Mardi 30 juin, je dépose à l'Elysée 100.000 signatures de soutien aux emplois vie scolaire

 30 juin – 30.000 emplois vie scolaire seront licenciés – prolongez leurs contrats, M. le Président. Depuis plusieurs années maintenant, des personnels sous contrats aidés type CAE ou CAV interviennent dans les écoles pour effectuer des tâches aussi variées que l'aide administrative aux directrices et directeurs d'école ou l'accompagnement des élèves en situation de handicap. Ils sont à l'heure actuelle 42.500. Les contrats des deux tiers de ces salariés, soit près de 30.000 personnes, arrivent à leur terme en ce 30 juin 2009.

 

30 juin – 30.000 emplois vie scolaire seront licenciés – prolongez leurs contrats, M. le Président. Depuis plusieurs années maintenant, des personnels sous contrats aidés type CAE ou CAV interviennent dans les écoles pour effectuer des tâches aussi variées que l'aide administrative aux directrices et directeurs d'école ou l'accompagnement des élèves en situation de handicap. Ils sont à l'heure actuelle 42.500. Les contrats des deux tiers de ces salariés, soit près de 30.000 personnes, arrivent à leur terme en ce 30 juin 2009.

Les statuts de ces employés de vie scolaire sont précaires pourtant, les tâches qui leur sont confiées correspondent à des missions pérennes qui nécessitent des personnels stables bénéficiant d'un véritable métier,d'une véritable formation etd'une rémunération décente.

Vous avez fait de l'emploi une de vos priorités et pourtant votre gouvernement laisse aujourd'hui une majorité de ces salariés sans perspective d’emploi durable parce qu'ils n'ont pas bénéficié des formations nécessaires à leur insertion professionnelle.Les conditions de leur départ sont marquées d'un mépris dont on croyait qu'il n'avait plus cours. Il n'est pas possible de passer par pertes et profits un investissement de 3 ans pour l'Ecole, pour les élèves, pour la communauté éducative.

 

Nous ne pouvons accepter que la seule solution soit pour eux de se retrouver au chômage alors que ni le ministère du travail, ni le ministère de l'éducation nationale,n'ontrempli les obligations qui sont les leurs en terme de gestion, de formation et de suivi des personnels recrutés sous contrats aidés.

Nous vous demandons solennellement de considérer ces situations qui n'ont que trop duré et d'intervenirpour permettre à ces salariés de bénéficier d’une prolongation de contrat afin que des mesures soient prises pour mettre en oeuvre les formations donnant accès à un véritable parcours d'insertion professionnelle.

 

Nous avons à plusieurs reprisessollicitéune entrevue auprès des ministères concernés ainsi que du Premier Ministre afin de les entretenir plus en détail de la situation de ces personnels et de leurremettre unepétition intersyndicale qui en l'espace de quelques semaines a recueilli 100 000 signatures. Le renvoi de cette demande de service en service marque le dédain avec lequel sont traités des milliers de salariés de ce pays.

 

Lessalariés que sont les EVS méritent mieux que le manque de reconnaissance manifeste qui leur est renvoyé publiquement.

 

Dans le cadre de lajournée, « 30 juin – 30000 EVS licenciés - Prolongez leurs contrats M. le Président » une délégation se rendramardi 30 juin à 11 heures à l'entrée du Palais de l'Elysée pour y déposer les pétitions dans l'espoir que nouveau rendez vous ne sera pas un dernier rendez vous manqué.

Communiqué de presse du 29 Juin 2009 des 4 organisations syndicales , Snuipp, Se Unsa, Sgen Sfdt, Cgt et l'Uncevs

 

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C'est donc demain un grand jour, dans tous les sens du terme. Je prends mon train à 7h00 pour Paris via l'entrée de l'Elysée avec mes pétitions sous les bras. Vous voulez savoir combien de signatures? 100.000 signataires apparaissent et valident ainsi nos revendications.

C'est un excellent chiffre, plus que nous espérions. Et bien demain dépot de ces 100.000 signatures devant l'Elysée, avec une mise en scène imaginée par nos soins. Comme sur une scène de théatre, mais naturelle et grandeur nature. Je ne sais comment je vais vivre cela, puisque nous ne savons pas si les portes souvriront devant nous. Il n'y a plus qu'à espérer, tel Ali Baba et les 40 voleurs, en prononçant la phrase magique :

" Elysée ouvre toi " En tout cas , toute la presse est prévenue, sera-t-elle la? Je ne le sais pas aujourd'hui .

 

Puisque ni les emails, ni les appels téléphoniques n'ont aboutis, se retrouver devant un lieu ou règne la présidence, c'est le vide et le néant qui va probablement me faire le plus mal. Le fait de me dire qu'ils savent tous, qu'ils ne font rien et n'ont rien fait, me confirmera que la politique pratiquée en France depuis de nombreux mois est très malade, à voire incurable. La perversation mise en œuvre est révélée aujourd'hui, et un jour il faudra que je vous raconte comment ils ont manœuvrés pour arriver à ce résultat honteux et indigne de la France.

Je canalise mon énergie dans le peu d'espoir qu'il me reste quant à ma prolongation/renouvellement. Je souhaite aller jusqu'au bout de ma démarche de lutte contre la précarité. Ce sera à partir du 2 juillet , mon projet professionnel (celui que je n'ai pas exprimé au Pole Emploi vendredi matin...), mon objectif. Ce que j'ai déployé comme moyens n'est rien à côté de ce qui m'attend.

J'ai postuler à un poste d'AVSi, réponse en fin de semaine, pour poursuivre mon travail commencé cette année avec l'enseignante, Anne Louise N et le petit Maxime. Il part en CLis, et j'ai fait vœux de suivre son chemin . Une autre petite fille autiste de 3 ans intègre la maternelle où je travaille (jusqu'a demain), j'aimerai l'accompagner comme il se doit. J'ai aussi postulé, parce qu'il me faut rester un pied dans l'Education nationale.

Ce n'est pas sure que je sois retenue, avec le combat que je mène, l'IA me connait fort bien. On verra...

 

Aujourd'hui est une journée particulièrement pénible, il a fallu attendre ce jour pour certaines presses, pour me contacter, et faire dans l'urgence (appel de témoignages, parents d'enfants handicapés...) ce que nous aurions pu faire tranquillement bien avant la fin des contrats.

France 3 a diffuser hier soir aux 23 heures un reportage que Yves Briand (référent de l'union bretagne) qui pu être organiser grâce à ses contacts.

France Inter, aujourd'hui, a interwievé la maman du petit Maxime dont je m'occupe, passage de l'interview demain matin entre 6 heures et 9 heures, quelqu'un peut écouter? Je serais dans le train! Puis Canal + / i Télé pour un reportage aussi. Tout ceci est formidable si proche de la fin. Vaut mieux tard que jamais. Ça servira j'en suis sure. En tout les cas, je remercie la presse d'oser s'intéresser au sujet si brulant et plus que polémique dans cette dernière ligne droite.

S'il pouvait être là demain à l'Elysée, on compte sur eux.

Ah! je viens de raccrocher avec l'Humanité, qui me confirme sa présence. Ils avaient déja fait un article sur les EVS le mois dernier. Super sympa le journaliste.

Peut être que demain, il aura-t-il un dénouement heureux comme me le dit Monsieur Gilbert Montagné, (en charge du handicap au groupe UMP) qui m'émail ses encouragements.

Je suis encore confiante, et je ne sais pourquoi.

Demain est un autre jour

Muriel

 

 

 

 

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