photographies et de Textes A. Picard & L. Teyssedou
    01/09/2020 au 30/09/2020
    Artothèque - Bibliothèque Louis Aragon Amiens

  8. Le personnel du C.H.U. d’Amiens a un besoin vital de tabliers pour protéger ses soignants. Ils seront réalisés à partir de sacs-poubelles que les services techniques du C.H.U. a déposé au lycée. Des sacs-poubelles...

     

    Mise en sac
    05 mai 2020
    "Le sac poubelle du cabinet accueille des déchets, tandis que ses semblables serviront à protéger des collègues hospitaliers. Finalement, la destinée pourrait aussi être un sujet pour les objets inanimés." écrit ma compagne qui est médecin généraliste et qui gère la crise comme elle peut.". Et nous, on découpe des sacs-poubelles.

    Les besoins du C.H.U. sont immenses. On fait une course de fonds. On n'arrivera jamais à atteindre l'objectif (immense) fixé par la demande. Mais toute la journée, on découpe des sacs-poubelles. Les patrons ont été validés par la direction technique du C.H.U. et les collègues qui enseignent la couture nous ont briefé. Et cela fatigue de découper toute la journée. 

    Toute la journée, on répète le même geste et on entasse les sacs-poubelles. On parle peu et on essaye de prendre un peu de recul. L'épidémie frappe et nous on se retrouve à découper des sacs-poubelles. II y a trois mois, la situation aurait eu des airs de mauvais films. Là, le scénario du film est tout autre. Une happy end se profile avec la chute des courbes et un déconfinement possible. Avec des embrassades (éloignées) entre soignants et enseignants... 

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    Exposition de Photographies et de Textes
    A. Picard & L. Teyssedou 01/09/2020 au 30/09/2020
    Artothèque - Bibliothèque Louis Aragon Amiens

  9. Faire des gestes et les répéter à l'infini

    Découper
    05 mai 2020

    Désinfecter ses ciseaux et son plan de travail.
    Dérouler le sac poubelle. 
    Découper intégralement une bordure latérale.
    Déplier le sac complètement.
    Faire des entailles pour que le soignant puisse passer sa tête et ses bras. 
    Découper deux bandes pour que ce tablier à usage unique puisse se nouer autour de la taille.
    Répéter ce geste toute la journée.
    Désinfecter son plan de travail et ses ciseaux.

    L. Teyssedou - Enseignant

     

    Désinfecter les surfaces, le clavier, le téléphone, le matériel.
    Ecouter, observer, poser des questions, examiner, essayer de rassurer tout en alertant sur les signes à surveiller.
    Désinfecter le matériel, le téléphone, le clavier, les surfaces.

    A. Picard - médecin

     

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    A. Picard & L. Teyssedou 01/09/2020 au 30/09/2020
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  10. 1,2,3...

     

    Elle compte
    24 avril 2020
    Elle compte, tous les jours, elle compte.
    Elle note au tableau le nombre de tabliers de la journée.
    Elle compte comme tous les autres jours
    Ils espèrent qu’elle s’arrêtera de compter bientôt.

    L. Teyssedou


    Elle guette, tous les jours, elle guette.
    Elle note dans le dossier les symptômes évocateurs et les signes de gravité. 
    Elle guette comme tous les autres jours.
    Elle espère voir clair et elle guette les bonnes nouvelles.

    A. Picard

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    Exposition de Photographies et de Textes
    A. Picard & L. Teyssedou
    01/09/2020 au 30/09/2020
    Artothèque - Bibliothèque Louis Aragon Amiens

  11.  

     

    Rassemblement
    17 mars 2020 - 11 mai 2020
    La Cité est un ilot de 42 hectares coupée de la ville par son enceinte. Les portes sont fermées au public. Ces dernières s’ouvrent uniquement à 09H00 et à 14H00 pour laisser entrer le personnel volontaire.

    L. Teyssedou

     

    La ville gigantesque semble vidée, alors que seuls ceux exerçant une profession reconnue comme indispensable peuvent la traverser sans restriction.

    A. Picard



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    Exposition de Photographies et de Textes
    A. Picard & L. Teyssedou
    01/09/2020 au 30/09/2020
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